10/05/09 La Terre du Milieu

Arrivée à Alice Springs vers 12h, première constatation : il fait froid !

Un bon repos mérité au backpacker et levée à 5h du matin pour le voyage vers les rochers sacrés du Northern Territory.
Allez on y va.

Le voyage débute par 5 heures de route (encore) vers les Kata Tjuta, les rochers les plus sacré pour les aborigènes.




Un mal de tête me compresse le crane depuis le matin, la balade va peut-être me faire du bien.

Quelques kilomètres dans les rochers au pas de course comme d'habitude dans les tours, impossible de s'arrêter 2 secondes pour prendre une photo, pour rester 20 minutes à écouter un discours totalement inintéressant de notre guide dans l'ombre, le froid et dans un endroit pas terrible. Grr

Et n'oublions pas les mouches ! Assez petites elles forment un nuage autour de vous dès que vous mettez le nez dehors, elles se posent partout sans hésitation et avec détermination, sur les paupières, les oreilles, les narines, les dents... vive le filet anti mouches !

Les rochers sont magnifiques, la lumière est superbe, le orange/ocre/doré contrastant avec le bleu du ciel, magique.
-> les photos sont là !

Arrivés au point culminant pour voir la vallée magnifique, tout le monde peu enfin prendre des photos. Chacun y va de sa petite photo face à la vallée et je me prend au jeu en demandant à mon copain japonais : Kenta de me prendre en photo, malheureusement lors du passage il l'a laissé tombé dans les cailloux et la poussière l'objectif sorti - la peur de ma vie !
Heureusement pas trop de dégats, un petit coup sur le côté et sur le métal de l'objectif mais rien à la lentille, oufff
J'avais déjà un petit problème d'ouverture du cache depuis Fraser Island et là le cache ne veut carrément plus s'ouvrir même manuellement...
Il faut le remettre dans le contexte, je suis fatiguée et je tiens énormément à mon appareil surtout là où je m'apprête à photographier les merveilles du désert, je suis sous le choc et décide de commencer à descendre vers le bus avant les autres.
Les larmes se mettent à couler et quelques mètres après c'est mon nez qui se met à saigner et pas qu'un peu. Des gouttes et des gouttes de sang qui s'éclatent sur la terre ocre malgré les mouchoirs, l'horreur.
Derrière moi, j'entendrais les filles du groupe dire "oh mais c'est quoi ça ? on dirait du sang !".
Un gentil monsieur me donnera un petit peu de réconfort en restant un peu avec moi.
Le guide arrivera bien après, bien peu soucieux.
Heureusement ça finira par s'arrêter, ouf.
Mais je suis à bout de force, mal de tête malgré les cachets, fatigue.

Nous roulerons ensuite vers notre campement près d'Uluru pour y voir le coucher de soleil superbe.
Je suis gelée !




Nous allumons un feu bienvenu dans le froid de la nuit et nous préparons à dormir dans les fameux "swags" sorte de sac de couchage australien en toile avec un petit matelas à l'intérieur. Les swagmen étaient connus pour se balader sur les routes australiennes s'arrêtant pour la nuit pour dormir dans leur swag.
Je grelotte déjà, malgré les couches de vêtements que j'ai rajouté, pyjama sous le jean, trois Tshirts un pull et ma laine polaire.. Je n'ai qu'une envie aller me coucher.
Dans le swag on dispose nos sacs de couchage et un petit oreiller, un rabat permet de garder la tête au chaud, c'est plutôt confortable, juste le ciel au dessus. Mais j'ai vraiment très mal dormi, grelotant, frissonant, me réveillant gelée frigorifiée.
Vers minuit il a fallu que j'aille faire pipi, l'horreur.
Dans la nuit un dingo est venu visité nos poubelles qui n'avaient pas été ramassées dans la cabane.
Réveil à 5h, notre guide qui avait disparu depuis la veille est réapparu comme par miracle. Plus tard on apprendra qu'il avait passé la soirée avec le groupe d'à côté à leur jouer de la guitare, et nous on sent mauvais ?
Il nous dit de nous dépêcher, 20 minutes pur déjeuner, j'ai pas faim.

Direction Uluru (Ayers Rock) pour y voir le lever de soleil.



