27/10/08 Malade

Grand changement, je ne suis plus seule dans la chambre !

Adriana, une mexicaine de 26 ans a emménagé Vendredi. Elle est bien sympa, travaille dans un restaurant le soir à partir de 14-15h jusqu'à environ minuit. Ce qui nous permet d'avoir la chambre chacune notre tour dans la journée. Quand j'arrive elle a passé la matinée tranquille, on reste ensemble pendant quelques heures à papoter et après c'est mon tour d'être tranquille pour me reposer car elle part travailler. Ca fait du bien d'avoir quelqu'un de chaleureux, une latino !
Vendredi après midi j'étais vraiment crevée, il fallait que j'aille à la banque pour déposer mon loyer (760$) et mon salaire durement gagné de la semaine (300$). J'ai décidé de me forcer à aller faire un tour à Darling Harbour, le soleil et le grand air me feront peut-être du bien. Je n'ai même pas eu la force d'aller jusqu'aux quais, je me suis allongée sur la pelouse du jardin à l'arrière (tout comme de nombreuses personnes) histoire de bronzer un peu... mais je n'avais qu'une envie : dormir. J'ai fini par trouver la force de me relever et de rentrer en me traînant avec un méga mal à la tête jusque dans ma chambre. je me suis mise en pyjama et au lit. Il était 16h... Je me suis réveillée le lendemain vers 9h30... soit 16h de sommeil !! j'en avais vraiment besoin toute cette fatigue accumulée depuis le début de l'aventure. Et malgré cela j'étais toujours crevée et le soir j'ai dormi normalement, mais mon nez a commencé à couler.

Le Dimanche, ils ont annoncé du beau temps enfin, je prévois donc de m'éloigner de la ville et de voir un peu de verdure à Watsons Bay. De plus un bon gros rhume s'est bien déclaré et l'air marin me fera du bien.
Le beau temps n'était pas au beau fixe et j'ai d'ailleurs bien fait d'emmener ma laine polaire.

wastons bay
perroquets

Toutes les photos sont là !

ou là



On dit qu'en une journée à Sydney on peut voir les quatre saisons, et bien je suis d'accord : le matin on meurt de chaud et 3h plus tard il fait super froid, toujours prévoir une -grande- petite laine sur soi même s'il annonce 30°.

Deuxième réalité sur l'Australie : les mouches.

Dans le livre "Nos voisins du dessous", Bill Bryson, les décrit parfaitement : elles sont petites, rapides et abominablement têtues.
Leur but : entrer à l'intérieur de vous (bouche, nez, yeux, oreilles) elles n'ont pratiquement rien à faire de votre sandwich, gâteau ou autres : elles vous veulent vous !
Depuis que la température a grimpé ici, elles apparaissent peu à peu et dès que vous allez près d'une côte elles apparaissent et vous passez votre temps à vous donner des coups !

un exemple à North Sydney : les points noirs sont des mouches...
mouches

Mis à part ce gros rhume qui m'empêche de respirer, je vais beaucoup mieux paradoxalement ?
Ma tête a arrêtée de tourner et je peux enfin prévoir de faire des choses l'après-midi, mon cerveau fonctionne un peu mieux.
Lundi : j'ai modifié mon cv et je l'ai envoyé à une vingtaines d'offres d'emplois intéressantes comme : graphic designer, serveuse et vendeuse dans un magasin. J'ai déjà cet emploi au café mais si je suis à Sydney c'est pour gagner de l'argent pour pouvoir me payer mon périple en début d'année prochaine autour de l'Australie - des vraies vacances cette fois - et rentrer pourquoi pas avec quelques sous en France, j'ai donc absolument besoin d'un autre emploi - ou d'un emploi à temps plein mieux payé - pour pouvoir mettre de l'argent de côté car pour l'instant ce que je gagne ne couvre que mon loyer, le transport et la nourriture après tout ça il ne me reste que 40$/mois (20euros) - dans le meilleur des cas - pour les loisirs.

Aujourd'hui, mardi, quelqu'un m'a rappelé : ils étaient intéressés par mon cv mais malheureusement il s'avère qu'ils ne prennent que les résidents et pas de working holiday visa, dommage, mais ça fait du bien d'avoir un peu d'intérêt.

En sortant du boulot aujourd'hui, j'ai décidé de descendre la baie de North Sydney que je ne connais pas encore, je me suis donc baladée dans ce petit quartier calme avec vue sur la city de l'autre côté de l'eau : Lavender Bay.

Toutes les photos sont là !

ou là :


Mais en rentrant je commençais à être vraiment fatiguée, je dois y aller doucement, mon corps reprend le pouvoir !

27/10/08 gelée

Bref la semaine est passée lentement, une journée au centre ville, une autre à North Sydney. Mais toujours entre 5 et 6 heures de travail par jour. Physiquement j'étais au 36e dessous, même si le moral est revenu après que j'ai eu une discussion avec Shah pour mettre les choses au clair, je ne suis qu'une loque vivante.
En arrivant à l'appartement, là seule chose dont je me sens capable de faire c'est de me mettre dans mon lit (toujours gelée), commencer à regarder un film sur mon ordi et m'endormir lamentablement quelques minutes après.
J'ai beau dormir je n'arrive pas à me sentir reposée. J'ai fini par acheter une laine polaire et une bouillotte !!

ma louloute :
bouillotte


oui, oui, dans l'appartement avec la clim il ne fait pas bien chaud et le temps à l'extérieur n'est franchement pas terrible : pluie, vent. Je m'en sers tous les soirs... ce n'est pas le genre de choses que je prévoyais d'acheter en australie !!

Anyway, voici les photos du café de North Sydney :

26/10/08 ...qui finit mal

Je reviens fatiguée mais j'ai vu tellement de belles choses aujourd'hui. En rentrant, Shah est dans la cuisine, c'est à peine s'il me dit bonjour, l'ancienne colocataire Sahar est au téléphone, elle me fait un petit coucou, sur la table du salon, plusieurs plats remplis de mets divers : une soirée se prépare.
Je vais me changer et file à la piscine pour me détendre, ensuite j'irais me coucher car demain je dois me réveiller vers 5h30... Je reste une petite demi-heure dans le jacuzzi, dans la piscine une bande de 5 garçons font du bazaar, ce n'est pas très tranquille. Sous la douche dans le foyer, des chinoises restent à brailler pendant un long moment près de ma cabine, je n'arrive encore pas à me détendre. De retour dans l'appartement, comme prévu, Shah, Yuriko et Sahar sont en train de manger, je me dis que peut-être il y aurait une place pour moi vu que je les avait aidé à faire la fameuse soupe la veille.
Mais non, en passant, c'est à peine s'ils me lancent un regard, j'en déduit que je ne suis pas la bienvenue..
Je reste un moment dans ma chambre, assez dépitée, à me demander quoi faire, je ne sais jamais comment réagir !! ça m'énerve !!

Je file dans la cuisine au bout d'un moment, encore une fois aucune attention.
J'avais ramené des trucs pour goûter vendredi du café - car on a le droit de prendre ce que l'on veut gratuitement - je les met à chauffer + un reste de riz blanc.
Je suis au bord des larmes : un peu à bout de nerfs par leur attitude soudainement distante, la fatigue et le stress pour le boulot pourri et mal payé qui m'attend le lendemain. Je me sens intruse dans leur soirée et ça me ramène à ma solitude.
Sahar s'en va, elle me fait coucou encore une fois en passant et en parlant aux autres.
Shah vient déposer des plats vides dans la cuisine et me demande enfin si je veux goûter à leur soupe, il me demande comment je vais, je lui réponds juste que je suis fatiguée, je n'ai pas envie de faire de crise pendant leur soirée, après tout comme il dit : ici, chacun fait sa vie.
Entre temps un autre ami à eux est arrivé, j'avais déjà fait sa connaissance au dîner d'anniversaire de Yuriko il y a quelques semaines, c'est un chinois, il s'appelle Rocky et a une voix abominable très haut perché.
Je m'installe pour manger avec eux, la soupe n'est pas très bonne à mon goût et la viande est pleine de gras, je goûte les trucs que j'ai ramené, le premier à un goût de périmé, le second est une tourte à la viande et à l'air dégoutant aussi, je les jette tous les deux, il ne reste plus que mon riz blanc. Entre temps, ils sont tous partis dans la chambre de Shah pour regarder son ordinateur, je suis donc toute seule à manger mon riz qui ne passe pas. Je finis par tout jeter et vais me mettre dans ma chambre avec le cœur serré.
Je vais passer un long moment à craquer dans mon lit, à essayer de dormir, avec eux en bruit de fond, en train de parler dans le salon et Rocky et sa voix insupportable, j'ai du m'endormir vers 2h30...
Quelques heures plus tard, mon réveil sonne je me lève, les yeux tous bouffis par mes larmes d'hier, je m'habille et file prendre le bus.

Surprise, le bus que je dois prendre ne passe qu'à partir de 7h30, je cours donc au métro et arrive heureusement à l'heure au travail.
L'équipe est sympa, le rythme est tranquille. Sachin arrive vers 9h et me dit qu'il faut que je sois au café du centre ville dans 20 minutes car ils ont plus besoin de moi là-bas. Je retrouve Claudia et le reste de la folle équipe. Tout le monde est un peu sur les nerfs et franchement je me demande ce que je fais là. Je me sens vraiment comme une vieille incapable...

26/10/08 Une belle journée...

Le lendemain, je me réveille tard forcément, je prends mon petit-déjeuner sur le balcon, il fait encore très beau.
Je décide d'aller me balader au Botanic Garden.

L'endroit est toujours aussi magnifique et les gens ont tous l'air heureux et sympathiques, des mariages un peu partout, enfin je retrouve mon Sydney.


speaker, première mise en ligne par didos1979.

comme à Londres, le Hyde Park de Sydney a un lieu où tout le monde peut venir s'exprimer librement sur n'importe quel sujet. Ce jour là plusieurs gentlemen déclamait leur discours en débattant avec les passants.




arbre dangereux, première mise en ligne par didos1979.

les branches de cet arbre peuvent tomber d'un moment à l'autre sans prévenir, il y a donc une barrière tout autour pour protéger les passants




sang dragon, première mise en ligne par didos1979.

sang dragon

le poids de cet arbre, commun sur l'île de sokotra, est trop lourd pour son propre tronc, il est tombé sans se casser



Je savoure cette douce après midi de printemps même si le temps se gâte un peu. Je reste un moment allongée dans l'herbe à Farm Cove face à l'opéra, un monsieur - australien pure souche - vient me parler un moment, j'ai pas tout compris ;) mais je sais qu'il voulait dire que c'était très beau ici.

Je décide de faire l'autre côté de Farm cove pour la première fois (le côté de l'opéra), je vais ainsi rejoindre l'opéra et le voir de près. Un festival de musique avait lieu dans le jardin de la maison du gouverneur situé derrière l'opéra. Je me balade au mileu de l'Opéra, de près, les toits ont l'air d'être recouverts de faïence.

pointes

mosaïque

Dans le restaurant, on préparait un repas de mariage, sûrement des gens très riches pour pouvoir louer cet endroit.
mariage

seul au monde

Le soleil est revenu et quelle coïncidence le Rhapsody of the Seas, un bateau construit à St Nazaire - d'où je viens - est amarré dans Circular Quay !
hey ?!

