Le départ
Réveil au pied levé à 6h du matin, tout le monde est prêt pour l'aventure, les 6 4x4 attendent d'être chargés dans la cour arrière. Dernier briefing sur la conduite dans le sable, sec ou humide, interdiction de rouler dans les vagues. Nous chargeons nous-même notre véhicule avec le matériel (tentes, sac de couchage, table, réchaud...) la nourriture et le plus important bien sur : l'alcool. Pour info pour nous 5 francophones nous avons pris un cubis de vin rouge, les suédois ont du prendre au moins 3 packs de 24 canettes de bière, et les écossaises 2 ou 3 cubis, qui a dit que les français étaient de gros buveurs ?
Tout le monde grimpe dans la voiture : 3 devant 8 derrière, pas beaucoup de place pour les jambes. Didier se dévoue pour conduire le premier, les suédois commencent déjà à picoler leurs bières, à 9h du matin, et les écossaises gloussent.
Le départ était assez stressant pour tout le monde, conduire cet engin pour la première fois est assez impressionnant même sur la route, mais tout le monde s'en sort bien.
La musique est à fond grâce au câble permettant de brancher un ipod.
Premier coup d'adrénaline lorsque pour accéder au ferry nous devons traverser la plage de sable sec et profond, heureusement personne ne reste enlisé.
Enfin nous arrivons sur l'île et chacun roule à sa cadence, la limite est de 80km/h, mais c'est assez difficile de rouler plus vite.
Certains feront les imbéciles et se retrouveront quelques kilomètres plus loin.
Changement de conducteur, je me dévoue.
C'est assez facile malgré les pédales très dures à enfoncer et ce sacré changement de roues motrices que je n'arriverais pas à passer moi-même (passer de 2 roues à 4 roues motrices) mais heureusement j'avais mon co-pilote suédois à côté de moi.
La plage est assez lisse, les traces laissées par les autres véhicules font des bosses, le truc est de rouler le plus près de vagues la où le sable est le plus humide. Les pièges sont les coulées d'eau douce de l'intérieur vers la mer qui créent des crevasses fréquemment et sont assez difficile à repérer de loin. Si l'on ne ralentit pas la voiture sans problème mais tout le monde se tape la tête au plafond et les bières volent partout ; )
Mon temps de conduite ne sera pas très long car nous arrivons à Eurong, une des petites villes de l'île : arrêt pipi.
Tout le monde est vivant ! ça c'est fait.
Une écossaise prend le volant et nous filons vers le lac McKensie au milieu de l'île.
Fraser Island est une énigme de la nature : personne n'a pu expliquer comment cette formation sableuse a pu se former à cet endroit. De plus l'île de 20 km de long est couverte d'une flore luxuriante : une vraie forêt tropicale posée sur du sable. Trois rochers à la pointe nord de l'île seraient sans doute à l'origine de la formation de l'île de sable. Pour l'anecdote le sable de Fraser Island vient des plages du sud est de l'Australie autrement dit de Sydney : Bondi, Manly, etc. La faune sur l'île est très diversifiée, préservée des humains par l'inaccessibilité de la forêt.
Lorsque les blancs sont arrivés sur l'île à leur habitude ils ont chassé ou tué les aborigènes qui vivaient là depuis toujours et se sont mis à exploiter le bois des arbres, un bois très imperméable parfait pour faire les bateaux.
Ce n'est que depuis plusieurs dizaines d'années que les habitants se sont révoltés de voir l'île exploitée de la sorte et le gouvernement a décrété Fraser Island comme réserve naturelle. Afin de protéger la réserve mais de profiter de sa beauté, des tours furent autorisés. Malgré tout, ces dernières années les habitants se sont encore révoltés car le seul moyen de se promener sur l'île était par ces tours organisés. La loi a donc été changée et l'accès sur l'île est limité à un certains nombres de 4x4, particuliers ou touristiques.
C'est ainsi que les backpackers de Rainbow Beach et Hervey Bay, les deux points d'accès à l'île, font leur beurre en louant des véhicules sans guide en les bourrant au maximum de jeunes avides d'aventures. Malgré tout cette solution reste la plus économique.
Le temps n'était pas avec nous, les nuages gris et lourds chargeaient le ciel.
Malgré tout la beauté du lac McKensie n'était pas gâchée.
Le sable blanc, l'eau transparente ou bleu turquoise, magnifique.
Je risquerais de me noyer en essayant de nager d'un point à un autre, à cause d'un peu d'asthme, je n'arrivais plus à respirer et les vaguelettes qui me frappaient le visage n'arrangeaient pas les choses.
Nous retournons sur la plage afin de poser notre campement avant la tombée de la nuit, malgré tout nous serons obligés de cuisiner dans la noir, vu que la lampe torche qu'ils nous ont fournis ne marchait pas. Heureusement nous avions Aurore et moi ramenées nos petites lampes torches rechargeables à manivelle, on reconnaît la scout et la débrouillarde !
Nous aurons la bonne surprise de partager le campement avec le 4x4 du couple de boulet, décidément ils nous poursuivent.
Le soir nous décidons que le lendemain nous nous lèverions à 5h - pour la marée basse - et essaierions de voir se qui soit disant bloque la route vers le nord, le barrage sur la carte n'est qu'à 3 km de notre campement.