Certains sont déposés au pied du rocher pour y faire le tour complet (de nuit ?).
Les autres vont voir le lever de soleil sur Uluru de plus loin et ensuite on le choix entre faire le demi-tour du rocher en rattrapant les autres ou le choix de l'escalader malgré le fait que les aborigènes ne veulent pas.
Moi je reste dans le bus je n'ai pas tellement envie de bouger, je me sens vraiment mal. Mon cou est gonflé, mes ganglions forment des boules douloureuses qui m'empêchent de tourner la tête.
Je me décide enfin à sortir pour prendre des photos c'est comme même Uluru !
Je me retrouve au milieu d'un groupe de japonais, qui sont tous en train de prendre des photos avec le petit signe de la victoire entourant leur visage souriant comme ils savent bien le faire. Je veux rester avec eux : ils ont des tabourets, derrière eux une petite table avec thé, café, gateaux, leurs guides ont l'air fantastique. Je l'ai dit que les tours japonais sont bien meilleurs.
En revenant au bus je me fait entrainée par une allemande pour faire le demi-tour avec elle. Allez.

Le rocher est magnifique, la lumière, les grottes, les différentes textures, les dessins aborigènes, grandiose.
Mais je ne peux pas vraiment en profiter, j'ai froid et mon cœur tape dans ma tête à chaque pas, je me coucherai par terre.
Enfin le tour bouclé, une autre marche culturelle est prévue, je décide de rester faire un somme au chaud dans le bus en plus le tour est guidé par ce stupide guide inintéressant je ne manque rien.
ça va un peu mieux, nous allons ensuite visiter un centre culturel aborigène pour en savoir un peu plus sur cette culture si bien gardé, car selon les lois aborigènes il leur est interdit de divulguer leurs rituels et Histoire, ce qui les rend si énigmatiques. Nous ne savons que très peu de choses sur eux.

Direction Kings Canyon, je somnolerais pendant tout le trajet je veux être en forme pour la randonnée du lendemain qui est - parait-il - la plus belle. Le campement est identique au précédent, mais cette fois nous avons l'opportunité de dormir dans des tentes permanentes, je ne suis pas la seule à avoir eu froid la nuit précédente et presque tout le monde choisit les tentes.
Je me force à manger. J'ai l'occasion de prendre ma température : 38.6°...
Soirée chamallows grillés, mmh
La nuit sera un peu meilleure. Les cris des dingos retentiront dans la nuit.

Le lendemain, ça va un peu mieux, je n'ai pas mal à la tête, houra, mon cou est toujours très douloureux.
Je pourrais faire la randonnée de 6km dans le canyon jusqu'au Jardin d'Eden, magnifique !




Au milieu du désert, cette oasis avec de l'eau pure, des plantes tropicales et des oiseaux partout, ce jardin porte bien son nom.
Et ces falaises abruptes sur lesquelles l'echo résonne infiniment, on se sent comme sur le toit du monde.
Une pauvre fille fera tombé sa caméra numérique dans l'eau du jardin, le guide prit d'un élan généreux ira la repêcher, je ne sais pas si elle marche encore mais elle avait l'air en bonne état. La fille était dans le même état que moi quand mon appareil photo est tombé à Kata Tjuta.
Avec Kenta et une copine canadienne : Gio, nous jouons les rebelles à prendre notre temps pour prendre les photos, après tout on a le temps ! on a rien à faire après à part rentrer à Alice Springs et tout est si beau. Le guide nous réprimandera comme des gamins de 12 ans, je ne paie pas pour qu'on me traite ainsi, c@##rd. On continuera à aller à notre rythme, nah.

Impossible de dormir au retour, j'ai trop mal dans le cou et je suis inquiète que cela vienne d'une infection de mon pied (que j'ai ouvert 3 jours plus tôt sur les rochers).
En arrivant une bonne douche et je file aux urgences.
Je n'attendrais pas longtemps et serais soignée en 3 minutes et demi par un médecin indien aux cheveux longs.
Diagnostic : tomillitis, une sorte de grippe. rien à voir avec mon pied, ouf, je me voyais déjà faire couper l'orteil ou le pied à cause de la gangrène.
10 jours d'antibiotiques.
Question : comment peut-il savoir que ce n'est pas la fière porcine car j'ai absolument tous les symptômes ?

Voilà depuis je me repose à Alice Springs.
Je prend le train Lundi vers Darwin, un beau voyage dans le fameux Ghan.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

ce lieu est magique... on comprend qu'il soit sacré pour les aborigènes, il s'y dégage une beauté mystérieuse, les couleurs, les formes, les végétaux. c'est grandiose.

bien sur, la grippe c'est moins cool.
mo

Anonyme a dit…

Superbe, en un mot. Tu as bien fait de tenir le coup malgré la fièvre. J'espère que ça allait comme même. Pov Did. Je te fais un bibous
stef

Anonyme a dit…

Anonyme a dit
Extraordinaires photos qui nous font rêver.Merci Di
Que de découvertes et d'émotions!!!
J'espère que tu as pu reposer. En avant tu as beaucoup encore à découvrir.
Tous les jours je pense à toi,ici tout va bien.

Bisous,bisous Ju