Je profite de la lumière pour faire quelques photos :
beautiful
cordes
rhapsody of the seas
Il est en cours de croisière sur les côtes australiennes, la prochaine étape est la barrière de corail, je crois.

Toutes les photos sont là !

ou là :

25/10/08 Voodoo Café

Eh bien, le fameux rendez-vous s'est transformé en une journée d'essai. Le travail consiste à toaster des tranches de pain et les beurrer, ou faire des sandwiches. Comme ça çà à l'air facile mais il y a beaucoup de sortes de pain, différentes façon de les faire griller et un grand choix de choses à tartiner dessus. De plus, le plus souvent c'est dans le rush, la personne à la caisse nous donne un sac en papier avec dessus la demande du client notée en code et il faut enchainer très rapidement sans faire brûler, tomber ou simplement mettre de la vegemite à la place du beurre de cacahuète, sans compter les difficiles qui veulent un tout petit peu de beurre, une tranche de ci ou tranche de ça, mais surtout pas de cela, etc.
Ce café s'appelle le Voodoo café, il est situé dans des buildings de bureaux remplis d'hommes d'affaires affamés, il y en a un dans le centre-ville et un autre de l'autre côté du pont dans North Sydney.
Mon enretien a donc eu lieu dans north sydney, j'ai rencontré le patron : Sachin un indien plus jeune que moi qui se la pète genre "petit chef qui fait sa loi et qui te prend pour une merde". Après m'avoir fait attendre une bonne demi-heure, il revient et me demande de le suivre, nous filons lui et Arthur, le gérant du café de North Sydney, dans le parking. Ils nous emmènent dans sa grosse bagnole au café du Centre ville. Je fait la connaissance de l'équipe de ce café, ils sont tous complètement allumés.



Je vais assisté Claudia, une jeune brésilienne.
La journée passera très vite, sans que je fasse de grosse bétises, je travaille vite mais je me sens plutôt inconfortable car j'ai beaucoup de mal à trouver ma place et je passe beaucoup de temps à attendre que l'on me donne du travail. Je commence à faire quelque chose enfin et on me pousse pour prendre la suite, je reste donc comme une bobbia derrière à gêner le passage car l'endroit est très petit. A la fin on me donne une liste de codes à apprendre, T ou TU pour turkish bread, c'est quoi du pain turque ?? beaucoup de choses que je ne connais pas mais bon que je réussirais à apprendre assez rapidement.
Après avoir attendu un long moment comme une potiche en gênant tout l'équipe qui nettoyait les lieux sans qu'ils me laissent les aider, j'ai enfin un entretien avec le gérant du café de la city : je serais payé 12$/heure pour environ 20h par semaine, soit des cacahuètes, mais bon un boulot est un boulot et j'ai vraiment besoin d'argent.
Le gérant me propose ensuite d'aller boire un verre avec une partie de l'équipe au pub en face, sur la terrasse du dernier étage.
Je passe un bon moment, discute avec pas mal de personnes différentes, ça fait du bien de socialiser après ces jours de solitude. Sachin arrive avec sa poulette, indienne, elle-aussi, il lui dit que je suis la fille qui a marqué qu'elle aimait bollywood sur son cv, Sachin ne m'a pas cru, et elle apparemment n'y croit pas non plus, elle me regarde de haut et je suis obligée de lui prouver une part de ma culture indienne pour qu'enfin elle me croit, tout comme j'avais fait le matin avec Sachin : la confiance règne.
Je rentre à pied à l'appart, je dois retourner lundi au travail à 7h dans le café de North Sydney.

Le samedi soir, j'ai un dîner de prévu chez une correspondante de ma cousine qui habite à Sydney, Lucy.
Elle a gentiment insisté pour que son copain vienne me chercher en voiture, alors qu'elle n'habite qu'à quelques stations de bus.
Elle habite avec son père dans une grande maison de Surry Hills, anciennement une usine, pleine de tableaux et de sculptures. Elle et son copain habitent dans une "aile" de la maison dans le jardin près de la piscine. Elle a la vingtaine et étudie pour devenir réalisateur de films. Elle a cuisiné un plat grec, des légumes farcis. Lucy parle très bien français elle a passé quelques mois en France à Paris, nous discutons donc moitié français moitié anglais, c'est assez étrange. Elle m'affirme qu'elle connaît le patron d'un restaurant dans lequel travaillent pas mal de français et qu'elle peut très probablement m'y faire embaucher. Elle y va justement le lendemain et me tiens au courant.
Nous passons une bonne soirée, son copain est un gars qui prend beaucoup soin de lui, bronzé, musclé, petit t-shirt col en v décolleté, il m'a fait rire lorsqu'il a voulu récupérer une canette qui était dans la poubelle car il ne pouvait pas mettre les mains dans les détritus "oh ! c'est dégoûtant !!!! Oh non je peux pas !!", son frère, plus bourru, a du le faire!
Au moment de partir j'ai du vraiment insisté pour rentrer en bus car ils voulaient absolument que je rentre en taxi. Je venais d'acheter une petite carte de bus et les taxis ici sont chers, je ne voulais donc pas dépenser mon argent ainsi. Enfin, ils m'ont quand même accompagnés à l'arrêt de bus de l'autre côté de la rue.

En rentrant, j'ai fait exprès de descendre à l'arrêt suivant le mien car j'avais envie de marcher un peu. Mes pas se sont dirigés vers Darling Harbour. Il faisait bon ce soir là et c'est comme si tout Sydney était dehors, les bars étaient remplis, de longues files d'attente devant les boîtes de nuit, j'ai vraiment regretté de n'avoir personne que je pourrais appeler pour sortir ce soir là. Je me suis pris une glace et assise sur le quai (nous n'avions pas pris de dessert). Sur George Street je me suis même demandée s'il n'y avait pas une fête car la rue étaient couverte d'une foule excitée en tenue de soirée, mais non c'était juste un chaud samedi soir.



En rentrant à l'appartement, Shah et sa copine Yuriko sont dans la cuisine et prépare à manger. Ils ont une tradition : tous les samedis ils achètent les produits en promotion avant le dimanche et se font une soupe très copieuse qui mijote jusqu'au lendemain. Je me joins à eux et reste un moment à papoter. Nous décidons de regarder ensemble un film indien, et nous couchons vers 4h du matin...

16/10/08 Grosse fatigue...

Beaucoup de mal pour me lever... J'ai beau me réveiller vers 13h je me sens toujours fatiguée et un peu démoralisée.
L'appartement est toujours aussi calme, soit ils sont là mais ils dorment soit ils sont absents. Je prend toujours mes repas toute seule, il ne me manque plus que mon chat sur mes genoux. Il faut juste que je m'y fasse, mais c'est pas facile.
Comme de bien entendu, Marcus du Rydges qui était censé nous donner une réponse mardi après midi n'a toujours pas donner de nouvelle, pas de surprise.
J'ai fait des recherches d'annonces d'emploi, envoyé quelques cv et appelé quelques numéros, j'ai 2 rendez-vous demain pour faire serveuse dans un café, pourquoi pas ce sera déjà un début et surtout j'ai besoin d'argent !
Je suis allée à Work n Holiday - pour changer - les français que j'ai rencontré étaient un peu dans le même état que moi, aussi dépités. Marine, qui a trouvé une place de serveuse, venait voir Patrick, car elle trouve qu'elle n'est pas assez payée et souhaiterait savoir si c'est normal. Elle ne sait pas la chance qu'elle a.
Je continue de faire du sport tous les jours, mais malgré tout je me sens à plat.
Ce soir j'ai décidé de préparer un gâteau aux pommes - recette de ma grand-mère - pour le partager avec mes colocataires (je veux dire par là : laisser un mot dessus afin qu'ils prennent un morceau quand enfin ils seront dans l'appartement). Mais mon gâteau est une belle catastrophe : pour commencer les ingrédients ici n'ont pas le même goût qu'en France et surtout le four a déconné - oui vraiment - il a cuit 45min normalement et puis après plus rien, il ne chauffait plus ! je l'ai éteint, rallumé, etc, reviens 15min plus tard, il n'était toujours pas chaud. Shah était là avec un ami, je lui ai donc demandé sont aide, il s'agissait d'un mauvais contact avec la porte... Bon, ça chauffe, il va être bizarre mon gâteau... Je reviens quelques minutes après... en courant ! car ça sent le brûlé !! Et voilà un beau gâteau aux pommes brûlé...

poubelle ?

Ces derniers jours, j'ai pu voir les nouveaux épisodes de Dr House, Heroes et Prison Break (de plus en plus absurde d'ailleurs !!), mais comme nous avons une saison de retard en France, j'ai un train de retard.


En plus, j'avoue que ce n'est pas évident de comprendre le langage médical ou électronique en anglais, ça me fait travailler... mais je devrais pouvoir rembobiner à certains moments !!

La télé ici est insupportable !! C'est le même principe qu'aux états unis : 5 minutes de programme pour 3 minutes de pubs... En plus sans jingle de pub, le programme recommence sans avertissement, c'est vraiment désagréable, ça me donne vraiment envie de télécharger les épisodes illégalement pour pouvoir les voir normalement !

J'ai coupé les bords brûlés de mon gâteau raté, goûté un morceau et heureusement il n'est pas mauvais. Rien à voir avec le bon goût de beurre de chez nous, hélas.

ça commence à ressembler à quelque chose

Je vais essayer de me lever demain car mon rendez-vous est à 11h de l'autre côté du pont.
Si jamais je décroche ce poste, je traverserais tous les jours le pont et ainsi pourrais voir la magnifique vue de Sydney en allant travailler, il y a pire.

14/10/08 Et on recommence !

Ce matin, il pleut, j'ai mis mon réveil pour aller à l'entretien au Rydges à 12h30 ;-)
Comme la dernière fois, je demande à voir Marcus et vais attendre sur les canapés.
J'ai la bonne surprise de voir Daniela arrivée, on avait passé l'entretien ensemble la dernière fois aussi, l'histoire recommence. L'entretien est très rapide, la grosse différence avec la dernière fois c'est que je parle beaucoup mieux anglais, j'ai plus de répartie. Nous sommes exactement aux même places que la dernière fois, mais cette fois c'est Marcus en personne qui nous fait passer l'entretien, je ne pense pas qu'il se souvienne de moi et tant mieux. Je verrais bien.
L'ironie du sort c'est que je vois le Rydges de la fenêtre de ma chambre, un tout petit immeuble vu de haut, je peux les narguer !

vue de ma chambre : le Rydges tout petit !

