11/03/09 North Stradbroke Island : Je quitte l'Australie

Je me suis décidée à bouger enfin, malgré le mauvais temps, c'est ma dernière journée à Brisbane et je veux en profiter.
j'avais le choix entre aller :
- au Mt Koo-Tha qui permet de voir par temps clair une magnifique vue sur la ville, mais vu le temps...
- sur Moreton island : une jolie petite île pas trop fréquentée, mais le transport coûte cher et les bus sur place sont rares.
- sur North Stradbroke Island : une île coupée en deux : North & South, située à une trentaine de kilomètres de la ville et sur laquelle on peut observer des dauphins et des tortues sur les affleurements rocheux, si on a de la chance.

Réveil 7h30, direction la gare pour prendre un train, trajet 1 heure jusqu'à Cleveland, il pleut le ciel est lourd et gris mais il ne fait pas froid. Puis bus, jusqu'au ferry qui me transporte jusqu'à North Stradbroke Island en 30 min.
La mer est grise et très houleuse. La cime des arbres dépassent de l'eau comme si la plaine était inondée.
Sur le petit catamaran : des insulaires qui reviennent de faire les courses au supermarché sur le continent.
Impossible de prendre des photos : le temps est trop mauvais.
Arrivée sur l'île, je reprend un autre bus qui me mène à Point Lookout, la pointe nord-est de l'île.

En sortant du bus, je peux déjà entendre le rugissement des vagues qui s'écrasent en bas de la falaise et à peine quelques mètres plus loin, je me retrouve face au superbe océan pacifique déchaîné,
La longue plage de Main Beach (qui fait toute la côte est de l'île) est pratiquement déserte, seule un groupe de sauveteurs s'entraine sur le sable. Les vagues s'étendent sur des dizaines de mètres variant du bleu nuit au turquoise pour finir en mousse blanche. Je n'irai pas me baigner!
Le chemin me mène à la pointe rocheuse sur laquelle des vagues gigantesques s'éclatent avec force créant des gésers entre la roche.
Je reste un bon moment fascinée par ce spectacle.

La balade se poursuit sur des plates-formes en bois afin de protéger la flore de la côte et me mène sur Frenchman's beach (la plage du français), qui pour l'occasion aurait pu être renommée frenchwoman's beach (la plage de la française) car je suis seule au monde comme naufragée sur une île déserte. Par moment le vent est si fort qu'il créé des vents de sable très forts qui me fouettent les mollets comme si le sable rentrait dans les pores de ma peau.

Le chemin suivant la route pendant quelques centaines de mètres ensuite, je décide de sortir des sentiers battus et de continuer de suivre la côte.
La plage de deadman's beach (la plage de l'homme mort...) est toujours déserte, seuls des petits crabes vont se cacher sous les rochers à mon passage.

Plus loin des jet skis déposent des surfeurs suicidaires auprès des vagues près des rochers de Cylinder beach (la plage du cylindre - sans doute une référence aux vagues ?), certains arrivent à choper la vague, d'autres non... Il faut un très bon niveau pour pouvoir surfer ce genre de vagues.

Je retrouve le sentier qui me mène sur la Home Beach (la plage de chez nous / de la maison) en effet plus "fréquentée" : un papy et son petit fils jouent près de l'eau surveillés par une voiture de sauveteurs et quelques mouettes. Au bout de la plage deux personnes tournent en rond avec des détecteurs de métaux, je me demande se qu'ils peuvent bien trouver ici - l'Australie est pleine de surprises - je m'arrête et demande au petit monsieur ce qu'il cherche. Il m'explique que sa fille a perdu sa bague de fiançailles il y a quelques jours dans le sable et que depuis ils la recherchent inlassablement. Je ne crois pas que le fiancé était au courant de la perte, vu leur acharnement, mais je leur souhaite bonne chance car la plage est immense et le sable a été très remué par le cyclone dernièrement.

La promenade de la côte étant terminée, et qu'il était encore tôt (je ne voulais pas louper le dernier ferry), je décide de faire une partie du sentier de Lily walk à l'intérieur des terres. Comme toujours avec les cartes australiennes très "approximatives" et souvent fausses, je trouverais l'entrée par hasard et j'avancerais dans l'inconnu car seul 20% de la carte était juste. Bref, une belle balade dans la forêt en marchant dans le sable. Comme apparemment, j'étais la seule personne à emprunter ce chemin depuis ces derniers jours, j'ai du récupérer un bâton afin de casser les toiles d'araignées tendues au milieu de la route...
Je verrais une jolie dune de sable.
et me dépêcherais de finir le chemin sans fin afin de revenir à temps pour prendre le bus qui me mène au ferry.

D'ailleurs, pour l'anecdote, le chauffeur s'arrêtera en plein milieu du chemin pour nous demander de changer de bus.

Sur le quai, le ferry débarquent les insulaires revenant de l'école ou du travail, dépose le courrier et repart avec les rares touristes et quelques paquets.
Derrière nous l'île s'éloigne sous le soleil.
La mer est basse et les arbres autrefois immergés sont à l'air libre.

Je récupère le train qui me ramène à Brisbane somnolente et gelée par la climatisation beaucoup trop forte.
En arrivant je constaterais que le temps n'a pas changé ici : il pleut toujours. Je rentre trempée au backpacker. En voyant mon reflet dans la glace j'aurais la surprise de constater que je suis couverte de coup de soleil. Je suis la seule de tout le backpacker à avoir bronzer ce jour là !

->les photos sont là !

2 commentaires:

Anonyme a dit…

quelle épopée sauvage. tu as bien fait de sortir ce jour là plutôt que de rester enfermée.
Stef

Anonyme a dit…

Les photos sont assez irréelles. Heureusement Garfiel est là. Un peu abimé à force. Stef