Le backpacker n'est vraiment pas terrible à 8 dans une toute petite chambre avec comme bruits de fond l'aération de l'immeuble d'à côté et le ventilateur du plafond qui tourne sans rafraîchir la pièce où il règne une chaleur d'enfer.
La température est très différente d'Alice Springs, je retrouve cette chaleur lourde et humide, je préfère ça, même si le soleil est trop lourd pour sortir en début d'après-midi.
Je n'ai que quelques jours ici alors je compte en profiter au maximum.
Le premier jour j'ai pris un bus pour me rendre au musée & galerie d'Art regroupant une collection d'arts aborigènes, une galerie sur le monde sous-marin un pauvre crocodile géant empaillé, mort par accident alors qu'ils essayaient de le capturer et enfin une galerie sur l'ouragan qui a ravager Darwin dans les années 60 le jour de Noël, ne laissant que des ruines derrière lui... Une partie du musée est aussi consacrée aux bateaux du pacific.
Il fait chaud, c'est pas encore la super forme, je me reposerais quelques heures dans le jardin face au musée avec vue sur la mer, car ce soir je vais voir mon premier coucher de soleil sur l'océan lors du fameux marché de Mindil situé à quelques centaines de mètres de là.
Je suis en avance les stands sont en train de s'installer mais déjà plusieurs dizaines de personnes font le tour pour repérer les affaires.
Sur le bord de mer et sur la plage, les familles s'installent avec leurs chaises pliantes, couvertures pour poser le pique-nique et bouteille de vin.
Il est maintenant difficile de se déplacer avec la foule qui se baladent entre les stands. Au marché de Mindil on trouve de tout : souvenirs, vêtements exotiques, sculpture de l'île Tiwi, niches de luxe pour chat, dents de crocodile en pendentif... Et surtout une énorme variété de nourritures de différents pays. J'essaierais un jus de fruits fraîchement pressé suivi d'un curry de poulet à la noix de coco de l'île du Timor, pour enfin terminer sur une crêpe au nutella, ça fait longtemps que je n'ai pas mangé comme ça !
Des groupes de musique, des jongleurs de chaînes enflammées, des montreurs d'animaux...
Le coucher de soleil était magnifique, j'avais l'impression d'assister à un feu d'artifices avec tous ces gens autour.
Je ferais quelques achats, à ce stade du voyage, je peux me permettre d'acheter des souvenirs.
J'ai adoré l'ambiance de ce marché très familial et hippy, j'aime le fait que tout ce monde face le déplacement juste pour célébrer un coucher de soleil sur l'océan.
J'ai du changer de backpacker car le mien était complet pour ma dernière nuit à Darwin, je me retrouve donc dans celui d'en face à l'air plus sympathique. Dans la cour un énorme Frangipanier fait tomber ses fleurs parfumées dans la piscine. La chambre est encore très bruyante due au duo climatiseur-ventilateur tournant au maximum 24h/24.
Je passerais une nuit mémorable ! mais je ne peux pas raconter ça ici.
18/05/09 The Ghan
Il est temps de quitter Alice Springs et ses gens étranges.
Je vais mieux mais je ne peux pas encore me permettre d'activité trop fatigante.
Pour rejoindre Darwin, j'ai choisi de prendre le train légendaire qui relie la côte méridionale à la côte septentrionale australienne : le Ghan.
La construction de la ligne débuta en 1877, le train était affreusement lent du à trop de virages et à des différences d'écartement des rails, comme la ligne s'arrêtait quelques kilomètres avant Alice Springs les passagers devaient finir le voyage à dos de dromadaires afghans d'où le nom "Le Ghan".
En 1929, la ligne fut étendue jusqu'à Darwin, mais les plans étaient mal étudiés et la ligne a été plusieurs fois emportée à cause d'inondations subites dans des plaines où normalement il ne pleuvait jamais.
Enfin, en 1980, le projet fut repensé : les rails ont été standardisés et la ligne Alice Springs-Darwin fut déplacée de 200km pour éviter les inondations. Le train avait toujours de nombreux problèmes, des vivres devaient être envoyés par avion régulièrement, faute de pannes, il est même arrivé une fois avec 10 jours de retard...
Enfin, en 2004 on inaugura les derniers 1500km jusqu'à Darwin. La locomotive fut changée.
Et encore... certaines choses sont encore à améliorer : faute de budget et de place pour construire une gare pouvant accueillir 2 fois par semaine un train de 1km à l'intérieur de la ville, le train s'arrête à 25 km de Darwin.
Et le voyage reste encore très lent, à des années lumière d'un voyage en TGV.
Bien heureusement je n'ai pas eu de souci.
Départ à 18h30 d'Alice Springs, arrivée à 17h30 à Darwin le lendemain en classe "Red" c'est à dire siège "un peu inclinable". Pour info, pour aller dans la classe juste au dessus : couchette, il faut débourser près de 700$ de plus, inutile de vous dire le prix d'un billet en "Gold", où l'on a sa propre chambre avec double lit...
Le lendemain matin, le train a fait un arrêt (prévu) de plusieurs heures dans la ville de Katherine. J'en ai profité pour faire une croisière dans les fameuses gorges. L'air est chaud et humide ça fait du bien. Je verrais un crocodile d'eau douce qui est parait-il inoffensif, je n'irai pas vérifier. Et un serpent d'eau qui tentera de monter dans le bateau.
La balade est magnifique et pour une fois le rythme est leeeent, car la majorité du groupe est dans la catégorie seniors et au delà, ça change de ces groupes de jeunes où l'on doit courir tout le temps, vu mon état ça me convient parfaitement !
Nous arriverons à Darwin dans la soirée après avoir traversé des contrées de l'outback couvertes de montagnes de termites au formes étranges (voir article suivant).
Quelque chose de troublant est arrivé pendant le voyage : tout le monde était installé pour le départ, quand un homme est monté dans le train. Cet homme est "l'extrême" backpacker : il voyage depuis très très longtemps, sac à dos beige de taille moyenne avec sac de couchage qui a vécu, il a sur lui pratiquement tous ses vêtements en majorité noirs.
Sa barbe est très longue et ses cheveux sont attachés pour ne pas tomber dans ses yeux. Son teint est foncé.
Il a payé son billet de train comme tout le monde, on peut comprendre que même le voyageur le plus endurci n'a pas envie de marcher des milliers de kilomètres dans le désert. Mais quand on est depuis si longtemps sur la route, l'hygiène n'est pas terrible et l'odeur de cet homme était très "forte". Au bout d'un moment des gens se sont plaint au chef du wagon, qui est poliment venu lui recommander d'aller prendre une douche en lui donnant plusieurs savons (il y a des douches dans le train). Alors que l'homme se lavait, le chef de wagon nous a fait tout un discours comme quoi s'il sentait toujours, il allait faire arrêter le train pour l'abandonner sur le bord des rails. L'homme est revenu propre, mais puisqu'il n'a pas changé ses vêtements, l'odeur était toujours présente. Les gens ont continué de se plaindre, plus tard le chef de wagon l'a fait changer de place vers le fond du wagon (il était au milieu au départ) et a vidé un spray de parfum d'intérieur pour masquer l'odeur (si ce n'était pas pire après).