J'ai modifié mon blog car je ne le trouvais pas pratique et trop compact. Quelques recherches d'annonces d'emplois et j'ai filé à la salle de sport bien transpirer.
En rentrant Shah était devant la télé, quand je suis sortie de ma chambre 30 minutes plus tard, il était endormi profondément en ronflant ! J'ai donc fait le moins de bruit possible à faire cuire mes pâtes que j'ai été mangé dans ma chambre - alors que c'est interdit - pour ne pas le déranger ^ ^

12/10/08 la coloc hauts et bas

J'arrive vers 9h15 à Town Hall (l'Hôtel de ville), la station de métro de mon nouvel appartement.
C'est un dimanche matin et comme je ne veux pas réveiller tout le monde par mon arrivée, je décide de profiter du soleil dans le parc entre l'Hôtel de ville et la cathédrale St Andrew. Je recharge mes batteries et regarde les personnes qui se rendent à la messe de 10h sous le son des cloches : les petites mamies avec leur chapeau, les familles avec les enfants en tenue de footballeur.

Town hall au coucher du soleil:
Town Hall in the sunset

Vers 11h15 je me décide, c'est parti pour ma nouvelle vie !

L'appartement se trouve au 29e étage de la Century Tower (158m pour 50 étages, construit en 1997), j'ai appris par internet que le Lord Maire - comme ils disent - habite au 49e étage !

vue de George St:
mon immeuble vu de George St

C'est un très bel immeuble moderne, climatisé, 4 ascenseurs, concierge, etc..

vue de Pitt St:
mon immeuble vue de Pitt St

Juste pour info voici les différents gratte-ciel de Sydney :
http://skyscraperpage.com/diagrams/?memberID=6497

l'entrée:
l'entrée de la Century Tower

J'arrive à l'interphone, sonne. Personne. Re-sonne. Toujours personne. Je recommence l'opération plusieurs fois et toujours aucune réponse. Une petite boule glacée commence à gonfler dans mon ventre. Depuis que j'ai connu Bundaberg, je n'ai plus vraiment confiance en ceux qui m'hébergent. Je passe un coup de fil à Shah (mon colocataire et le propriétaire), ça sonne dans le vide....
Aye ! Je commence à me sentir mal... Dix minutes plus tard je réessaye l'interphone et enfin quelqu'un me répond. ouf !

L'interphone commande les portes d'entrée et permet au visiteur d'accéder à l'étage par l'ascenseur. Si par exemple je rentrais avec quelqu'un dans l'immeuble, dans l'ascenseur je ne pourrais pas appuyer sur le bouton du 29e étage ni aucun autre d'ailleurs, c'est plutôt sécurisant. Quelqu'un du 15e étage ne peut pas accéder au 48e et réciproquement, chacun à son badge électronique avec ses clés.

il y a tellement d'étages, qu'il y a 2 cadrans dans l'ascenseur:
dans l'ascenceur

J'arrive enfin à la porte de l'appartement, frappe plusieurs fois avant qu'enfin Shah m'ouvre la porte. Il n'est pas réveillé, ces deux derniers jours ont été assez fatigants pour lui : la fille dont je prend la place est bien partie hier mais coup de théâtre l'autre fille : Sahar, avec qui je devais partager la chambre a eu une promotion avec un appartement de fonction ! Ils ont donc fêter ça avec une bouteille de vodka le vendredi pendant toute la nuit et le samedi elles ont empaqueté leurs affaires et sont parties toutes les deux.
C'est la raison pour laquelle Shah a tant de mal à se réveiller, moi qui pensait qu'il m'accueillerait les bras ouverts, l'accueil est plutôt froid et maladroit...
Je peux enfin emménager dans la chambre, il m'aide à faire le lit, du coup je peux choisir celui que je veux, j'ai la chambre pour moi toute seule !! Et il retourne se coucher...

Ma chambre est vraiment bien : très claire, un grand bureau, une grande armoire avec des miroirs + une commode pour moi toute seule, mes affaires vont enfin pouvoir respirer. La première fois que j'ai un vrai "chez moi" depuis plus d'un mois.

Il y a la photo du baiser de l'Hôtel de ville de Robert Doisneau au dessus de mon lit, c'est marrant comme coïncidence:
ma chambre

La vue de la fenêtre est exceptionnelle, de jour comme de nuit, même s'il faudrait tourner l'immeuble de 180° pour avoir la vue sur la baie, mais là j'en demande un peu trop ;).

la fenêtre da ma chambre

vue de ma chambre:
vue de ma fenêtre

Je ne veux pas me coucher malgré mon déficit de sommeil, sinon je ne pourrais pas dormir ce soir. Je décide donc de faire une lessive car toutes mes affaires ont l'odeur du Cellblock, berk.
Pas un bruit dans l'appartement, j'essaie d'être la plus discrète possible, ce n'est vraiment pas ce à quoi je m'attendais. Le contraste est tellement saisissant, après ce mois entourée de gens 24h/24, dans le bruit, sans intimité, et là, soudain, le silence et la solitude. La lessive est lancée mes affaires sont rangées, je revêt mon maillot de bain pour la première fois depuis que je suis en Australie et file.... au Jacuzzi...

la piscine et au fond le jacuzzi...

L'eau est bien chaude et j'ai la sensation que tout Bundaberg se dissout dans l'eau sous l'action des bulles, c'est trop bon. J'ai des bleus partout sur le corps comme une femme battue, ce n'est pas très seyant mais bon ll n'y a pratiquement personne.

Je prend une bonne douche dans le "foyer", enfin des douches propres.

En rentrant, Shah s'est enfin levé, il est pressé, il me baragouine un truc comme quoi il doit offrir des fleurs à quelqu'un et qu'il doit m'acheter quelque chose et file.
Il est 16h30.

Je vais faire quelques courses chez Coles (= Leclerc) juste en bas,

Coles

papote sur Skype, car j'ai enfin un internet potable (ce qui explique les améliorations apportées au site ces dernières 48h ; ) ), et commence à m'inquiéter, il est 20h30, et personne n'est revenu, je suis toujours toute seule. J'avais imaginer que l'on dînerait tous ensemble pour mon premier jour, j'aurais ainsi fait connaissance avec Claudia - qui loue une chambre pour elle toute seule - et je me serais sentie plus à l'aise, car pour l'instant j'ai l'impression de squatter.
Vers 21h30, je meurs de faim car je n'ai pas manger depuis 6h ce matin, je me décide donc à me faire à manger. Super soirée pâtes devant les programmes pourris de la télé, c'est pas la joie. Je vais me mettre dans mon lit et regarde "Lost in Translation", film très approprié à la situation !



Le lendemain, je me lève tard, il n'y a toujours personne, pas de bruit, je ne sais pas s'ils sont là ou pas et je n'ose pas frapper à la porte de leur chambre. Je prends mon petit-déjeuner et file à Work n Holiday.
J'y rencontre Patrick, celui qui s'occupe de trouver du boulot - soi-disant -, il m'informe qu'il y a de nouveau des entretiens de prévus au Rydges le lendemain, je décide de retenter le coup après tout ?
Je regardais les annonces d'emplois quand j'entend que l'on m'appelle. C'est Marine, une des françaises que j'avais rencontré avant de partir, je me lève pour la saluer lorsque je me rends compte que Nicky est avec elle, quelle chance !
C'est ironique, il y a des gens que l'on a vraiment pas envie de revoir qui vont vous suivre toute votre vie et les autres, ceux que vous souhaitez vraiment revoir, disparaissent à tout jamais.
Marine, qui était venue pour être fille au pair, a en fait trouvé un job de serveuse, j'ai l'impression que toutes les filles au pair laissent tomber faute de trouver une famille convenable.
Je récupère ma valise que j'avais stockée à l'agence et ma nouvelle carte bleue visa qui remplace celle annulée il y a quelques semaines. Je vais enfin pouvoir payer des choses sur internet, faire des réservations, etc... ouf !

En rentrant Shah est enfin levé, je lui demande de m'expliquer comment se passe la gestion de la nourriture et je suis assez étonnée d'apprendre que - bien entendu chacun achète sa propre nourriture - mais il en va de même pour les choses de base comme le sel, le poivre, le sucre, l'huile, etc : chacun à son sel ! Je trouve ça un peu stupide. Je conçois que l'on puisse avoir des préférences pour l'huile, le beurre, mais le sel ?! Je ne dis rien, on aura l'occasion d'en reparler, même dans les backpackers le sel et le poivre étaient communs (à part dans le cellblock où on devait aller en piquer au MacDo ; ) Hein Jacinte ! ).
Je lui explique juste que pendant ces 2 semaines de "colocation" avec les filles on avait notre petite organisation : lorsque l'on faisait des courses : chacun avait son panier perso et on se partageait un panier avec les pâtes, le riz et les trucs de base. Cela permettait de manger toutes ensemble un repas plus économique, chacun y mettait sa touche perso, c'était sympa et convivial. Il me dit que c'est une bonne idée et qu'il va en parler à Claudia. Je n'arrive pas à croire qu'il n'ai pas eu cette idée avant !?
Comme exemple : Shah achète un gros sac de riz de 10kg environ juste pour lui et Claudia doit acheter son propre riz ! J'ai vu des annonces de colocation où le riz était compris dans le prix de la location...

Je vais ranger ma valise, que ça fait du bien de retrouver toutes ses affaires !
Je file à la salle de sport située au 9e étage pour faire du vélo elliptique et de la musculation, il n'y a personne.

vue côté piscine:
salle de sport côté piscine

vue côté terrain de golf:
salle de sport côté terrain de golf

Après avoir bien transpiré, je plonge dans la piscine et termine par le jacuzzi pour détendre mes muscles qui ont bien travaillé, la vie de luxe quoi. Dans le jacuzzi je fait la connaissance d'un asiatique qui a participé à la construction de l'immeuble, deux autres hommes viennent nous rejoindre dont un avec plein baraqué avec plein de tatouages sur le torse, dont 2 têtes de tigres représentant ses enfants et le nom de sa femme gravé sur son cœur... Plus tard j'apprendrais que ce bel homme est un des concierges de l'immeuble !

En revenant, Shah n'est plus là et toujours pas de Claudia.
Peu importe, je décide de sortir ce soir, je revêt mes beaux habits, sort et me retrouve... chez Coles pour acheter du sel, poivre et tous les trucs de base, puisqu'il le faut.
L'envie de boire un verre m'est passée et je rentre comme une femme au foyer honorable faire mon petit repas : des pommes de terre et des carottes en cubes...
J'ai bien le blues et je ne suis pas la seule, par sms, Jacinte me racaonte qu'elle aussi c'est bien fait suer aujourd'hui et se sent bien seule aussi car son chéri travaille. C'est dommage d'être aussi loin l'une de l'autre.
Vers 21h, à la fin de mon dîner, la porte d'entrée s'ouvre enfin et je fais enfin la connaissance de Claudia. Elle a l'air sympa, elle vient de Singapour et fait ses études ici, le tout financé par ses parents.
Shah arrive aussi un peu plus tard avec deux copains, dont un français avec qui je parle deux secondes et qui m'explique qu'il a du mal à trouver de quoi manger ici. Claudia s'installe dans le canapé.
Ses amis partis, je demande à Shah de tout m'expliquer, je n'aime pas avoir à lui demander ça, il aurait du le faire à mon arrivée !
Je lui explique que je me sentais bien seule depuis mon arrivée ici, que c'était très calme et que je ne les voyait jamais. Il s'excuse, la période d'examens approche et ils doivent étudier toute la journée. En plus ils se lèvent très tard et sont complètement décalés.
Nous passons enfin une petite soirée ensemble à regarder la télé. Je reste à papoter avec Shah jusque tard, il est vraiment intéressant.