-> les photos du jour 1 sont là !
Le lendemain, tous les francophones sont levés frais et prêts à partir, mais comme nous nous y attendions les autres dormaient toujours...
Nous préparons le petit déjeuner, faisons la vaisselle de la veille que les écossaises étaient censées faire la veille, en revenant toujours personne n'est sorti de sa tente. Nous les appelons "wake up" "come on" "let's go", cela commence vraiment à nous énerver car nous avons des horaires de marée à respecter. Enfin ils sortent de leur tente, et prennent le petit déjeuner. Mais plus tard nous apprendrons que les écossaises ont changé d'avis et ne veulent pas aller vers le nord, elles ont trop peur ! les suédois comme à leur habitude sont neutres, tant qu'ils peuvent boire leurs bière et fumer leurs joints.
Bref un beau moment de Koh Lanta avec les boulets, les râleurs, les pétasses, et toujours ce merdier, excusez-moi, quand il n'y a pas de leader et que personne n'arrive à ce mettre d'accord.
Nous décidons de rempaqueter les affaires et d'aller vider le sac poubelle à Eurong dans un premier temps.
Jessica et moi sommes très énervées et décidons d'aller de demander si l'on ne peut pas prendre le bus 4x4 qui fait le tour guidé de l'île, quitte à payer en plus, au moins on sera venues ici pour quelque chose. Nous parlons avec le chauffeur du bus qui nous dit qu'il ne voit pas où est le problème pour aller vers le nord, le cyclone n'a pas fait de dégât sur l'île... Nous lui expliquons la situation que nous voulons aller vers le nord mais qu'une partie du groupe ne veut pas, il nous conseille de les laisser là et de se barrer avec la voiture, c'est une idée. Les écossaises arrivent, nous demandons au chauffeur de leur expliquer qu'il n'y a rien à craindre à aller dans le nord, et enfin elles se décident. Merci monsieur.
Direction le nord Luke prend le volant, il a conduit des camions 4x4 lors de son service militaire et conduit le véhicule trop facile!
Le chauffeur de bus nous a prévenu d'un passage sur quelques mètres sur des rochers, secouant mais faisable.
Juste avant de passer les écossaises ont flipper et nous ont dit que si quoi que ce soit se passait elles ne paieraient pas.
Enfin, nous arrivons à Eli Creek, une rivière d'eau pure et transparente dont la source encore une fois est une énigme. la rive est bordée de sable et de pierres ponces.
-> photos !
Nous reprenons la route jusqu'à l'épave du Maheno, un cargot échoué en 1970 à cause d'un cyclone. Un air de Science fiction.
-> photos !
Nous n'irons pas plus loin que les Pinnacles : montagnes de sables colorés, encore une fois une énigme.
-> photos !
La marée nous obligeant à retourner vers notre campement pour la nuit.
Au final tout le monde était content : les francophones parce qu'on avait gagné (les français sont des rebels) et les autres parce qu'ils ont vu quelque chose qu'ils n'auraient pas vu si on ne les avait pas pousser.
Nous avons passer une bonne soirée, les écossaises ont cuisiné, nous avons fait des photos bizarre, fini le cubis, griller des chamallows sur les plaques, tout le monde a très bien dormi ce soir là...
-> les photos du jour 2
Le lendemain nous devions retourner pour prendre le ferry au sud à 13h. Nous avons laissé le volant à un des suédois qui pour une fois n'était pas imbibés car ils avaient fini toutes leurs bières la veille. Malgré tout ce petit jeune trop bronzé ne respectait pas tellement les passagers et malgré nos exclamations, mettait nos vies en danger en roulant trop vite et en faisant des trucs débiles. Le plus énervant de l'histoire c'est qu'encore une fois seuls les francophones râlaient, les écossaises gloussaient comme des poules, ce n'étaient plus les mêmes que la veille qui avaient peur de passer quelques rochers, cette fois le suédois a risqué de casser la voiture des dizaines de fois et elles rigolaient, les deux autres suédois, cuvaient leurs excès de la veille. Des baffes se perdent parfois...
Nous avons vu un autre lac, d'une couleur marron, personne ne s'est baigné.
Et enfin nous sommes arrivés à temps pour prendre le ferry et retourné sur la terre ferme.
Au final, nous avons mangé et bu beaucoup de sable de Fraser Island. Toute nos affaires même celles les plus protégées étaient pleines de sable.
Nous avons vu quelques dingos, genre de chiens errant à l'air sympathique, mais le soleil ne s'est montré que le dernier jour au matin avant de disparaitre encore une fois derrière les gros nuages pluvieux, même si nous avons eu la chance qu'il ne pleuvent pas pendant la nuit car nos tentes n'étaient pas imperméables.
Beaucoup d'insectes, genre moustiques et taons énormes qui nous sautent dessus dès que l'on sort de la voiture.
-> les photos du jour 3
Une bonne aventure, un bon Koh Lanta sans les caméras mais avec une voiture.

1 commentaire:
ça avait l'air cool comme même. les photos sont assez démentes. Tu es sûre que ça ne va pas faire peur à la Mo ?
stef
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