Bref les heures passent, tout le monde essaie de dormir dans la position plus ou moins confortable qu'un siège peut offrir, de nombreuses personnes dormiront par terre. Mon voisin, s'est mis à ronfler, mais pire que le bruit, était la mauvaise odeur de son haleine. Je ne dormirais pas beaucoup.
Enfin le matin, tout le monde est fatigué de cette drôle de nuit au milieu du désert.
L'homme est réveillé lui aussi et fait plusieurs allers et retours entre le wagon restaurant et sa place, ce qui fait qu'il embaume tout les passagers de son doux parfum très "humain", mais comme tout le monde il a le droit de marcher et de se détendre les jambes après plusieurs heures de train. Le chef du wagon lui "passera un savon" pour lui ordonner d'arrêter de se balader, parmi les passagers certains en rajouteront pour encore plus humilier ce pauvre homme qui n'a pour défaut que le fait de ne pas pouvoir changer de vêtements.
Le train s'arrêtera à Katherine vers 9h pour quelques heures.
Au retour, la navette pour le train s'est arrêtée dans le centre ville pour quelques minutes afin que de faire marcher le commerce des boutiques de souvenirs. Alors que je remontais dans le bus, je verrais l'homme se faire embarquer par la police. Pourtant plus tard, dans le train, il sera de retour. Le chef de wagon viendra encore lui faire quelques remarques bien sympathiques, je pense qu'il lui avait ordonné d'acheter de nouvelles affaires et qu'il ne l'a pas fait. (sans doute parce qu'on ne l'a pas laissé rentrer dans les magasins et que la police l'a embarqué pour le ramener au train illico)
Je le reverrais plusieurs fois dans les rues de Darwin.
Je n'arrête pas de me demander quelle est la morale à cette histoire ? Parce qu'on ne sent pas bon, on doit être maltraité et humilié devant tout le monde comme un clochard alors que l'on a payé son billet et que l'on se tient tranquille. Qu'en est-il du type qui sentait mauvais de la bouche à côté de moi, on aurait du le virer du train aussi ? Après tout il m'a plus gêner que cet homme. Lors de mon trajet en avion Darwin-Adelaïde, la femme devant moi sentira très fortement la sueur, et incommodera plusieurs personnes, doit-on l'empêcher de monter dans l'avion ? Les hôtesses auraient-elle du la prier d'aller se laver immédiatement ?
Après 23h de train, pas grand monde n'est frais...
Je vais mieux mais je ne peux pas encore me permettre d'activité trop fatigante.
Pour rejoindre Darwin, j'ai choisi de prendre le train légendaire qui relie la côte méridionale à la côte septentrionale australienne : le Ghan.
La construction de la ligne débuta en 1877, le train était affreusement lent du à trop de virages et à des différences d'écartement des rails, comme la ligne s'arrêtait quelques kilomètres avant Alice Springs les passagers devaient finir le voyage à dos de dromadaires afghans d'où le nom "Le Ghan".
En 1929, la ligne fut étendue jusqu'à Darwin, mais les plans étaient mal étudiés et la ligne a été plusieurs fois emportée à cause d'inondations subites dans des plaines où normalement il ne pleuvait jamais.
Enfin, en 1980, le projet fut repensé : les rails ont été standardisés et la ligne Alice Springs-Darwin fut déplacée de 200km pour éviter les inondations. Le train avait toujours de nombreux problèmes, des vivres devaient être envoyés par avion régulièrement, faute de pannes, il est même arrivé une fois avec 10 jours de retard...
Enfin, en 2004 on inaugura les derniers 1500km jusqu'à Darwin. La locomotive fut changée.
Et encore... certaines choses sont encore à améliorer : faute de budget et de place pour construire une gare pouvant accueillir 2 fois par semaine un train de 1km à l'intérieur de la ville, le train s'arrête à 25 km de Darwin.
Et le voyage reste encore très lent, à des années lumière d'un voyage en TGV.
Bien heureusement je n'ai pas eu de souci.
Départ à 18h30 d'Alice Springs, arrivée à 17h30 à Darwin le lendemain en classe "Red" c'est à dire siège "un peu inclinable". Pour info, pour aller dans la classe juste au dessus : couchette, il faut débourser près de 700$ de plus, inutile de vous dire le prix d'un billet en "Gold", où l'on a sa propre chambre avec double lit...
Le lendemain matin, le train a fait un arrêt (prévu) de plusieurs heures dans la ville de Katherine. J'en ai profité pour faire une croisière dans les fameuses gorges. L'air est chaud et humide ça fait du bien. Je verrais un crocodile d'eau douce qui est parait-il inoffensif, je n'irai pas vérifier. Et un serpent d'eau qui tentera de monter dans le bateau.
La balade est magnifique et pour une fois le rythme est leeeent, car la majorité du groupe est dans la catégorie seniors et au delà, ça change de ces groupes de jeunes où l'on doit courir tout le temps, vu mon état ça me convient parfaitement !
Nous arriverons à Darwin dans la soirée après avoir traversé des contrées de l'outback couvertes de montagnes de termites au formes étranges (voir article suivant).
Quelque chose de troublant est arrivé pendant le voyage : tout le monde était installé pour le départ, quand un homme est monté dans le train. Cet homme est "l'extrême" backpacker : il voyage depuis très très longtemps, sac à dos beige de taille moyenne avec sac de couchage qui a vécu, il a sur lui pratiquement tous ses vêtements en majorité noirs.
Sa barbe est très longue et ses cheveux sont attachés pour ne pas tomber dans ses yeux. Son teint est foncé.
Il a payé son billet de train comme tout le monde, on peut comprendre que même le voyageur le plus endurci n'a pas envie de marcher des milliers de kilomètres dans le désert. Mais quand on est depuis si longtemps sur la route, l'hygiène n'est pas terrible et l'odeur de cet homme était très "forte". Au bout d'un moment des gens se sont plaint au chef du wagon, qui est poliment venu lui recommander d'aller prendre une douche en lui donnant plusieurs savons (il y a des douches dans le train). Alors que l'homme se lavait, le chef de wagon nous a fait tout un discours comme quoi s'il sentait toujours, il allait faire arrêter le train pour l'abandonner sur le bord des rails. L'homme est revenu propre, mais puisqu'il n'a pas changé ses vêtements, l'odeur était toujours présente. Les gens ont continué de se plaindre, plus tard le chef de wagon l'a fait changer de place vers le fond du wagon (il était au milieu au départ) et a vidé un spray de parfum d'intérieur pour masquer l'odeur (si ce n'était pas pire après).
Bref les heures passent, tout le monde essaie de dormir dans la position plus ou moins confortable qu'un siège peut offrir, de nombreuses personnes dormiront par terre. Mon voisin, s'est mis à ronfler, mais pire que le bruit, était la mauvaise odeur de son haleine. Je ne dormirais pas beaucoup.
Enfin le matin, tout le monde est fatigué de cette drôle de nuit au milieu du désert.