-> toutes les photos sont là :

12/10/08 De retour à Sydney

Après avoir dîné dans un bon restaurant indien du quartier branché de Westend, nous sommes allées assister au concert des Nightillions, le groupe dans lequel Luka joue de la batterie.
Le bar est plein de gens dansant et papotant dans un cadre agréable, la musique est sympa, de la folk avec une touche de jazz et un zeste de tzigane apporté par le violon, la voix de la chanteuse est assez douce.
-> leur myspace

Je suis agréablement étonnée de la réaction des australiens face à la musique : lors de concerts en France les gens restent sur place le plus souvent, des fois ils secouent la tête ou tapent des mains, mais de tout ce que j'ai vu jusque là le public reste bien froid et les rares personnes qui s'agitent passent pour des excentriques...
Ici, dès la première note ils se mettent à danser. Pas comme les américains qui s'agiteraient et crieraient des "ouhou" et "yiha" bien lourds et complètement excessifs, non, les australiens restent naturels, ils dansent et s'amusent tous simplement sans en faire trop et sans appréhension, c'est très sympathique.

Petit remarque : les australiennes s'habillent très très court et décolleté pour sortir, je ne dis pas que cela est un modèle à prendre mais si elles étaient en France, elles ne feraient pas 3 mètres sans se faire importuner par des mecs lourdingues qui essaieraient de les draguer ou alors les traiteraient carrément de "Sal**pes".
En Australie, les garçons - même les vieux fermiers de Bundaberg bourrés - se tiennent à carreaux, pas de sifflements, insultes et tout ce qui va avec.
Depuis que je suis ici je me rend compte de tout le harcèlement sexuel qu'une femme peut subir en France, c'est assez impressionnant, et je ne suis pas la seule à l'avoir remarqué, j'en ai parlé avec plusieurs autres françaises qui pensent la même chose que moi.
Il va falloir faire des progrès de ce niveau là messieurs !

Bref, je me suis couchée vers 3h pour me lever... une heure plus tard pour prendre le taxi pour l'aéroport.

Nous sommes enfin sortis de ces gros nuages qui masquait le soleil, je crois que je n'ai jamais vu une couche nuageuse aussi épaisse !

au revoir les nuages

Pour la première fois, j'ai pu voir le reflet du halot du soleil sur les nuages, c'était très beau.

reflet du soleil sur les nuages !

La vue s'est enfin dégagée et la ville de mon cœur est apparue sous le soleil...

vue de Sydney cbd

J'ai pu prendre des photos vue du ciel pour la première fois.

Que je suis contente de rentrer ! J'ai l'impression de rentrer chez moi !

-> voici les photos :

10/10/08 Petit tour par Brisbane

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Enfin arrivée à Brisbane avec un peu de retard, Jacinte est là pour moi, elle s'est très gentiment proposée de m'accueillir chez elle et son copain Luka et en plus elle est venue me chercher ! 
Je récupère mon bagage et nous prenons le "rer" pour aller à leur maison, malheureusement il ne fait pas beau, il fait très gris et il pleuviotte. 

Leur maison est typiquement queenslander : une maison surelevée en bois avec beauoup de détails travaillés, c'est très joli.

welcome mate !

Je pose mes affaires et nous repartons par le bus pour voir Brisbane, en chemin nous passons par l'internet café où travaille son copain qui a terminé sa journée et décide de nous accompagner. Je fait donc la connaissance du fameux Luka, un musicien-artiste, il joue plusieurs instruments de musique, peint, crée des sculptures. 
Ils forment un joli petit couple et sont très mignons à voir !

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Je découvre Brisbane, une ville dont je ne connais absolument rien. 
C'est beaucoup plus "petit" que je pensais, le centre-ville formé de gratte-ciel comporte un grand axe piétonnier dans lequel son regrouper la plupart des magasin + les centres commerciaux.

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Nous nous arrêtons manger un petit encas dans un food-court. Les Food-courts sont très communs en Australie ce sont des grandes places avec au centre des tables et des chaises et tout autour des stands de nourritures, on y trouve du japonais, du thai, du poulet fri, des donuts, des fruits frais, etc.. C'est assez pratique car tout le monde prend ce qui veut et mange au même endroit. 
Nous nous arrêtons au grand casino, un beau bâtiment dans lequel une majorité d'asiatiques jouent au blackjack, roulette et autres.

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Nous tentons notre chance dans les bandit manchots mais nos 1$ disparaisse sans se reproduire hélas.

Nous traversons ensuite le pont de Brisbane et filons vers le coin "culturel" où sont regroupés tous les musées et universités.
Une grande roue illuminée a été installée depuis plusieurs mois et à ses pieds a lieu en ce moment le Greenfest.

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Il s'agit d'un festival d'écolo, dans lequel on trouve des stands de produits bio, d'objets de déco artisanaux et un peu partout des scènes sur lesquelles jouent différents types de musiciens. L'ambiance est assez sympa, la musique est bonne.

Je découvre un peu plus loin un temple népalais et la "piscine".

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Il fait tellement chaud à Brisbane que le besoin de se retrouver près de l'eau devient indispensable pour ses habitants. La côte étant à plusieurs kilomètres, la municipalité a créé une fake-beach : une plage artificielle. Entourée de palmiers et de sable des bassins plus ou moins profonds permettent aux citadins de se rafraîchir les jours de grosses chaleur, mais ce n'est pas le cas ce soir car il fait plutôt frais...

De retour à la maison, Luka nous a préparé un bon dîner que nous dégustons sur leur terrasse à couvert car il pleut toujours. Nous filons ensuite chez un de leurs amis qui habite tout près, l'ambiance est assez spéciale : de drôles de personnages à cheveux longs et à piercings et de la musique métal accompagnés d'une bonne odeur d'herbes de provence... Je ne tiens plus debout, cela fait 2 nuits que je dors très peu et j'ai une dent qui commence à me faire vraiment mal : je pense que j'ai une carrie à moins que ce ne soit du qu'au changement de temps. En rentrant je m'effondre dans le canapé-lit et dors jusqu'à 11h le lendemain. 
Ils se lèvent une bonne heure plus tard, nous déjeunons et partons visiter Brisbane.
Le temps étant encore à la pluie nous décidons d'aller visiter les musées qui sont gratuits.

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Le musée d'art moderne et le musée des sciences. Ces visites sont très intéressantes, de plus ce sont mes premiers pas dans un musée australien, je n'y suis pas encore aller à Sydney car je veux me les réserver pour plus tard. Je découvre la peinture australienne, l'art aborigène et les différentes espèces peuplant le Queensland et l'Australie.

aboriginal

Nous rentrons crevés, nous avons mal aux pieds et Luka doit se préparer car ce soir il fait un concert en ville.

-> Toutes les photos sont là !

10/10/08 Bundaberg la fin !

Demain c'est ma dernière journée à Bundaberg et je prévois encore une fois d'aller à la plage vu que je serais toute seule toute la journée. 

Hélas à peine couchée, les anglaises se lèvent et font leur bazaar pendant une heure. Elles posent toutes leurs affaires sur les anciens lits de Jacinte et Nicky pour les réserver (elles dormaient au dessus). Quand enfin elles sont parties, 2h plus tard c'est le grand ménage dans le bâtiment. Deux filles du backpacker travaillent pour payer leur chambre en faisant le ménage tous les jours et le jeudi c'est plus approfondi. Du bazaar dans la cuisine, le couloir, je les entend se rapprocher de notre chambre, me demande si je ne vais pas m'installer à l'étage du dessus et elles rentrent dans la chambre, allume la lumière, passe le balai parterre dans les grand tiroir en métal qu'il y a sous les lits, la serpillière avec la bonne odeur d'eau de javel. 

Bref, je n'ai pas bien dormi et de toute façon dehors il ne fait pas beau. Je me lève, réorganise notre stock de nourriture, prépare mon sac pour demain. 
Je décide de passer l'après midi au parc pour m'occuper de mon blog, charger les photos etc. Mais il fait très mauvais, beaucoup de vent et la connexion est très mauvaise. Je n'arrive même pas à télécharger une photo de 2Mo seulement...


notre petit coin internet BBQ

Justine rentre, nous dînons ensemble, la pauvre va rester toute seule ici, mais comme elle a beaucoup travaillé et tous les jours sa semaine lui a rapporté près de 1000$, ce qui n'est pas négligeable. 

Jeudi soir, nous allons au Central évidemment où les jogs de bière ne sont qu'à 5$. 
La soirée est bien animée, nous retrouvons d'autres personnes que nous connaissons dont Hubert de la veille. Justine a craqué sur le chanteur mais n'a jamais osé se lancer...


Justine, le chanteur & moi

Après nous être bien amusées nous rentrons nous coucher vers 1h du matin, ce qui est très raisonnable mais Justine travaille encore le lendemain. 

En rentrant dans la chambre, nous retrouvons nos anglaises qui viennent de rentrer et deux autres personnes qui sont arrivées en notre absence et essaient de dormir malgré le bazaar des deux anglaises. L'une d'elle a déjà investi le tiroir que je venais à peine de vider, il est temps que je parte !

6h les anglaises se lèvent, du coup justine et moi aussi, je leur dit de faire moins de bruit qu'il y a des gens qui dorment, "oui, oui, sorry". 

Je dis au revoir à Justine sur le parking du cellblock sous la pluie, elle part travailler. Je retourne boucler mes bagages, faire le check out et enfin quitter le cellblock. 


la petite gare de Bundaberg

La gare n'est pas loin heureusement car mon sac est très lourd, mais je m'en débarrasse à la gare en faisant le check in comme pour l'avion ils y accroche une petite étiquette et s'occupe de le transporter jusqu'à destination, pas besoin de se casser le dos à le mettre dans les compartiments au dessus des sièges. 
La moyenne d'âge est très élevé sur le quai, les vrais bundabergers quoi. 


bien aménagé

Le train est très bien aménagé, il y a même des télés comme dans l'avion, les sièges sont inclinables. 
Au début du trajet des "hotesses" viennent prendre notre commande pour le déjeuner, elles repassent un peu plus tard avec un chariot comme dans l'avion pour proposer du thé, café et petits gateaux, tout ça payant. Je profite du trajet pour observer les paysages et pourquoi pas voir un kangourou. Je vois un chameau, des tas d'oiseaux inconnus mais pas de kangourou. 
Le train n'avance qu'à 70km/h ce n'est pas le tgv... 
Sur les écrans on peut voir notre position sur la carte, le trajet n'est pas très grand mais il y a pas mal d'arrêts.


-> Toutes les photos sont là !


