J'avais prévu de refaire mes finances avant d'entamer la seconde moitié de mon budget, comme le prochaine stop de mon bus était Bundaberg...
J'ai pourtant tout essayer, appeler plusieurs personnes dans d'autres villes situées près de Bundaberg mais toutes mon répondu que le seul moyen de se loger pour travailler chez eux était à Bundaberg. Donc retour à Bundaberg, j'ai appelé tous les backpackers sauf ceux que j'avais déjà essayer bien sur, mais tous étaient plein jusqu'à la semaine prochaine. J'appelle dons le Cellblock (le backpacker où j'avais séjourné) je tombe sur ce c"n"rd de réceptionniste qui me dit qu'ils ont un lit de libre mais que je ne peux pas réservé, alors je fait le trajet mais je ne suis pas sure d'avoir un endroit pour dormir, très pratique. Les connaissant je suis sure qu'ils avaient de nombreux lits de libre. Bref je décide d'y aller quand même.
Le lendemain je retrouve le bus d'Oz Experience et la même chauffeur qu'au début du voyage : Liz.
Arrivés à Bundaberg - ça fait bizarre de se retrouver là - je lui explique la situation, et lui demande si elle peut faire quelque chose car la plupart des backpackers gardent des lits pour OZ Experience. Elle appellera le Cellblock qui lui diront qu'ils sont complets (le réceptionniste l'a bien énervé aussi).
Bref elle me propose de rester dans le bus jusqu'au prochain arrêt : Town of 1770/Agnès Water, que là je trouverais du travail.
Je profite des dernières minutes d'arrêt à Bundaberg pour courir au Cellblock pour voir la fameuse liste de travail : j'ai bien fait de ne pas rester car la liste d'attente comporte une trentaine de personnes ! (la liste est affichée près de la réception tous les soirs et annonce qui travaille et qui sont en liste d'attente, cette liste est complètement imprévisible car déterminée par un mafieux : Tony qui juge par les faveurs ou le look des gens qui va travailler ou pas)
Ca m'a fait tout bizarre de faire un pèlerinage dans le backpacker et dans la ville.
Je me retrouve donc à 1770, la date et le lieu où le capitaine Cook a posé le pied dans le Queensland. Cet endroit a la particularité d'être la frontière entre l'océan pacifique avec de grosses vagues pour surfer : le côté Agnès Water, et les plages protégées par la barrière de corail avec de toutes petites vagues et une eau turquoise : le côté Town of 1770.
Le backpacker est loin de tout, situé sur plusieurs hectares, le Southern Cross est très reposant. les chambres sont situés dans des sortes de bungalows, un petit lacs couvert de nénuphars, une piscine, tout ce qui faut pour se détendre.
Mais je suis bien perturbée par ce qui c'est passé aujourd'hui. De plus ça me fait vraiment bizarre de me retrouver toute seule après avoir vécu plusieurs jours entourée de copains copines qui en plus parlaient français. Aurore me manque ! Elle est repartie vers Brisbane pour chercher un courrier et en profiter pour trouver du fruitpicking dans le coin.
Dans la soirée, Liz vient me chercher, elle a parler avec le manager de l'hotel et il me propose une place à la réception. Le fait est que plusieurs Woofers travaillent pour lui - les woofers sont des gens qui travaillent en échange d'un hébergement et de nourriture, le woofing comme le fruitpicking permet d'obtenir un second work and holiday visa - je ferais donc le même travaille que deux autres filles, nourrie, logée et payée, ça me semble trop beau pour être vrai. De plus il me semble que ce travail n'est pas fait pour moi.
Et j'ai raison, au téléphone je comprend ce qu'on me dit mais les gens ne me comprennent pas (il parait).
Je passe donc une journée assez frustrante et déprimante, le lendemain matin je emménage dans la maison des woofers où je fais la connaissance des autre filles bien sympa, je partage la chambre avec Julia une allemande qui est bien contente de ne plus être la seule non british du groupe. En allumant la tv je suis tombée sur le 20h de tf1, ça fait bizarre ! Un chat, shadow, vit dans la maison. Aujourd'hui je suis censée travaillée de 12h-14h et de 18h-20h le genre de planning qui m'empêche de faire toute activité, super. Les deux premières heures se passent pas trop mal, même si je ne comprend pas qu'on me laisse toute seule alors que je ne connais encore rien, les gens viennent me poser les questions mais je suis aussi ignorante qu'eux !
14h je cours pour attraper la navette qui me permet d'aller enfin voir la ville et sortir de ce trou.
la ville n'est en fait qu'un petit supermarché, un boucher, une boulangerie et une boutique de surf, déprimant. Je vais m'allonger sur la plage à 15 min de là pour essayer de trouver un sens à tout çà et retourne pour les deux dernières heures de la journée avec un entrain formidable.
-> photos !
En arrivant à l'accueil le manager m'explique qu'il ne veut pas me garder car soit disant les gens ne me comprennent pas, je crois surtout qu'il a réfléchi que c'était stupide de payer quelqu'un pour un travail que quelqu'un de non-payé peut faire, bref je suis virée. Bien sur je suis libérée, mais je ne peut pas m'empêcher de pleurer : les nerfs, je veux tellement partir d'ici !!! pas de chance le bus du lendemain est complet, et pas de bus le jour d'après ! trois jours de galère dans ce trou à déprimer et avoir toujours à croiser ce sale type.
Le lendemain j'ai fait le tour guidé de 1770/Agnès Water histoire de voir un peu mieux le coin. Je me retrouve toute seule avec le guide, personne ne vient ici c'est vraiment un trou perdu !
-> photos !
Mon guide est bien sympathique et ça me fait vraiment du bien de changer d'air.
Le jour d'après je suis allée à la plage avec Julia, j'aurais voulu retourner du côté de la plage calme et turquoise de 1770 mais aucun bus ne dessert ce coin et autrement c'est 6 km à pied. Si j'avais été seule je l'aurait fait car je voulais voir mon premier coucher de soleil sur la mer mais Julia n'était pas très chaude.
-> photos !
Pour la dernière journée je suis allée dans un autre backpacker car je n'en pouvait plus, j'allais péter les plombs, tant pis si je dois payer 22$ pour ma santé psychologique. Et j'ai bien fait car j'ai pu me reposer et regarder des films tranquilles sur mon ordinateur en mangeant des trucs qui faut pas et en pleurant pour des trucs débiles.
Résultat : j'ai perdu 5 jours à déprimer, j'ai perdu de la confiance en moi, ça m'a fait douter. Une sale expérience.

1 commentaire:
pov did dans le trou du c"" du coin. Bibous. c'est cool d'avoir des news. Continue. Stef
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