L'homme est réveillé lui aussi et fait plusieurs allers et retours entre le wagon restaurant et sa place, ce qui fait qu'il embaume tout les passagers de son doux parfum très "humain", mais comme tout le monde il a le droit de marcher et de se détendre les jambes après plusieurs heures de train. Le chef du wagon lui "passera un savon" pour lui ordonner d'arrêter de se balader, parmi les passagers certains en rajouteront pour encore plus humilier ce pauvre homme qui n'a pour défaut que le fait de ne pas pouvoir changer de vêtements.
Le train s'arrêtera à Katherine vers 9h pour quelques heures.
Au retour, la navette pour le train s'est arrêtée dans le centre ville pour quelques minutes afin que de faire marcher le commerce des boutiques de souvenirs. Alors que je remontais dans le bus, je verrais l'homme se faire embarquer par la police. Pourtant plus tard, dans le train, il sera de retour. Le chef de wagon viendra encore lui faire quelques remarques bien sympathiques, je pense qu'il lui avait ordonné d'acheter de nouvelles affaires et qu'il ne l'a pas fait. (sans doute parce qu'on ne l'a pas laissé rentrer dans les magasins et que la police l'a embarqué pour le ramener au train illico)
Je le reverrais plusieurs fois dans les rues de Darwin.
Je n'arrête pas de me demander quelle est la morale à cette histoire ? Parce qu'on ne sent pas bon, on doit être maltraité et humilié devant tout le monde comme un clochard alors que l'on a payé son billet et que l'on se tient tranquille. Qu'en est-il du type qui sentait mauvais de la bouche à côté de moi, on aurait du le virer du train aussi ? Après tout il m'a plus gêner que cet homme. Lors de mon trajet en avion Darwin-Adelaïde, la femme devant moi sentira très fortement la sueur, et incommodera plusieurs personnes, doit-on l'empêcher de monter dans l'avion ? Les hôtesses auraient-elle du la prier d'aller se laver immédiatement ?
Après 23h de train, pas grand monde n'est frais...
10/05/09 La Terre du Milieu
Arrivée à Alice Springs vers 12h, première constatation : il fait froid !
Un bon repos mérité au backpacker et levée à 5h du matin pour le voyage vers les rochers sacrés du Northern Territory.
Allez on y va.
Le voyage débute par 5 heures de route (encore) vers les Kata Tjuta, les rochers les plus sacré pour les aborigènes.
Un mal de tête me compresse le crane depuis le matin, la balade va peut-être me faire du bien.
Quelques kilomètres dans les rochers au pas de course comme d'habitude dans les tours, impossible de s'arrêter 2 secondes pour prendre une photo, pour rester 20 minutes à écouter un discours totalement inintéressant de notre guide dans l'ombre, le froid et dans un endroit pas terrible. Grr
Et n'oublions pas les mouches ! Assez petites elles forment un nuage autour de vous dès que vous mettez le nez dehors, elles se posent partout sans hésitation et avec détermination, sur les paupières, les oreilles, les narines, les dents... vive le filet anti mouches !
Les rochers sont magnifiques, la lumière est superbe, le orange/ocre/doré contrastant avec le bleu du ciel, magique.
-> les photos sont là !
Arrivés au point culminant pour voir la vallée magnifique, tout le monde peu enfin prendre des photos. Chacun y va de sa petite photo face à la vallée et je me prend au jeu en demandant à mon copain japonais : Kenta de me prendre en photo, malheureusement lors du passage il l'a laissé tombé dans les cailloux et la poussière l'objectif sorti - la peur de ma vie !
Heureusement pas trop de dégats, un petit coup sur le côté et sur le métal de l'objectif mais rien à la lentille, oufff
J'avais déjà un petit problème d'ouverture du cache depuis Fraser Island et là le cache ne veut carrément plus s'ouvrir même manuellement...
Il faut le remettre dans le contexte, je suis fatiguée et je tiens énormément à mon appareil surtout là où je m'apprête à photographier les merveilles du désert, je suis sous le choc et décide de commencer à descendre vers le bus avant les autres.
Les larmes se mettent à couler et quelques mètres après c'est mon nez qui se met à saigner et pas qu'un peu. Des gouttes et des gouttes de sang qui s'éclatent sur la terre ocre malgré les mouchoirs, l'horreur.
Derrière moi, j'entendrais les filles du groupe dire "oh mais c'est quoi ça ? on dirait du sang !".
Un gentil monsieur me donnera un petit peu de réconfort en restant un peu avec moi.
Le guide arrivera bien après, bien peu soucieux.
Heureusement ça finira par s'arrêter, ouf.
Mais je suis à bout de force, mal de tête malgré les cachets, fatigue.
Nous roulerons ensuite vers notre campement près d'Uluru pour y voir le coucher de soleil superbe.
Je suis gelée !
Nous allumons un feu bienvenu dans le froid de la nuit et nous préparons à dormir dans les fameux "swags" sorte de sac de couchage australien en toile avec un petit matelas à l'intérieur. Les swagmen étaient connus pour se balader sur les routes australiennes s'arrêtant pour la nuit pour dormir dans leur swag.
Je grelotte déjà, malgré les couches de vêtements que j'ai rajouté, pyjama sous le jean, trois Tshirts un pull et ma laine polaire.. Je n'ai qu'une envie aller me coucher.
Dans le swag on dispose nos sacs de couchage et un petit oreiller, un rabat permet de garder la tête au chaud, c'est plutôt confortable, juste le ciel au dessus. Mais j'ai vraiment très mal dormi, grelotant, frissonant, me réveillant gelée frigorifiée.
Vers minuit il a fallu que j'aille faire pipi, l'horreur.
Dans la nuit un dingo est venu visité nos poubelles qui n'avaient pas été ramassées dans la cabane.
Réveil à 5h, notre guide qui avait disparu depuis la veille est réapparu comme par miracle. Plus tard on apprendra qu'il avait passé la soirée avec le groupe d'à côté à leur jouer de la guitare, et nous on sent mauvais ?
Il nous dit de nous dépêcher, 20 minutes pur déjeuner, j'ai pas faim.
Direction Uluru (Ayers Rock) pour y voir le lever de soleil.
Certains sont déposés au pied du rocher pour y faire le tour complet (de nuit ?).
Les autres vont voir le lever de soleil sur Uluru de plus loin et ensuite on le choix entre faire le demi-tour du rocher en rattrapant les autres ou le choix de l'escalader malgré le fait que les aborigènes ne veulent pas.
Moi je reste dans le bus je n'ai pas tellement envie de bouger, je me sens vraiment mal. Mon cou est gonflé, mes ganglions forment des boules douloureuses qui m'empêchent de tourner la tête.
Je me décide enfin à sortir pour prendre des photos c'est comme même Uluru !
Je me retrouve au milieu d'un groupe de japonais, qui sont tous en train de prendre des photos avec le petit signe de la victoire entourant leur visage souriant comme ils savent bien le faire. Je veux rester avec eux : ils ont des tabourets, derrière eux une petite table avec thé, café, gateaux, leurs guides ont l'air fantastique. Je l'ai dit que les tours japonais sont bien meilleurs.