Dernière soirée au Central


Trajet Bundaberg-Brisbane

09/10/08 Bundaberg bis

En effet, nous avons eu des jours de day off de l'entreprise d'empaquetage de tomates, cela nous a permis de passer une soirée au Central, Le bar de Bundaberg, en plus le jeudi les carafes (jog) de bière sont à 5$ seulement (2 euros) alors il y avait beaucoup de monde comme vous pouvez vous imaginer. Je me met à la bière pour l'occasion, il faut profiter de la vie ! Nous avons passé Justine, Jacinte et moi une très bonne soirée même si Justine a du nous quitter tôt car elle travaillait le lendemain à 5h. Je suis au top de ma forme en ce moment, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi bien. On a fait la connaissance d'autres français. Le Central a une première partie bar-discothèque-casino un peu glauque mais la seconde partie est plus sympa : il y a une grande cour avec une scène sur laquelle joue et chante un guitariste. Pour l'anecdote, ce bar a une particularité assez étrange dans les toilettes des garçons : ils urinent sur une vitre qui donne sur la cour - comme s'ils urinaient sur les gens - de l'extérieur on ne voit qu'un miroir car c'est une vitre sans tain, c'est pour le moins original... je pense que cela doit couper l'envie à certains garçons ?
Mis à part ça, je me suis très bien amusée - je tiens à préciser que je n'étais pas saoule ;) - j'ai bien dansé, etc... Jacinte et moi on est rentrées vers 1h30 et on est restées à papoter sur les marches de notre bâtiment car on n'avait vraiment pas envie de dormir : on est toutes les deux des couche-tard et le fait d'avoir travailler de nuit ces derniers jours nous a bien décalé. Vers 3h, nous décidons de checker la liste à la réception pour voir si nous travaillons le lendemain - juste au cas où, car on est jamais sûres de rien ici - avant de nous coucher. Toujours pas de travail pour nous. En revenant nous rencontrons 2 australiens qui se sont introduits dans le backpackers (la porte avait été légèrement endommagée par certaines personnes bien éméchées..). Ils sont tombés en panne à quelques kilomètres d'ici et cherchent un endroit où dormir, la réception du cellblock étant fermée, ils sont bien embêtés. Jens un allemand qui fait partie de l'équipe de l'emballages de tomates avec nous, nous rejoint, il est bien imbibé et c'est fait jeter du Central ! On reste tous les cinq à papoter jusque très tard (ou tôt). On apprend que les australiens bossent dans les mines de charbon, attention, tout de suite on pense à Germinal, aux visages d'hommes noircis par le charbon craignant un coup de grisou avec leur petite cage à canari, mais non l'australie est, derrière les états-unis, le pays le plus moderne sur ce domaine. Plus personne ne va dans les mines, les gens qui y travaillent ne s'occupent que des machines très perfectionnées qui forent la terre à la place des humains. Ces deux hommes travaillent 10 jours d'affilé avec un repos de 4 jours, ils sont terriblement bien payés car personne ne veux aller travailler dans un coin perdu, même si le boulot n'est pas trop difficile. Ils passent donc 10 jours dans la "base" près de la mine, aménagée avec salle de sport, etc... Ils ont tous les deux d'énormes maison dont ils ont déjà remboursé le crédit - ils n'ont même pas 30 ans - deux voitures chacun plus un jet-ski car ils partent très souvent à la plage. Bref la belle vie, mais cela n'empêche pas de tomber en panne à Bundaberg ! Comme la plupart de leurs collègues, ils vont travailler quelques années dans les mines le temps de se faire un beau petit pécule et bouger ensuite vers un endroit plus civilisé. Nous allons enfin nous coucher vers 5h du matin, car ceux qui travaillent, commencent à se lever et le Tony va pas tarder à débarquer et ce n'est pas du genre à accueillir à bras ouverts des inconnus qui se sont introduits illégalement dans le backpacker !
Le lendemain toujours pas de nouvelle de l'entreprise d'empaquetage de tomates SP export, ils nous avaient dit qu'ils devaient faire des réglages sur les machines, que cela prendrait 2 jours et qu'ensuite on devait s'attaquer aux pèches. Jacinte et moi nous sommes levées vers 14h, on était dehors en train de déjeuner lorsque Tony a appelé Jacinte et lui a dit qu'elle partait dans 5 minutes pour travailler dans du packing ! En panique elle a attrapé ses affaires et filé vers le van, réveil un peu difficile ! Mais c'est comme ça ici, il faut toujours être dispo, car si on était parties par exemple à la plage ou faire des courses et qu'elle avait avait du dire non, elle aurait été immédiatement évincée de la liste...
Vers 8h nous apprenons Nicky et moi que nous travaillons le lendemain, nous allons cueillir des tomates, je suis contente car je voulais faire du picking depuis longtemps même si je sais que c'est très difficile, je voulais un boulot "terrien". Et j'ai été servie ! car j'en ai ingurgité de la terre rouge australienne !
Entre temps Jacinte est rentrée, elle vient de passer plusieurs heures à trier des tomates cerises, l'enfer.
Le lendemain départ vers 5h, j'ai mis les affaires que j'avais acheté exprès pour le fruitpicking. Nous sommes un groupe d'une dizaine de filles, première surprise : il n'y a pas de chauffeur pour nous amener la-bas quelqu'un doit se désigner pour conduire le van, j'ai mon permis international mais je ne veux pas avoir la responsabilité de conduire dix personnes dans un van tout pourri sur des routes dangereuses en roulant en plus à gauche ! Finalement une fille se désigne et c'est parti. 45 minutes plus tard nous arrivons au milieu de champs de tomates et de canne à sucre.