En revenant au bus je me fait entrainée par une allemande pour faire le demi-tour avec elle. Allez.
Le rocher est magnifique, la lumière, les grottes, les différentes textures, les dessins aborigènes, grandiose.
Mais je ne peux pas vraiment en profiter, j'ai froid et mon cœur tape dans ma tête à chaque pas, je me coucherai par terre.
Enfin le tour bouclé, une autre marche culturelle est prévue, je décide de rester faire un somme au chaud dans le bus en plus le tour est guidé par ce stupide guide inintéressant je ne manque rien.
ça va un peu mieux, nous allons ensuite visiter un centre culturel aborigène pour en savoir un peu plus sur cette culture si bien gardé, car selon les lois aborigènes il leur est interdit de divulguer leurs rituels et Histoire, ce qui les rend si énigmatiques. Nous ne savons que très peu de choses sur eux.
Direction Kings Canyon, je somnolerais pendant tout le trajet je veux être en forme pour la randonnée du lendemain qui est - parait-il - la plus belle. Le campement est identique au précédent, mais cette fois nous avons l'opportunité de dormir dans des tentes permanentes, je ne suis pas la seule à avoir eu froid la nuit précédente et presque tout le monde choisit les tentes.
Je me force à manger. J'ai l'occasion de prendre ma température : 38.6°...
Soirée chamallows grillés, mmh
La nuit sera un peu meilleure. Les cris des dingos retentiront dans la nuit.
Le lendemain, ça va un peu mieux, je n'ai pas mal à la tête, houra, mon cou est toujours très douloureux.
Je pourrais faire la randonnée de 6km dans le canyon jusqu'au Jardin d'Eden, magnifique !
Au milieu du désert, cette oasis avec de l'eau pure, des plantes tropicales et des oiseaux partout, ce jardin porte bien son nom.
Et ces falaises abruptes sur lesquelles l'echo résonne infiniment, on se sent comme sur le toit du monde.
Une pauvre fille fera tombé sa caméra numérique dans l'eau du jardin, le guide prit d'un élan généreux ira la repêcher, je ne sais pas si elle marche encore mais elle avait l'air en bonne état. La fille était dans le même état que moi quand mon appareil photo est tombé à Kata Tjuta.
Avec Kenta et une copine canadienne : Gio, nous jouons les rebelles à prendre notre temps pour prendre les photos, après tout on a le temps ! on a rien à faire après à part rentrer à Alice Springs et tout est si beau. Le guide nous réprimandera comme des gamins de 12 ans, je ne paie pas pour qu'on me traite ainsi, c@##rd. On continuera à aller à notre rythme, nah.
Impossible de dormir au retour, j'ai trop mal dans le cou et je suis inquiète que cela vienne d'une infection de mon pied (que j'ai ouvert 3 jours plus tôt sur les rochers).
En arrivant une bonne douche et je file aux urgences.
Je n'attendrais pas longtemps et serais soignée en 3 minutes et demi par un médecin indien aux cheveux longs.
Diagnostic : tomillitis, une sorte de grippe. rien à voir avec mon pied, ouf, je me voyais déjà faire couper l'orteil ou le pied à cause de la gangrène.
10 jours d'antibiotiques.
Question : comment peut-il savoir que ce n'est pas la fière porcine car j'ai absolument tous les symptômes ?
Voilà depuis je me repose à Alice Springs.
Je prend le train Lundi vers Darwin, un beau voyage dans le fameux Ghan.
Un bon repos mérité au backpacker et levée à 5h du matin pour le voyage vers les rochers sacrés du Northern Territory.
Allez on y va.
Le voyage débute par 5 heures de route (encore) vers les Kata Tjuta, les rochers les plus sacré pour les aborigènes.
Un mal de tête me compresse le crane depuis le matin, la balade va peut-être me faire du bien.
Quelques kilomètres dans les rochers au pas de course comme d'habitude dans les tours, impossible de s'arrêter 2 secondes pour prendre une photo, pour rester 20 minutes à écouter un discours totalement inintéressant de notre guide dans l'ombre, le froid et dans un endroit pas terrible. Grr
Et n'oublions pas les mouches ! Assez petites elles forment un nuage autour de vous dès que vous mettez le nez dehors, elles se posent partout sans hésitation et avec détermination, sur les paupières, les oreilles, les narines, les dents... vive le filet anti mouches !
Les rochers sont magnifiques, la lumière est superbe, le orange/ocre/doré contrastant avec le bleu du ciel, magique.
-> les photos sont là !
Arrivés au point culminant pour voir la vallée magnifique, tout le monde peu enfin prendre des photos. Chacun y va de sa petite photo face à la vallée et je me prend au jeu en demandant à mon copain japonais : Kenta de me prendre en photo, malheureusement lors du passage il l'a laissé tombé dans les cailloux et la poussière l'objectif sorti - la peur de ma vie !
Heureusement pas trop de dégats, un petit coup sur le côté et sur le métal de l'objectif mais rien à la lentille, oufff
J'avais déjà un petit problème d'ouverture du cache depuis Fraser Island et là le cache ne veut carrément plus s'ouvrir même manuellement...
Il faut le remettre dans le contexte, je suis fatiguée et je tiens énormément à mon appareil surtout là où je m'apprête à photographier les merveilles du désert, je suis sous le choc et décide de commencer à descendre vers le bus avant les autres.
Les larmes se mettent à couler et quelques mètres après c'est mon nez qui se met à saigner et pas qu'un peu. Des gouttes et des gouttes de sang qui s'éclatent sur la terre ocre malgré les mouchoirs, l'horreur.
Derrière moi, j'entendrais les filles du groupe dire "oh mais c'est quoi ça ? on dirait du sang !".
Un gentil monsieur me donnera un petit peu de réconfort en restant un peu avec moi.
Le guide arrivera bien après, bien peu soucieux.
Heureusement ça finira par s'arrêter, ouf.
Mais je suis à bout de force, mal de tête malgré les cachets, fatigue.
Nous roulerons ensuite vers notre campement près d'Uluru pour y voir le coucher de soleil superbe.
Je suis gelée !
Nous allumons un feu bienvenu dans le froid de la nuit et nous préparons à dormir dans les fameux "swags" sorte de sac de couchage australien en toile avec un petit matelas à l'intérieur. Les swagmen étaient connus pour se balader sur les routes australiennes s'arrêtant pour la nuit pour dormir dans leur swag.
Je grelotte déjà, malgré les couches de vêtements que j'ai rajouté, pyjama sous le jean, trois Tshirts un pull et ma laine polaire.. Je n'ai qu'une envie aller me coucher.
Dans le swag on dispose nos sacs de couchage et un petit oreiller, un rabat permet de garder la tête au chaud, c'est plutôt confortable, juste le ciel au dessus. Mais j'ai vraiment très mal dormi, grelotant, frissonant, me réveillant gelée frigorifiée.
Vers minuit il a fallu que j'aille faire pipi, l'horreur.
Dans la nuit un dingo est venu visité nos poubelles qui n'avaient pas été ramassées dans la cabane.