Les Champs de tomates sont comme des vignes, en rangées parallèles de plusieurs centaines de mètres de longueur interminables avec une hauteur d'environ 1m30. On est briefées par la manager, une australienne pur souche qui ne cessera de nous mettre la pression. Ils vérifient que nous portons toutes des manches longues, un haut clair, une casquette et plusieurs litres d'eau. La machine arrive, voir photo, à l'arrière il y a des plateformes - une par rangée - sur lesquelles ont s'assied un de chaque côté pour attraper les tomates en passant, une troisième personne à l'arrière s'occupe de ramasser les tomates que l'on aurait pas prises ou que l'on aurait fait tomber et les mettre dans un saut "bucket" en plein cagnard et souvent dans la boue. Au milieur de la "plateforme" se trouve un petit "tapis roulant" dans lequel on jette les tomates qui sont triées par d'autres personnes en hauteur. Comme je m'y attendais, le fruitpicking est très éprouvant, on bosse de 6h30 à souvent 16H30 en plein cagnard dans la poussière et les moucherons qui piquent, sous la pression de la manager qui nous hurle sans arrêt d'aller plus vite, d'utiliser nos 2 mains, d'ouvrir les buissons, d'envoyer plus tomates en haut, etc... Les tomates, encore des tomates, les rouges, les oranges, les jaunes et les vertes avec un peu de couleur, aller les chercher entre les branches pleines de poussières et de moucherons, la tête dedans, les mains déchiquetées, assise sur un tape-cul qui avance à 1,5km/h, tordue sur le côté, attraper plusieurs tomates à la fois, enlever la queue les jeter sur le tapis roulant, en louper 2, se sentir coupable (et oui!), choper des branches et les jeter sur ses genoux pour plus tard. Le bagne. Et ces rangées qui n'en finissent pas...
Le premier soir j'ai les mains noires, je suis complètement couverte de poussières jaune-rouge, même à l'intérieur de mes vêtements, et bien sûr j'ai mal partout.
Le lendemain, ils nous distribuent des gants en plastiques - qui se déchireront très vite, on bosse encore plus longtemps mais les tomates sont plus faciles à ramasser car elles sont oblongues et je peux en prendre plusieurs dans les mains. Si on a une envie pressante, la seule solution c'est déjà d'attendre que le rangée soit terminée (soit d'une demi heure à 2h), courir vers les arbres s'il y en a, dans un champ de canne à sucre très très coupantes ou bien dans le cas où la pause arrive en plein milieu de la rangée d'aller le plus loin possible et se coller au plants de tomates à la vue de tout le monde. On déjeune assises par terre les mains toutes crasseuses, on boit beaucoup pour ne pas se déshydrater mais du coup ma vessie est prêt d'exploser et le fait d'être assise penchée en avant ou sur le côté me donne bien mal au ventre. Le troisième jour je décide que c'est la dernière fois que je cueille les tomates, j'ai essayé, c'est bon, je n'ai pas envie de me bousiller la santé pour être payée des cacahuètes, j'ai des bleus partout, mais vraiment partout, mes mains sont toujours aussi noires même après les avoir frottées, trempées, etc j'ai même été à la pharmacie pour qu'ils me donnent quelque chose, la seule chose qu'il m'a donné c'est de la crème hydratante pour les mains ?!? mon dos me fait très mal et le pire je crois c'est la poussière+produit bleu qu'ils mettent sur les plants de tomates (insecticides ou engrais ?) qui rentre dans nos poumons et fait tousser. L'équipe de "professionnels" qui ramassent avec nous toussent comme s'ils avaient la tuberculose. Non, s'en est fini pour moi, basta. En plus je m'en vais Vendredi.
Nicky, bien sur, abandonne aussi.
Deux italiennes très baraquées aiment ce travaillent et voudraient être embauchées pour la saison, même si elles trouvent ça difficile. Elles font ce qu'elle veulent après tout.
Entre temps Jacinte à laisser tomber son job de trieuse de tomates, le boulot en lui-même était affreusement désagréable et l'ambiance de l'équipe était horrible, elle a dit qu'elle partait en pause et elle n'est jamais revenue. La voici sans travail, elle n'est même plus sur la liste. Pour l'anecdote le lendemain les autres filles de son équipe sont parties après seulement 2h de boulot, elles ont elles aussi jeter l'éponge, mais elles restent toujours sur la liste...?
La veille je demande à une des filles de notre équipe de dire le lendemain que Nicky et moi sommes malades, gastro, insolation, etc peu importe on ne peut pas se lever.
Le lendemain je me réveille vers 5h et je stresse en attendant qu'il vienne frapper à notre porte pour nous forcer à nous lever. Quelques minutes après quelqu'un frappe à notre porte effectivement, c'est une fille de notre équipe qui a été envoyée pour venir nous chercher. Nous lui faisons comprendre que nous sommes malades et que nous ne venons pas. Je reste un long moment dans l'attente de voir débarquer un Tony mécontent. Une heure plus tard on frappe de nouveau à la porte, c'est l'homme de ménage qui veut vider la poubelle à 7h du matin ! Jacinte l'envoie bouler et elle a bien raison. Nous avions prévu de prendre le bus pour aller à la plage qui n'est qu'à une vingtaine de kilomètres d'ici, mais tous ces dérangements du matin nous ont bien épuisé et nous sommes incapables de nous lever à l'heure prévue. Je me réveille enfin, toujours crevée, les filles sont parties. J'envoie un sms à Jacinte pour savoir où elle sont, elle me répond qu'elles sont à un nouvel endroit où l'on peut capter internet gratuitement et qu'il y a même des tables avec des bancs et des prises tout cela situé près de la rivière la Burnett. Elle me demande si je ne peux pas les rejoindre en apportant de quoi faire un picnic. Je m'habille, prépare une belle salade en piochant dans nos réserves, prend mon ordinateur et file à l'endroit indiqué. Il fait très chaud, le soleil tape très fort et ce petit "parc" situé près de l'eau est très agréable, même si la route très fréquentée passe pas loin de nous. Nicky venait de terminer une salade qu'elle a acheté malgré le fait que j'en amenai une, Jacinte et moi ne la comprenons vraiment pas, du coup encore une fois elle ne se joint pas à notre repas. Peu importe, malgré les ibis qui s'approche dangereusement de nous, nous déjeunons tranquillement. La connexion n'est vraiment pas rapide mais au moins elle est gratuite, cela permet de checker ses mails mais de voir les pièces jointes avec beaucoup de difficultés vu la bande passante très limitée, vivement l'adsl ! C'est une des raisons pour lesquels j'ai autant de mal à tenir mon blog au jour le jour, le manque d'internet gratuit est vraiment très génant.
Nous sommes ensuite allées faire quelques courses et décidons de retourner au parc ce soir pour y faire un barbecue car il y a des tables à dispo.
Nicky est décidée à rentrer en France enfin. Nous avons beau lui répéter qu'il n'y a pas que Sydney et Bundaberg en Australie mais rien à faire elle ne veut rien voir d'autres, elle trouve l'Australie pourrie et veut rentrer voir son copain, elle n'est là que depuis 3 semaines... Elle a rencontré une fille qui habite à Melbourne lorsqu'elle était à Sydney et compte se faire inviter pendant 2 semaines avant de prendre l'avion, encore une pauvre âme généreuse qui va se faire avoir. Jacinte et Justine ont loucher pendant un temps sur une annonce d'un van à vendre, leur rêve serait d'avoir un van aménagé et ainsi de parcourir les routes librement avec toujours un endroit où dormir le soir. Mais il s'avère que le van est vraiment très vieux et qu'il faut tout réaménager à l'intérieur. Justine bosse comme une malade mais elle aime ce qu'elle fait, elle est donc la seule de nous quatre à travailler. Jacinte désespère de ne plus être sur la liste et décide de chercher un endroit où il y a vraiment du travail et pas de "Tony". Elle a essayé plusieurs endroits, d'abord dans bundaberg puis à Bowen, Ayre, Darwinn, les informations sont souvent contradictoires ce qui est très perturbant. Après réflexion, elle décide de rentrer à Brisbane pendant quelques jours en attendant que la saison commence à Katerine près de Darwinn, car le trajet Brisbane-Katerine est moins cher que le Bundaberg-Katerine et ainsi elle ne paiera pas le logement. Justine devrait la rejoindre là-bas quand tout sera validé. Jeudi, Jacinte et Nicky partent donc pour Brisbane en train, moi je pars le lendemain. On a passé une très bonne soirée à préparer nos hot-dogs bien tranquilles loin du cellblock. Le lendemain nous prévoyons cette fois d'aller à la plage, mais... il pleut... Deux anglaises ont débarqué dans notre chambre et nous dérange quelque peu. Elles sont relativement sympathiques mais elles font un bruit incroyable le matin à partir de 6h, les sacs plastiques, les assiettes, etc... Nous quatre nous préparons nos affaires la veille et faisons en sorte de faire le moindre bruit possible, elles, elles ne se rendent même pas compte du bruit qu'elles font, elles n'ont aucun respect. Pour ouvrir la porte de notre chambre, nous avons toutes une clé. Elles étaient toutes les deux dans la cuisine qui est à deux pas, la blonde a eu besoin de retourner dans la chambre pour la millième fois, comme elle avait oublié sa carte à l'intérieur, plutôt que de demander celle de sa copine, et tout en sachant que 3 personnes dormaient - essayaient de dormir - à l'intérieur, elle frappe à la porte !! On a halluciné ! Nicky s'est levée, Jacinte et moi on comptait bien la laisser dehors. En entrant, plutôt que de s'excuser elle fait "Hello" tout gentil et pas un "so sorry" ou un "excuse me" rien, elle entre, fait son bazaar et repart comme si de rien était. Jacinte et moi on part dans un fou rire car c'est vraiment une blonde cette fille...
Nous décidons de sortir pour notre dernière soirée toutes les quatre, mais le Central est fermé et nous devons aller dans le seul bar ouvert : "Le Grand Hotel". De l'extérieur s'est assez joli, un bâtiment de style victorien avec les jolis balcons ouvragés, mais de l'intérieur... Je pensais avoir connu le pire à Bundaberg, mais quand j'ai vu ceux qui fréquentaient le bar ce soir là j'ai changé d'avis ! Une vingtaine de personnes toutes aussi bourrées les unes que les autres, alors qu'il n'est que 21h, "animent" l'endroit qui comme tous les mercredi soir fait karaoke. Deux nanas garçonnes, les cheveux courts pleines de tatouages monopolisent la scène, sur la piste de danse un jeune fille blonde qui vit dans un autre monde danse comme une folle, deux femmes d'un certain âge - je me demande si l'une d'elles n'était pas la mère de la fille - dansent elles-aussi décolleté jusqu'au nombril, jupe ultra courte, cheveux gras et crasse sur le visage, je tiens à préciser que ce n'étais pas des canons de beauté. Plusieurs types d'hommes : le cowboy australien, le jeune qui a l'air normal mais qui en fait est un gros malade, le vieux scotché au bar, etc.. Au secours, même les barmen levaient les yeux au ciel. Nous décidons de prendre ça au 9e degré en plus nous sommes accompagnées d'un français : hubert que nous désignons comme notre garde du corps. Un vieux barbu nous tient la jambe il veut absolument que nous chantions une chanson française, on nous apporte même le carnet des chansons et pour délirer nous décidons de nous lancer. Nous feuilletons le livret mais aucune chanson française n'y est comme on pouvait s'y attendre. Nicky sort pour fumer une clope en compagnie de Justine, je les rejoint et nous venons en aide à un couple de français qui viennent juste d'arriver à Bundaberg chargés de leurs sac à dos et qui bien sûr n'avait réservé nulle part, comme tout est fermé après 18h ils étaient bien embêtés. Nicky les accompagne jusqu'au cellblock, de toute façon elle veut rentrer se coucher, alors que l'on avait prévu de faire la fête toute la nuit, qu'elles ne dormiraient pas vu qu'elles doivent se lever vers 4h30. Encore une fois elle nous abandonne. Notre tour arrive, dans le micro ont appelle nos noms. De tout notre cœur nous chantons "I will survive", chanson que nous avons très bien choisie je trouve vu le thème de la chanson. Malgré notre magnifique interprétation, les applaudissements sont plutôt rares ! Le barbu nous avait promis un verre si nous chantions, nous voici donc avec un grand verre chacun de Bundaberg Rum-Cola, boisson historique ici. Justine déteste le coca et moi je n'aime pas du tout le rhum-coca, nous nous eclipsons donc discretement vers les toilettes pour jeter notre verre, nous ne voulons quand même pas vexer notre nouvel ami. Hubert et Jacinte, eux, apprécient leur boisson et commence à être bien guillerets. Minuit trente le bar ferme, tout le monde dehors, nous demandons s'il y a un endroit où on peu continuer la soirée, direction de Queenslander, qui parait-il est encore pire ! Justine rentre pour se coucher car elle, elle bosse. A l'entrée du Queenslander, la sélection est dure, pas d'aborigènes et de gens trop bourrés. On prend une photo de notre passeport et une photo de notre visage. Le lieu est étonnement sympathique, un bar et une cour extérieure bien aménagée, c'est encore une soirée karaoke, à Bundaberg le mercredi c'est karaoke, c'est comme ça.
Nous rencontrons deux amis : un anglais du yorshire + à moitiè Irlandais avec un accent incroyable, mais que je comprend mieux que l'accent d'ici, qui a parié qu'il ne boirai pas d'alcool cette semaine où il doit se couper les cheveux qu'il a longs et un allemand qui s'est teint un brun alors qu'il était blond à la suite d'un pari aussi et qui renie son pays et sa nationalité. Deux filles françaises sont là aussi mais l'une d'elle est tellement saoule qu'elle se conduit d'une façon très indécente pour être polie.. c'est bien la honte pour sa copine qui elle ne boit pas, elles logent toutes les deux au dessus du Grand Hotel, les pauvres. J'ai bu un verre et demi de bière et je ne peux plus en boire plus, les autres continuent de commander des jogs de bière. Hubert se fait passer pour un russe... Il s'entend vraiment très bien avec Jacinte et je suis un peu mise à l'écart lors de leurs conversations, je me rabat sur l'allemand mais il est bien imbibés aussi et la conversation n'est pas très interessante pour quelqu'un qui est presque sobre. 3h du matin, le bar ferme, les poivrots sont éjectés du bar et nous cherchons un endroit pour finir la nuit,. Hubert propose son van, mais s'aperçoit qu'il est déjà bien occupé par son copain japonais et sa conquète du soir. Nous restons donc assis dehors près du cellblock pendant une heure à discuter. Jacinte doit se dépecher, elle file prendre une douche, dans la chambre, Nicky est déjà levée, elle termine de fermer sa valise, Jacinte n'est là que depuis 2 semaines elle est venue avec un sac à dos de taille raisonnable mais repart avec en supplément un grand sac plastique pour ramener toutes les affaires qu'elle a acheté ces deux dernières semaines : un verre, un tourniquet à pinces à linge, des torches pour mettre dans le jardin, etc... elle est marrante, elle nous a même construit une étagère avec des cartons pour qu'on puisse mettre notre nourriture, ce qui est bien pratique.

-> les photos sont là !

01/10/08 Bundaberg

mercredi 1er octobre 2008. 19h30
Je suis dans un internet café, aujourd'hui je ne travaille pas.

Mais d'abord revenons quatre jours en arrière.