Réveil à 5h, notre guide qui avait disparu depuis la veille est réapparu comme par miracle. Plus tard on apprendra qu'il avait passé la soirée avec le groupe d'à côté à leur jouer de la guitare, et nous on sent mauvais ?
Il nous dit de nous dépêcher, 20 minutes pur déjeuner, j'ai pas faim.
Direction Uluru (Ayers Rock) pour y voir le lever de soleil.
Certains sont déposés au pied du rocher pour y faire le tour complet (de nuit ?).
Les autres vont voir le lever de soleil sur Uluru de plus loin et ensuite on le choix entre faire le demi-tour du rocher en rattrapant les autres ou le choix de l'escalader malgré le fait que les aborigènes ne veulent pas.
Moi je reste dans le bus je n'ai pas tellement envie de bouger, je me sens vraiment mal. Mon cou est gonflé, mes ganglions forment des boules douloureuses qui m'empêchent de tourner la tête.
Je me décide enfin à sortir pour prendre des photos c'est comme même Uluru !
Je me retrouve au milieu d'un groupe de japonais, qui sont tous en train de prendre des photos avec le petit signe de la victoire entourant leur visage souriant comme ils savent bien le faire. Je veux rester avec eux : ils ont des tabourets, derrière eux une petite table avec thé, café, gateaux, leurs guides ont l'air fantastique. Je l'ai dit que les tours japonais sont bien meilleurs.
En revenant au bus je me fait entrainée par une allemande pour faire le demi-tour avec elle. Allez.
Le rocher est magnifique, la lumière, les grottes, les différentes textures, les dessins aborigènes, grandiose.
Mais je ne peux pas vraiment en profiter, j'ai froid et mon cœur tape dans ma tête à chaque pas, je me coucherai par terre.
Enfin le tour bouclé, une autre marche culturelle est prévue, je décide de rester faire un somme au chaud dans le bus en plus le tour est guidé par ce stupide guide inintéressant je ne manque rien.
ça va un peu mieux, nous allons ensuite visiter un centre culturel aborigène pour en savoir un peu plus sur cette culture si bien gardé, car selon les lois aborigènes il leur est interdit de divulguer leurs rituels et Histoire, ce qui les rend si énigmatiques. Nous ne savons que très peu de choses sur eux.
Direction Kings Canyon, je somnolerais pendant tout le trajet je veux être en forme pour la randonnée du lendemain qui est - parait-il - la plus belle. Le campement est identique au précédent, mais cette fois nous avons l'opportunité de dormir dans des tentes permanentes, je ne suis pas la seule à avoir eu froid la nuit précédente et presque tout le monde choisit les tentes.
Je me force à manger. J'ai l'occasion de prendre ma température : 38.6°...
Soirée chamallows grillés, mmh
La nuit sera un peu meilleure. Les cris des dingos retentiront dans la nuit.
Le lendemain, ça va un peu mieux, je n'ai pas mal à la tête, houra, mon cou est toujours très douloureux.
Je pourrais faire la randonnée de 6km dans le canyon jusqu'au Jardin d'Eden, magnifique !
Au milieu du désert, cette oasis avec de l'eau pure, des plantes tropicales et des oiseaux partout, ce jardin porte bien son nom.
Et ces falaises abruptes sur lesquelles l'echo résonne infiniment, on se sent comme sur le toit du monde.
Une pauvre fille fera tombé sa caméra numérique dans l'eau du jardin, le guide prit d'un élan généreux ira la repêcher, je ne sais pas si elle marche encore mais elle avait l'air en bonne état. La fille était dans le même état que moi quand mon appareil photo est tombé à Kata Tjuta.
Avec Kenta et une copine canadienne : Gio, nous jouons les rebelles à prendre notre temps pour prendre les photos, après tout on a le temps ! on a rien à faire après à part rentrer à Alice Springs et tout est si beau. Le guide nous réprimandera comme des gamins de 12 ans, je ne paie pas pour qu'on me traite ainsi, c@##rd. On continuera à aller à notre rythme, nah.
Impossible de dormir au retour, j'ai trop mal dans le cou et je suis inquiète que cela vienne d'une infection de mon pied (que j'ai ouvert 3 jours plus tôt sur les rochers).
En arrivant une bonne douche et je file aux urgences.
Je n'attendrais pas longtemps et serais soignée en 3 minutes et demi par un médecin indien aux cheveux longs.
Diagnostic : tomillitis, une sorte de grippe. rien à voir avec mon pied, ouf, je me voyais déjà faire couper l'orteil ou le pied à cause de la gangrène.
10 jours d'antibiotiques.
Question : comment peut-il savoir que ce n'est pas la fière porcine car j'ai absolument tous les symptômes ?
Voilà depuis je me repose à Alice Springs.
Je prend le train Lundi vers Darwin, un beau voyage dans le fameux Ghan.
08/05/09 De Cairns à Alice Springs
33 heures.
33 heures de route...
avec 3 changements à Townsville, Mt Isa et Tenant Creek.
Pas de doute, l'Australie est un grand pays.
-> les photos sont là!
33 heures de route...
avec 3 changements à Townsville, Mt Isa et Tenant Creek.
Pas de doute, l'Australie est un grand pays.
-> les photos sont là!
07/05/09 Croisière vers Green Island
Le lendemain réveil à 5h du matin...
Direction la marina pour embarquer sur l'Ocean Free, un voilier qui va m'emmener, moi et une vingtaine de personnes vers la grande barrière de corail et Green Island, histoire de dire au revoir au poissons colorés et d'essayer de voir une torture et d'enfin de voir Nemo ou du moins quelqu'un de sa famille.
Le groupe est constitué de gens assez agés (pas des seniors mais pas des backpackers non plus) en majorité des italiens, ça change !
Le temps est très mauvais... le vent la pluie, quelques personnes ne seront pas très à l'aise et une pauvre dame restera aggripée à la barrière sous la pluie cherchant à ne pas revoir son petit déjeuner.
Heureusement, ouf, pfiou, les nuages se sont effacés et le ciel bleu a pris leur place en arrivant à Green Island.

Green Island est une toute petite île magnifique, sur laquelle on trouve un hôtel de luxe et une petite forêt tropicale.
Sur la plage on trouve une faune importante car la côte est couverte d'herbe de mer qui est consommée par les tortues de mer que l'on voit donc fréquemment.
Dernière plongée au tuba sur la grande barrière de corail, je ne me sens pas très rassurée car il y a beaucoup de vagues qui me frappent le visage quand je suis à la surface et me pousse loin du bateau. Mais le prof de plongée qui est beau comme un dieu et parle quelques mots de français, vient à la rescousse des débutants pour faire un tour guidé en tenant la bouée de sauvetage. Grâce à lui, je verrais enfin deux cousins à Nemo mais les tortues ne se montreront pas.
Une des filles de l'équipage a jeté des crevettes dans l'eau afin que les gros poissons, notamment les requins de coraux viennent les manger.
Une navette nous amène sur l'île, sur laquelle je joue les Nicolas Hulot à chercher les petites bêtes en essayant de ne rien détruire. Je me suis bien amusée, à chaque pas quelque chose de bizarre et vivant. Et le fait de marcher dan l'herbe dans l'eau est très spécial.
Ushuïa sur Green Island :
et là c'est le drame...
en quelques millisecondes mon pied droit a glissé sur les rochers ressemblant à de la moquette mouillée, et le voilà qui se met à saigner, et saigner... et en plus ça fait mal !
Je me rince le pied dans l'eau de mer pour désinfecter et voir les dégats, mon orteil du milieu et le dessous du pied sont ouverts. Je suis obligée de rentrer par l'intérieur de l'île pour ne pas marcher sur le sable.
Arrivée sur le bateau mon bel apollon me donnera une lingette de bétadine afin que je désinfecte tout ça.
Le retour sera moins gris mais aussi agité mais les voiles seront enfin mises.
Petit apéro sur le bateau avec vin et fromage.
-> les photos sont là!
Ce soir je dois prendre le bus pour Alice Springs à minuit et demi...
Je resterais dans le backpacker, après avoir pris une bonne douche et mangé des pâtes.
D'ailleurs en cuisinant, je recevrais de l'huile bouillante de la poêle du mec d'en face qui a jeté inconsciemment sa bidoche à l'intérieur. Mon poignet sera brûlé et mon Tshirt tâché, obligée de le laver en urgence et de le sécher pendant 30 minutes au sèche main. boulet.
Fatiguée...
PS : le bel apollon était déjà pris par une savoyarde
Direction la marina pour embarquer sur l'Ocean Free, un voilier qui va m'emmener, moi et une vingtaine de personnes vers la grande barrière de corail et Green Island, histoire de dire au revoir au poissons colorés et d'essayer de voir une torture et d'enfin de voir Nemo ou du moins quelqu'un de sa famille.
Le groupe est constitué de gens assez agés (pas des seniors mais pas des backpackers non plus) en majorité des italiens, ça change !
Le temps est très mauvais... le vent la pluie, quelques personnes ne seront pas très à l'aise et une pauvre dame restera aggripée à la barrière sous la pluie cherchant à ne pas revoir son petit déjeuner.
Heureusement, ouf, pfiou, les nuages se sont effacés et le ciel bleu a pris leur place en arrivant à Green Island.

Green Island est une toute petite île magnifique, sur laquelle on trouve un hôtel de luxe et une petite forêt tropicale.
Sur la plage on trouve une faune importante car la côte est couverte d'herbe de mer qui est consommée par les tortues de mer que l'on voit donc fréquemment.
Dernière plongée au tuba sur la grande barrière de corail, je ne me sens pas très rassurée car il y a beaucoup de vagues qui me frappent le visage quand je suis à la surface et me pousse loin du bateau. Mais le prof de plongée qui est beau comme un dieu et parle quelques mots de français, vient à la rescousse des débutants pour faire un tour guidé en tenant la bouée de sauvetage. Grâce à lui, je verrais enfin deux cousins à Nemo mais les tortues ne se montreront pas.
Une des filles de l'équipage a jeté des crevettes dans l'eau afin que les gros poissons, notamment les requins de coraux viennent les manger.
Une navette nous amène sur l'île, sur laquelle je joue les Nicolas Hulot à chercher les petites bêtes en essayant de ne rien détruire. Je me suis bien amusée, à chaque pas quelque chose de bizarre et vivant. Et le fait de marcher dan l'herbe dans l'eau est très spécial.
Ushuïa sur Green Island :
et là c'est le drame...
en quelques millisecondes mon pied droit a glissé sur les rochers ressemblant à de la moquette mouillée, et le voilà qui se met à saigner, et saigner... et en plus ça fait mal !
Je me rince le pied dans l'eau de mer pour désinfecter et voir les dégats, mon orteil du milieu et le dessous du pied sont ouverts. Je suis obligée de rentrer par l'intérieur de l'île pour ne pas marcher sur le sable.
Arrivée sur le bateau mon bel apollon me donnera une lingette de bétadine afin que je désinfecte tout ça.
Le retour sera moins gris mais aussi agité mais les voiles seront enfin mises.
Petit apéro sur le bateau avec vin et fromage.
-> les photos sont là!
Ce soir je dois prendre le bus pour Alice Springs à minuit et demi...
Je resterais dans le backpacker, après avoir pris une bonne douche et mangé des pâtes.
D'ailleurs en cuisinant, je recevrais de l'huile bouillante de la poêle du mec d'en face qui a jeté inconsciemment sa bidoche à l'intérieur. Mon poignet sera brûlé et mon Tshirt tâché, obligée de le laver en urgence et de le sécher pendant 30 minutes au sèche main. boulet.
Fatiguée...
PS : le bel apollon était déjà pris par une savoyarde
05/05/09 Cape Tribulation
Cape Tribulation est situé au Nord de Cairns, c'est le seul endroit au monde où deux réserves naturelles se rejoignent : la grande barrière de corail et la forêt tropicale, au delà il y a Cooktown et après plus rien que la jungle dense et dangereuse jusqu'à la pointe nord de l'Australie : Cape York. Je voulais y aller mais les voyages en 4x4 valent une fortune vu la difficulté d'accès, tant pis.
Notre guide est un peu hyper actif il boit des boissons vitaminés comme de l'eau (genre V ou Red Bull) mais le voyage c'est relativement bien passé.
Nous prenons une route qui suit la côte avec vue totale sur l'océan, nous arrivons à la Daintree river infestée de crocodiles pour faire une croisière express. Quelques crocodiles seront révelés entre les branches des arbres qui se fondent dans l'eau.
Le bateau nous dépose de l'autre côté de la rivière, notre bus a traversé grâce à une barge tirée par une corde métallique, un des guides qui nous attendent s'est fait croqué par un serpent (non venimeux heureusement) il a le tibia en sang mais il rigole, ces australiens..
Nous voilà dans la jungle, la vraie.
Aussitôt la végétation est très dense et humide, des panneaux nous mettent en garde sur les traversées inopinées de Cassowary qui vivent dans le coin.

Les cassowaries sont de grand oiseaux (1m40) non volants, avec une tête et un cou bleu-violet avec des excroissances rouges et un corps "chevelu" noir. Ils ont un casque sur la tête leur permettant de casser les branches quand ils courrent dans la jungle et de grandes pattes musclées avec trois doigts griffus qui leurs sert de défense. Ce sont des animaux assez craintifs/agressifs en cas d'insécurité ils balancent une de leurs pattes, crochètent profondément et découpent vers le bas éventrant l'ennemi, plusieurs personnes ont d'ailleurs été tuées par un cassowary, mais c'est qu'elles l'avaient bien cherché.

Ces animaux sont indispensables pour toute la planète, ce sont les seules qui peuvent ingérer certaines graines des arbres tropicaux, les digérer et les "déposer" sur un lit d'engrais aux quatre coins de la jungle. Sans eux la planète ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui, malheureusement le cassowary est en voie de disparition.
Nous n'écraserons pas de cassowary et c'est tant mieux.
Nous arrivons au beachhouse l'hotel qui doit nous accueillir pour la nuit, la pluie est toujours là mais il ne fait pas froid.