Notre voyage sydney-bundaberg s'est très bien passé, nous n'avons pas râté nos correspondances, on a même attendu assez longtemps à l'aéroport de Brisbane pour qu'un tout petit avion nous emmène au tout petit, mais coquet, aéroport de Bundaberg. Je m'occupe de trouver une navette pour aller au backpacker pendant que nicky reste avec les bagages. Une dame nous mène dans sa voiture jusqu'au Bundaberg Traveller & Backpackers lodge. Première impression, pas terrible, dehors des étagères couvertes de chaussures pleines de boue, sur les grilles de l'escalier de service des affaires sèchent en tas, dans la salle commune quelques asiatiques déjeunent, il est 12h15 et surprise le fameux bureau qui nous a fait nous lever à 4h du matin, n'est ouvert que de 8h à 10h30 et 15h à 18h ! 3h à attendre en plein cagnard ça ne nous dit pas trop, je vois en face un autre backpacker, je traverse la route, il à l'air meilleur que l'autre, mais sur la porte un papier dit qu'il manque de place et qu'il faut s'adresser en face, tant pis je tente le coup, ils ont peut-être deux places qui se sont libérées depuis qu'ils ont mis le papier, je frappe (la porte-fenêtre est fermée à clé), un type sort , je lui demande s'ils ont des disponibilités et là ce connard il me demande "can you read it ?" en tapotant le papier "can you read it" et il se répète plusieurs fois, moi je ne me démonte pas j'ai plus envie de lui mettre une baffe, je lui réponds que je comprenais ce qui était écrit mais que je préférai demander au cas où, il soupire et rentre dans le bâtiment sans même me répondre. Je retraverse la route, furieuse, et vais prévenir Nicky que le mec d'en face est un gros connard, quand je vois que le fameux connard avait lui aussi traversé et qu'il est aussi le gérant de l'autre backpacker, il nous demande ce qu'on fait là je lui dit (il n'y a que moi qui parle car Nicky ne veut pas parler anglais!) que l'on avait appelé la veille et que l'on voulait une chambre, il nous dit que le bureau est fermé et n'ouvre qu'à 15h, ce connard n'a qu'à ouvrir la porte et à nous faire signer le registre et nous donner la clé, il n'y en a que pour 3 minutes ! Et la touche finale, il nous dit qu'on doit dégager nous et nos bagages et revenir à 15h qu'ici c'est une propriété privée !! Tant mieux de toute façon mon gars je ne compte pas rester chez toi de toute façon, je prends mes 30 kilos de bagages et l'on s'en va plus loin près d'un parking loin de cet affreux type.
Maintenant quoi faire ? on avait - correction - J'avais déjà appelé pratiquement tous les backpackers de la ville et ils m'ont tous dit qu'ils étaient plein, je tente malgré tout quelques numéros mais rien à faire toujours complets. sur le parking un taxi vient de se garer, je vais le voir et lui demande s'il connaît des backpackers dans le coin autres que ceux là, il m'en indique plusieurs à quelques pâtés de maisons. Je laisse Nicky à l'ombre avec les bagages et file sous le soleil de plomb faire le tour des auberges, je tombe dans un endroit qui à l'air pas mal, il est complet mais j'explique à la fille notre périple et gentiment elle passe quelques coup de fil et nous trouve de la place dans une auberge le backpacker bundaberg près du mac do.Je rejoins Nicky, lui explique la situation - entre temps le taxi était parti sinon on lui auraity demandé de nous y conduire - bref on marche pendant plusieurs centaines de mètres complètement crevée, mais au delà du mac do il n'y a pas de backpacker, nous sommes sur la main street de bundaberg où se concentrent tout les magasins, je rentre dans une librairie pour leur demander des renseignements et je déduis d'après ces infos que l'auberge où la fille a appelé était en fait la première, celle du connard d'où on vient !!! je demande donc en désespoir de cause à la libraire si elle connaissait un autre backpacker dans le coin, elle m'en indique un à l'autre bout de main street près de la voie ferrée, je laisse nicky encore une fois et file là bas, là des gens à peu près sympathiques m'acceuillent et oui il y a de la place, et oui il y a du boulot youpi!
je retourne voir nicky, on a une chambre où dormir ce soir !
On s'inscrit, paie pour une semaine car c'est moins cher que de payer nuit par nuit, il nous fait remplir des papiers pour pouvoir travailler - des sortes de formulaires où l'on met nos numéros de BSB (banque) et notre numéro des impôts (le tax file number), petite galère il me demande la copie de mon visa que bien sûre j'ai laissé à sydney, il me dit, pas de visa pas de travail, moi je pensait que le visa était sur mon passeport directement, c'est pour cette raison que je ne l'avais pas pris, je téléphonerai ce soir à mes parents afin qu'il m'envoient par mail ou fax la copie que j'ai laissé en France. Il nous donne enfin nos draps et nous fait visité les lieux... la visite commence par une salle de télé avec une vingtaines de vieux fauteuils défoncés, un table de ping pong, nous montont à l'étage dans le couloirs des cartons de vieux vêtements et de chaussures sales ou dépareillées, Il nous ouvre la porte de la chambre et nous découvrons notre suite royale. Deux lits superposés complètement défoncés, les deux du bas sont déjà occupés comme d'habitude, la propreté laisse vraiment à désirer, la moquette est noire de crasse et couverte de miettes, terre et autres. les murs sont jaunes sales. En faisant le lit nous apercevons qu'il y a un drap housse une taie d'oreiller mais pas de drap ni de couverture. Une fille arrive, une japonaise, elle n'a travaillé que 2h aujourd'hui de 5h à 7h à ramasser des zucchinis = courgettes et elle est dégoûtée car c'est le mec de l'accueil qui décide qui travaille ou pas et il a tendance à donner le travail aux blancs et à donner les boulots les plus pourris aux "étrangers" : noirs, asiatiques, etc. Nicky commence à flipper car elle est d'origine laotienne. La seconde fille est une anglaise, c'était sont premier jour de travail ici, elle est exténuée, elle a cueilli des patates toute la journée dans la terre sèche australienne. Nous filons faire des courses au centre commercial à quelques centaines de mètres de là, nous avons une boîte en plastique chacune pour mettre notre nourriture dans la pièce réfrigérée plus un petit placard fermé à clé dans la cuisine. Dans la cuisine la communauté de japonais s'affairent à fabriquer des suchis car certains d'entre aux partent demain, nous ramassons nos affaires et franchement on a du mal à savoir où poser nos trucs tellement tout est sale partout, les portes des placards sont marrons de crasse, on essaie de ne pas toucher la notre en se servant de la clé, les plans de travail sont crades et collants, les torchons complètement sales grouillent de fourmis... Eurk.
Je file à la cabine téléphonique - en me baladant je vois au loin une autre auberge de jeunesse qui à l'air pas mal - et m'exhorte pendant vingt minutes à essayer d'appeler mes parents avec la carte internationale où il faut taper 35 numéros avant d'avoir la communication, leur demande de me faire parvenir mon visa. Ensuite je file à un internet café pour l'imprimer et me dépêche de rentrer à l'auberge pour pouvoir le donner au mec autrement je ne pourrai pas travailler demain. Le bureau est censé être fermé mais il me laisse rentrer et je peux lui donner mes papiers, j'en profite pour lui faire les yeux doux et lui rappeler mon enthousiasme à travailler, il est bourru mais il est sympa.
Nicky est déjà parti se coucher, je vais la rejoindre dans la chambre, elle n'arrive pas à se mettre au lit, elle déprime. La japonaise dort déjà mais elle doit se réveiller vers 20h pour aller voir sur le tableau à l'entrée si elle bosse demain. Nicky exagère elle fait du bruit, trafique dans des sacs plastiques, me parle fort, je lui dit de faire moins de bruit, elle me dit qu'elle s'en fout, qu'elle aime pas les asiat' (?!? mais elle est asiatique ?!?).
Notre chambre est collée à la cuisine et tous les bruits nous parviennent comme s'ils venaient de la chambre elle-même. Je lui parle de l'autre backpacker que j'ai vu, on décide d'aller voir comment il est, le bureau de réservation est fermé mais nous profitons de l'entrée de quelques personnes pour nous faufiler à l'intérieur et faire l'état des lieux. Il n'y a pas photo, première impression : il n'y a que des européens propres (à peu près), la salle de bain est propre, la cuisine est correcte et il y a une piscine. Nous décidons de nous y rendre des le lendemain pour réserver pour la semaine prochaine.
Nous rentrons, Nicky va se coucher, je décide de manger un petit truc avant, je n'en peux plus, je suis crevée. je me fait le truc le plus simple possible : un bol de nouilles chinoises dans lequel il faut juste mettre un peu d'eau bouillante : pas trop de trucs à toucher. Je décide d'aller manger dehors où il y a des tables de jardin mais la musique est tellement forte que je reste dans l'escalier de service face à un toit. Je suis dans le passage mais au moins je suis seule, j'ai le plaisir de constater que j'ai un petit compagnon de repas : un petit chat noir très apeuré mais très affamé. N'ayant pas très faim je partage mes nouilles avec lui, j'aimerais avoir plus de trucs à lui donner car je découvre toute sa petite famille plus loin : une chatte et trois chatons. Curieusement je me sentais vraiment mieux avec ces pauvres chats de gouttière qu'avec les autres tarés en bas qui écoutaient de la musique métal et s'imbibaient d'alcool. Je vais me coucher vers 8h, je constate qu'il n'y a pas de rideaux ni de volets à la fenêtre... J'étale les quelques vêtements chauds sur moi en tant que couverture, met mes boules quiès mon masque et essaie de dormir. Je vais le faire : je vais passer cette épreuve, une semaine ici, à bosser ça va passer vite, plus tard quand j'y repenserai ça me fera rire. Malgré le bruit et le froid, car ici il fait très chaud le jour mais très froid la nuit, j'arrive à m'endormir pendant une heure à peine car la japonaise se lève, allume la lumière, claque la porte, fouille dans ses sacs en plastiques. Je me dis qu'elle se venge de Nicky qui a fait du bruit tout à l'heure. Ca dure un certain temps jusqu'à ce qu'elle aille se coucher enfin, la nuit passe par petites plages de sommeil : réveillée toutes les heures par des portes qui claquent, les mecs qui parlent, rigolent et hurlent dans la cuisine, les trains qui klaxonnent - on est juste à côté de la voie ferrée - la lumière du jour vers 4h du matin.
Peu après la japonaise se lève pour bosser elle rallume la lumière et se remet à faire du bruit sans aucun respect pour nous trois, je m'assoie, la regarde et lui dit calmement que franchement c'est pas très sympa d'allumer la lumière, elle me fait un "oui" tout mignon et éteint la lumière et arrête de faire du bruit. Alors soit elle est très conne et qu'il lui venait même pas à l'idée que ça pouvait nous gêner, soit elle a jugé que sa vengeance était accomplie, je ne serais jamais.
Je me rendors et me réveille vers 7h complètement gelée, j'ai greloté toute la nuit. Nicky est debout, elle déprime toujours, je jui dit qu'il faut avoir du courage et que l'on peut y arriver. Je file vers la douche dégueulasse, comme tout ici, et tente de me réchauffer sous l'eau bouillante. En descendant on croise le proprio qui nous dit qu'on a du boulot ce soir : ramasser des cougettes, il parait que c'est ce qu'il y a de plus dur, que ça casse le dos mais plutôt bosser que rester là.
Un petit dej vite fait et l'on file à l'autre auberge de jeunesse qu'on a vu la veille.
Le mec de la réception nous dit qu'on doit attendre le check out avant de pouvoir s'avoir s'il y a de la place, il nous propose d'attendre près de la piscine sur les transats, trop bien ! On envisage de venir dormir sur les transats la nuit cette semaine et de ne rentrer à l'autre backpacker que pour aller travailler. Plusieurs personnes attendent avec nous plus loin. Bonne nouvelle il y a de la place, je dit au mec de la réception que l'on réserve la chambre ce soir ! Tant pis pour l'autre,on va inventer un truc et tenter de se faire rembourser, On achète la semaine directement (de toute façon on ne peut pas faire autrement). On retourne à l'autre auberge de jeunesse trop heureuses de sortir de se calvaire ! Avant de rentrer je check Nicky, on décide de faire une mine déconfite et de se rendre à la réception.
Je lui explique gravement que nous devons partir malheureusement, que l'on est désolée mais que pour des raisons personnelles on ne peut pas rester. Bien sur il nous montre un panneau sur le mur indiquant qu'aucun remboursement n'est possible. On s'en fout au point où l'on est. on file chercher nos affaires, enlever les draps et rendre nos boîtes, on récupère nos 30 dollars de caution pour les clés, et adieu. Sur le parking, je récupère un caddie et l'on pose toutes nos affaires dedans telles deux clochardes on file à l'autre backpacker à 200 m.
On fait le check in et découvre notre chambre remplie de garçons dans leur lit enlacés avec des nanas ! Je dit au mec de la réception que je croyais que c'était une chambre que de filles, il me dit qu'ici il n'y a que des chambres mixtes, bon je commence à déchanter... La chambre pue le sexe, Nicky l'appelle le baisodrome...
On pose nos affaires vite fait et on va visiter. On rencontre beaucoup de français, leur raconte notre périple et ils nous disent que l'on était dans le pire backpacker de Bundaberg ! Ils nous expliquent que la première chose à faire est d'aller voir Tony, celui qui s'occupe du boulot ici, c'est lui qui décide qui va où, et qui travaille ou pas. Je le trouve sur le parking, je lui dit "bonjour je m'appelle Elodie et je veux bosser !", il me demande le dossier (qu'on nous a donné à notre arrivée). Plus tard, bonne nouvelle deux personnes se sont désistés pour un job, on prend leur place ce soir !
Départ à 18h, on rencontre Jacinthe, une française très sympa qui fait partie de notre groupe, il y a aussi : Adam : un américain sympa qui parle un peu français, Jens, un géant blond allemand, Eiske (dire ailleska), une allemande demi anglaise, trop belle trop parfaite et qu'il le sait en plus, gnaha, sa copine Astrid : une norvégienne 18 ans très bavarde qui monopolise toujours l'attention, et Jasmina : une allemande toute mignonne mais un peu nunuche qui rigole bêtement pour un rien.
Nous sommes transportés dans une usine en pleine campagne, la lumière, la végétation : on est en Australie. Les autres on déjà bossé une nuit ici, nous rencontrons Matt, le "patron", 23 ans, macho et bien bauf mais à peu près sympa.
La fonction de cette usine est d'empaqueter des tomates cerises dans des boîtes en plastiques pour Coles ou Woolworth (= Leclerc, Auchan). Il y a différents postes pour lesquels les filles font un roulement - les garçons eux restent toujours au même endroit, pourquoi on ne sait pas car on pourrait faire leur boulot et ils pourraient faire les nôtres ? - ça consiste dans l'ordre à :
- trier les tomates sur un tapis roulants, je déteste ce boulot pour tout : c'est chiant, et ça m'insupporte de de jeter des tonnes de tomates à la poubelle parce qu'elles ont un tout petit défaut, qu'il reste la queue où qu'elles ne sont pas assez mûres, je trouve ça horrible, ils pourraient les offrir à des associations caritatives, soit disant qu'ils les donnent aux bêtes, mais dans les mêmes bennes ils mettent les autres déchets non consommables genre les boîtes en plastique...
- s'occuper de la machine qui ferme les boîtes vérifier si les boîtes ne ripent pas, recharger les stocks, remplacer les boîtes qui ont raté à l'étiquetage et aider la personne qui ferme les boîtes. Mon poste préféré car on ne voit pas le temps passer il faut toujours être "aware".
- fermé les boîtes, c'est assez répétitif, on est collé au tapis roulant entre la machine et l'étiqueteuse et il faut vérifier que les boîtes soient bien fermées, comme 90% d'entre elles ne le sont pas ça fait du boulot, quand ce ne sont pas des double boîtes, des boîtes trop pleine, trop vide, qu'il y a une tomate avec une queue à l'intérieur, bref on ne chôme pas à ce poste, il faut être très rapide et utiliser ses deux mains. J'aime bien ce poste aussi mais au bout d'un moment on a très mal au jambes à rester debout sans bouger.
- mettre les boîtes dans les cagettes, très simples, on ne voit pas la temps passer non plus.
De 18h jusqu'à 2h30 du matin, avec 2 pauses on l'on grignote un petit truc, c'est l'usine.
Le boulot enfin fini, on rentre bien crevées, pressées de retrouver notre lit. Lorsque l'on ouvre la porte de la chambre un forte odeur de sexe, d'alcool et de testostérone nous submerge, deux lits sont vides, un autre, celui sous celui de Nicky est bien rempli...
Bizarre, un mec dort sur le sol complètement bourré...
Bon, on file dans nos lit en hauteur bien heureusement... On décide de demander à changer de chambre le lendemain. Nicky se lève et va faire un tour : elle ne peut pas dormir son lit remue... Une fille rigole, des bruits de succion, etc... bref je commence à regretter l'ancienne chambre. Boule Quiès, masque pour les yeux, il me faudrait aussi un masque pour le nez... 30 min plus tard la porte s'ouvre, la lumière est allumée 2 mecs et une nana complètement bourrés arrivent, ils sont morts de rire la fille a un rire hystérique, les mecs braillent, je m'assied dans le lit et leur dit de faire moins de bruit, mais dans leur état il n'y a plus beaucoup de neurones qui marchent. Et ça dure comme ça toute la nuit, ils rentrent, ils sortent, claquent les portes, rigolent, passent même par la fenêtre : l'enfer, je sens mes nerfs à bout... Je me réveille vers 9h, complètement cassée, les mecs sont dans leur lit, seuls, ils ronflent, je prends mes affaires et file vers la douche. Mauvaise nouvelle, les toilettes et douches sont fermées pour nettoyage, je dois attendre 30 minutes, je m'assied dans un petit coin dehors, je n'en peux plus. Un peu plus tard Nicky passe avec le mec de la réception, et avec un grand sourire - chose exceptionnelle car elle ne me parle presque pas : nos conversations se limitent au nécessaire - elle m'annonce qu'elle a demandé de changer de chambre et que c'était bon, je lui dit "mais tu n'as pas demandé pour moi ?!", elle me réponds "bah non mais c'est 7 dollars". J'étais dégoutée, après tout ce que j'ai fait pour elle, je me suis démenée à trouver un backpacker, un moyen pour venir ici quand le train était complet, tous les coup de téléphone que j'ai passé avec mon forfait - parce que le sien est toujours vide vu qu'elle parle des heures avec son copain en france et qu'elle ne veux pas parler anglais - pour nous sortir de ce merdier, là c'en est trop, elle s'en va s'installer, je craque, je n'ai même pas la force de m'engueuler avec elle. Elle revient Trois minutes plus tard "tu peux m'aider ?", elle voit bien que je pleure mais elle s'en fout "moi aussi j'ai craqué ce matin mais mon copain m'a remonté le moral", je lui répond qu'elle a bien de la chance, elle me dit "si tu veux tu peux me parler", ouais c'est ça.
Je prend enfin ma douche en pleurant, rein ne va, j'ai payé une fortune et fuit une situation inconfortable pour me mettre dans quelque chose de pire encore, je me sens complètement abattue. Habillée, propre, je file à la réception pour changer de chambre, il me dit que je suis dans la même chambre que ma "friend", j'aurais presque préféré qu'on soit séparées. Chambre 26, dans un autre bâtiment près de la piscine, air conditionné une chambre de 6 personnes vide, le calme, la propreté. On a notre propre cuisine et quelques salles de bain. A l'origine ce backpacker était un poste de police, certaines chambres sont placées dans les anciennes cellules de prison.
Je vais chercher mes affaires dans l'autre chambre, les mecs ne sont plus seuls dans leur lit et rigolent bien de notre situation. Bande de connards et pétasses dégénérés !
Je me couche et dors jusqu'à 15h. Réveillée, un plus fraîche et de meilleure humeur, je me fais un bon plat de pâtes, ça va mieux. Nicky ne quitte plus Jacinthe et m'ignore totalement, je mange toute seule, je commence à regretter de ne pas être venue toute seule, les autres sont vraiment là pour nous faire du mal. Jacinthe décide changer de chambre aussi et de s'installer avec nous, Trois françaises, le même rythme de travail, c'est cool.
On file bosser jusqu'à 2h du matin et dort du sommeil du juste jusqu'à 12h30 le lendemain. La journée passe très vite et on repart travailler jusqu'à... 6h du matin, une grosse commande vient d'arriver et la cadence de travail est augmentée. Pendant 3 heures je suis chargée d'empiler des cagettes sur des palettes : déplier les cagettes, les clipser, les emplier sur 19 rangées et faire 6 colonnes par palettes. Je m'y met à fond, j'ai l'impression de faire 3h de gym, mes muscles sont brulants, je suis en sueur, mais je ne m'arrête pas j'en profite pour perdre quelques grammes, En 3h je fais 7 palettes, 42 colonnes, 798 cagettes, sachant que j'ai aussi été chercher les palettes en bois, les ai positionnées, etc. J'ai bien bossé. Je préfère mille fois ce job même s'il est plus crevant que celui du tri de tomates !