Je descend sur la plage, normalement paradisiaque, aujourd'hui elle ressemble plus à une plage du nord de la france avec des palmiers ! Les gros nuages gris sont accrochés aux montagnes, la mer normalement turquoise est gris-vert.
J'ai un bon mal de tête.
La fin de la journée passe assez vite, tout le monde reste un peu à rien faire à cause du mauvais temps.
Je rencontrerais une autre française : Valentine qui fait des études de droits.
Nous faisons une marche sur la plage vers un point look out (point de vue) à 4 kilomètres de là. Elle est terrorisée par le fait qu'il peut il y avoir des crocodiles sur la plage, moi j'ai pas peur, C'mon Bruno!
Des amis (que j'avais rencontré à Rainbow beach) nous ont prêté des ponchos pas très élégants mais bien utiles.
Nous rentrerons trempées des pieds.
Dans la soirée le courant a sauté, nous nous sommes retrouvés dans le noir total pendant une dizaine de minutes, c'était interessant, surtout quand il faut manger des nouilles chinoises à l'aveugles.
Une bonne nuit, ça va mieux, je retrouve Valentine et nous avions convenu de faire une marche vers un trou d'eau situé à quelques kilomètres d'ici. La marée est haute alors nous devons passer par la route.
Le chemin n'est pas facile car la route monte et descend, le tout sous la pluie pour changer.
Le temps passe et malheureusement nous n'aurons pas le temps d'aller jusqu'au point d'eau car nous devons reprendre le bus vers 13h. Notre balade s'arrête donc au figuier géant, un arbre magnifique qui en impose de sa grandeur et de sa puissance. Il pourrait accueillir Totoro.
Je décide de continuer un petit peu vers l'accès à la plage pour voir où en est la marée, quand sur ma droit j'entends un grognement grave : un cochon sauvage à quelques mètres de là, je me retourne pour voir si Valentine l'a vu et je la vois partir en courant avec son poncho blanc !! je retourne la tête et je vois le cochon partir en courant dans l'autre sens ! hilarant !!
Résultat on est rentrée par la même route car elle était trop terrorisée pour continuer le chemin vers la plage.
La pluie s'est arrêtée enfin et le soleil peut sortir quelques rayons pour éclairer les arbres.
Pas de temps pour se reposer, le bus est en avance, j'attrape mon sac et grimpe dans le bus en dernière, on est parti avant l'heure à laquelle le bus devait arriver, ça m'énerve ! mais bon point positif ce n'est plus le même guide.
Nous ferons un premier stop pour voir un point de vue sur les îles lointaines, notamment l'endroit où Steve Irwinn est décédé, tué par une raie...
Prochain arrêt dans la Mossman Gorge, territoire aborigène.
Ce que je déteste dans les tours c'est le fait de courir tout le temps alors que l'on perd du temps dans les cafés sur aires d'autoroutes, résultat à chaque arrêt on a un temps très court, il faut se presser, pas le temps d'apprécier la beauté des lieux, tout le monde reste grouper et pour prendre des photos c'est très.. inconfortable. Je pense à faire des tours avec les japonais car je suis sûre qu'ils ont plus de temps pour prendre des photos, eux.
Le stop dure 30 minutes : il faut faire un tour dans la jungle voir les gorges et accessoirement aller se baigner dans l'eau pure entre les gros cailloux ronds.
Bien sûr, sur la brochure tout le monde est content et fait les fous dans l'eau, là c'est pas possible, seuls 3 garçons se jetterons à l'eau pour ressortir et se sécher rapidement avant de repartir.
Un petit garçon me demandera alors que je prenais des photos des rochers "Pourquoi tu prends des photos ?" je lui ai répondu "c'est pour les lecteurs de mon blog" bien sur! qu'est-ce que je ne ferai pas pour vous ?
-> les photos sont là!
On est rentré par Port Douglas, ville constituée d'hotels de luxe, ça m'a fait bizarre de revoir une bonne femme toute tirée avec les lèvres gonflées au collagène, ça faisait bien longtemps.
Retour sur Cairns, crevée.
Comme ils disent j'ai survécu à Cape Tribulation !
La nuit j'ai cru que j'allais étrangler 2 japonaises qui empêchaient toute la chambre (de 9) de dormir. boulet
04/05/09 Cairns
Et voilà j'abandonne sans regret le bus OZ Experience, maintenant je suis libre de mes transports et c'est là le problème il va falloir décider de la suite !
L'auberge de jeunesse (YHA) est très bien, très moderne mais il règne une drôle d'ambiance ici : Cairns est le point de retour pour la plupart des backpackers, la ville où le voyage se termine et où il est temps qu'ils rentrent dans leur pays d'origine. Dans la salle commune il y a toujours un endroit où les gens mettent ce dont ils ne veulent plus pour que d'autres en profitent, ici c'est une grand étagère bourrée d'affaires de toutes sortes que les gens ne veulent pas ramener chez eux : ça va du sac de couchage à la crème solaire, adaptateur électrique, guide d'australie... Il en est de même pour la nourriture : la free food shelf, généralement limitée à du sel, du poivre et le paquet de céréales à moitiè éventré qui ne rentrait pas dans le sac de course qu'on trimballe, ici on trouve des pâtes (oui!), un tas de pots de confitures pleins, etc..
Certains sont regroupés pour parler de leur voyage d'un air nostalgique, d'autres sont paniqués dans la chambre à faire leur valise car ils prennent l'avion le lendemain, d'autres sont tout excités de rentrer et d'autres se reposent enfin.
Je me sens comme la dernière à continuer.
Le temps est très moche, il pleut et fait tout gris.
Je passerais les deux jours suivants à faire des allers retours entre les différentes agences de voyages pour négocier la suite au meilleur prix, au programme : 2 jours à Cap Tribulation, 1 journée croisière vers Green Island sur la grande barrière de corail et changement de décor à Alice Springs en plein mileu de l'Australie pour voir le désert et les fameux rochers dont Uluru (Ayers Rock). Seul hic à tout ça : pas une seule journée de repos entre les activités, la fille de l'agence s'est planté niveau des dates en réservant le tout, il va donc falloir être en forme.
Sinon Cairns est une ville de base de la côte est australienne : bâtiments bats, rue principale et lagon artificiel. Les seules choses qui la font rentrer parmi les plus grandes villes d'autralie sont le Myer (genre Galeries Lafayette), son aéroport international et les nombreuses boutiques de souvenirs tenues par des chinois. Quelques aborigènes trainent dans les rues, ils sont plutôt en mauvais état.
Il fut un temps où la plage de Cairns avait du sable mais ils ont tous retiré pour construire la marina... la plage est donc devenue de la vase nauséabonde à marée basse.
-> les photos sont là!
L'auberge de jeunesse (YHA) est très bien, très moderne mais il règne une drôle d'ambiance ici : Cairns est le point de retour pour la plupart des backpackers, la ville où le voyage se termine et où il est temps qu'ils rentrent dans leur pays d'origine. Dans la salle commune il y a toujours un endroit où les gens mettent ce dont ils ne veulent plus pour que d'autres en profitent, ici c'est une grand étagère bourrée d'affaires de toutes sortes que les gens ne veulent pas ramener chez eux : ça va du sac de couchage à la crème solaire, adaptateur électrique, guide d'australie... Il en est de même pour la nourriture : la free food shelf, généralement limitée à du sel, du poivre et le paquet de céréales à moitiè éventré qui ne rentrait pas dans le sac de course qu'on trimballe, ici on trouve des pâtes (oui!), un tas de pots de confitures pleins, etc..