En rentrant, quelqu'un dort dans le lit au dessus du mien : c'est Justine !
Une française qu'on a rencontrée à Sydney et qui devait partir à la base avec Nicky à Bundaberg mais qui n'a jamais réussi à se décider.
Je me couche et passe une très mauvaise nuit, j'ai mal partout et très mal au ventre. Je me lève vers 14h complètement claquée, me force à manger sans appétit des toasts pas grillés faute de grille pain et du lait avec du nesquick (il est vendu en boîte de conserve ici et le lait n'a vraiment pas le même goût qu'en France). Je vais faire une lessive, et c'est reparti, bonne nouvelle on était censés bosser comme la veille mais nous ne bosserons que jusqu'à 2h30, mauvaise nouvelle pour les finances par contre.
La nuit est passé très vite, Jacinthe a été préposée aux palettes elle aussi, mais elle ce l'est coulé douce ! elle a pris son temps, a été mangé un truc, etc elle s'est pas foulé. J'en parle à Nicky qui l'avait fait juste avant moi la veille pendant 1h, elle me dit "moi j'ai fait 5 palettes", quelle menteuse j'ai pris la suite elle avait fait une colonne et demi !! elle m'énerve !! Cette nuit on a le temps de parler car je suis à la machine et elle à la fermeture de boîtes, elle m'apprend qu'elle est raciste et qu'elle a voté LePen aux dernières élections, okay, je préfère ne rien dire et change de conversation. Vraiment plus ça va plus elle me dégoûte. Le fait de s'en vanter en plus, c'est affligent ! Elle a décidé de repartir en France dans un mois, elle n'a fait que Sydney et Bundaberg, je lui dit qu'elle pourrait au moins faire les trucs de base genre Uluru et la grande Barrière de Corail, elle a de l'argent qu'elle en profite, mais non elle veut rentrer voir son copain...
Avec Jacinthe on s'entend de mieux en mieux je pense que l'on ne se perdra pas de vue après. Elle est là pour pouvoir renouveler son visa : 88 semaines de boulots = 1 working Holiday Visa d'un an. Elle a rencontré quelqu'un à Brisbane et vit avec lui depuis un certain temps, c'est le grand amour. Elle a beaucoup voyagé en Asie et est vraiment intéressante. Je lui ai raconté ce que m'a dit Nicky plus tôt ça l'a mise hors d'elle !

Voilà j'ai passé la journée à taper tout ça, aujourd'hui c'est day-off, on est censés travailler demain mais on ne sait pas encore si c'est la journée ou la nuit.

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