Certains sont regroupés pour parler de leur voyage d'un air nostalgique, d'autres sont paniqués dans la chambre à faire leur valise car ils prennent l'avion le lendemain, d'autres sont tout excités de rentrer et d'autres se reposent enfin.
Je me sens comme la dernière à continuer.
Le temps est très moche, il pleut et fait tout gris.
Je passerais les deux jours suivants à faire des allers retours entre les différentes agences de voyages pour négocier la suite au meilleur prix, au programme : 2 jours à Cap Tribulation, 1 journée croisière vers Green Island sur la grande barrière de corail et changement de décor à Alice Springs en plein mileu de l'Australie pour voir le désert et les fameux rochers dont Uluru (Ayers Rock). Seul hic à tout ça : pas une seule journée de repos entre les activités, la fille de l'agence s'est planté niveau des dates en réservant le tout, il va donc falloir être en forme.
Sinon Cairns est une ville de base de la côte est australienne : bâtiments bats, rue principale et lagon artificiel. Les seules choses qui la font rentrer parmi les plus grandes villes d'autralie sont le Myer (genre Galeries Lafayette), son aéroport international et les nombreuses boutiques de souvenirs tenues par des chinois. Quelques aborigènes trainent dans les rues, ils sont plutôt en mauvais état.
Il fut un temps où la plage de Cairns avait du sable mais ils ont tous retiré pour construire la marina... la plage est donc devenue de la vase nauséabonde à marée basse.
-> les photos sont là!
02/05/2009 Dernier voyage avec OZ Experience
Il fallait bien que ça arrive un jour. J'arrive à la dernière étape de mon forfait de bus OZ Experience qui m'a fait grimper la côté est australienne, avec de bons moments et d'autres moins bons.
Le bus est plus petit que d'habitude car beaucoup on déjà abandonné le voyage à Airlie Beach pour rentrer chez eux.
Une longue route nous attends vers Cairns, avec en chemin la fameuse Gumboot géante à Tully, car c'est la ville avec le plus de précipitations d'Australie, cool. On est pas resté longtemps d'ailleurs il pleuvait.

Nous nous sommes arrêtés pour voir une des plus grandes îles sauvage d'Australie (je ne me souviens plus du nom, désolée).

Le prochain stop est dans une ferme de crocodile, nous sommes accueillis par un jeune homme avec un jeune crocodile dans les bras. Le début de la visite consiste à tenir différents animaux pour prendre des photos, un gentil et affectueux cockatoo noir ne va plus vouloir me quitter me faisant des petits calins avec sa petite tête dans mon cou, trop mignon !

je voulais le garder ! Le plus marrant c'est quand on a posé le gros lézard sur mon bras en plus, le cockatoo s'est mis à le regarder d'un drôle d'œil un peu jaloux !
Je dois me séparer de mon nouvel ami pour aller voir ces affreux crocodiles paresseux. Ils ont tous un jour ou l'autre essayer de faire du tort aux humains alors plutôt que de les tuer ils ont été attrapés et enfermés dans ce "zoo", ces spécimens sont donc de la mauvaise graine. L'un d'eux à détruit sa barrière l'année dernière...
Démonstrations bien ridicules à mon goût de "C'mon Bruno" avec une grosse voix graveleuse de mâle humain voulant prouver qu'il en a en rentrant dans la cage d'un crocodile et en le titillant avec un baton.
Franchement ça ne m'interesse plus trop tout ça. Je préfère me tourner vers les kangourous et wallabis qui se baladent un peu plus loin en semi liberté, d'ailleurs en me voyant ils se sont tous précipités vers moi en sautillant !
j'avais gardé quelques graines du cockatoo dans ma poche, un peu dur mais ils ont bien apprécié.
Un bébé kangourou : un joey, voulait retourner têté bien au chaud dans la poche de sa mère, mais il y avait comme un problème de taille.
Là, mes batteries d'appareil photo sont mortes, bouh.
Nous avons vu un pauvre cassowary (cassoar en français) bien seul dans sa cage qui nous suivait désespérément et dans la cage d'à côté quelques dingos bien amicaux.
Bref je garderais un très bon souvenir du cockatoo mais le reste laisse un goût assez amer sur la condition des animaux.
-> les photos sont là !
Le bus est plus petit que d'habitude car beaucoup on déjà abandonné le voyage à Airlie Beach pour rentrer chez eux.
Une longue route nous attends vers Cairns, avec en chemin la fameuse Gumboot géante à Tully, car c'est la ville avec le plus de précipitations d'Australie, cool. On est pas resté longtemps d'ailleurs il pleuvait.
Nous nous sommes arrêtés pour voir une des plus grandes îles sauvage d'Australie (je ne me souviens plus du nom, désolée).
Le prochain stop est dans une ferme de crocodile, nous sommes accueillis par un jeune homme avec un jeune crocodile dans les bras. Le début de la visite consiste à tenir différents animaux pour prendre des photos, un gentil et affectueux cockatoo noir ne va plus vouloir me quitter me faisant des petits calins avec sa petite tête dans mon cou, trop mignon !
je voulais le garder ! Le plus marrant c'est quand on a posé le gros lézard sur mon bras en plus, le cockatoo s'est mis à le regarder d'un drôle d'œil un peu jaloux !
Je dois me séparer de mon nouvel ami pour aller voir ces affreux crocodiles paresseux. Ils ont tous un jour ou l'autre essayer de faire du tort aux humains alors plutôt que de les tuer ils ont été attrapés et enfermés dans ce "zoo", ces spécimens sont donc de la mauvaise graine. L'un d'eux à détruit sa barrière l'année dernière...
Démonstrations bien ridicules à mon goût de "C'mon Bruno" avec une grosse voix graveleuse de mâle humain voulant prouver qu'il en a en rentrant dans la cage d'un crocodile et en le titillant avec un baton.
Franchement ça ne m'interesse plus trop tout ça. Je préfère me tourner vers les kangourous et wallabis qui se baladent un peu plus loin en semi liberté, d'ailleurs en me voyant ils se sont tous précipités vers moi en sautillant !
j'avais gardé quelques graines du cockatoo dans ma poche, un peu dur mais ils ont bien apprécié.
Un bébé kangourou : un joey, voulait retourner têté bien au chaud dans la poche de sa mère, mais il y avait comme un problème de taille.
Là, mes batteries d'appareil photo sont mortes, bouh.
Nous avons vu un pauvre cassowary (cassoar en français) bien seul dans sa cage qui nous suivait désespérément et dans la cage d'à côté quelques dingos bien amicaux.
Bref je garderais un très bon souvenir du cockatoo mais le reste laisse un goût assez amer sur la condition des animaux.
-> les photos sont là !
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