Eh bien, le fameux rendez-vous s'est transformé en une journée d'essai. Le travail consiste à toaster des tranches de pain et les beurrer, ou faire des sandwiches. Comme ça çà à l'air facile mais il y a beaucoup de sortes de pain, différentes façon de les faire griller et un grand choix de choses à tartiner dessus. De plus, le plus souvent c'est dans le rush, la personne à la caisse nous donne un sac en papier avec dessus la demande du client notée en code et il faut enchainer très rapidement sans faire brûler, tomber ou simplement mettre de la vegemite à la place du beurre de cacahuète, sans compter les difficiles qui veulent un tout petit peu de beurre, une tranche de ci ou tranche de ça, mais surtout pas de cela, etc.
Ce café s'appelle le Voodoo café, il est situé dans des buildings de bureaux remplis d'hommes d'affaires affamés, il y en a un dans le centre-ville et un autre de l'autre côté du pont dans North Sydney.
Mon enretien a donc eu lieu dans north sydney, j'ai rencontré le patron : Sachin un indien plus jeune que moi qui se la pète genre "petit chef qui fait sa loi et qui te prend pour une merde". Après m'avoir fait attendre une bonne demi-heure, il revient et me demande de le suivre, nous filons lui et Arthur, le gérant du café de North Sydney, dans le parking. Ils nous emmènent dans sa grosse bagnole au café du Centre ville. Je fait la connaissance de l'équipe de ce café, ils sont tous complètement allumés.
Je vais assisté Claudia, une jeune brésilienne.
La journée passera très vite, sans que je fasse de grosse bétises, je travaille vite mais je me sens plutôt inconfortable car j'ai beaucoup de mal à trouver ma place et je passe beaucoup de temps à attendre que l'on me donne du travail. Je commence à faire quelque chose enfin et on me pousse pour prendre la suite, je reste donc comme une bobbia derrière à gêner le passage car l'endroit est très petit. A la fin on me donne une liste de codes à apprendre, T ou TU pour turkish bread, c'est quoi du pain turque ?? beaucoup de choses que je ne connais pas mais bon que je réussirais à apprendre assez rapidement.
Après avoir attendu un long moment comme une potiche en gênant tout l'équipe qui nettoyait les lieux sans qu'ils me laissent les aider, j'ai enfin un entretien avec le gérant du café de la city : je serais payé 12$/heure pour environ 20h par semaine, soit des cacahuètes, mais bon un boulot est un boulot et j'ai vraiment besoin d'argent.
Le gérant me propose ensuite d'aller boire un verre avec une partie de l'équipe au pub en face, sur la terrasse du dernier étage.
Je passe un bon moment, discute avec pas mal de personnes différentes, ça fait du bien de socialiser après ces jours de solitude. Sachin arrive avec sa poulette, indienne, elle-aussi, il lui dit que je suis la fille qui a marqué qu'elle aimait bollywood sur son cv, Sachin ne m'a pas cru, et elle apparemment n'y croit pas non plus, elle me regarde de haut et je suis obligée de lui prouver une part de ma culture indienne pour qu'enfin elle me croit, tout comme j'avais fait le matin avec Sachin : la confiance règne.
Je rentre à pied à l'appart, je dois retourner lundi au travail à 7h dans le café de North Sydney.
Le samedi soir, j'ai un dîner de prévu chez une correspondante de ma cousine qui habite à Sydney, Lucy.
Elle a gentiment insisté pour que son copain vienne me chercher en voiture, alors qu'elle n'habite qu'à quelques stations de bus.
Elle habite avec son père dans une grande maison de Surry Hills, anciennement une usine, pleine de tableaux et de sculptures. Elle et son copain habitent dans une "aile" de la maison dans le jardin près de la piscine. Elle a la vingtaine et étudie pour devenir réalisateur de films. Elle a cuisiné un plat grec, des légumes farcis. Lucy parle très bien français elle a passé quelques mois en France à Paris, nous discutons donc moitié français moitié anglais, c'est assez étrange. Elle m'affirme qu'elle connaît le patron d'un restaurant dans lequel travaillent pas mal de français et qu'elle peut très probablement m'y faire embaucher. Elle y va justement le lendemain et me tiens au courant.
Nous passons une bonne soirée, son copain est un gars qui prend beaucoup soin de lui, bronzé, musclé, petit t-shirt col en v décolleté, il m'a fait rire lorsqu'il a voulu récupérer une canette qui était dans la poubelle car il ne pouvait pas mettre les mains dans les détritus "oh ! c'est dégoûtant !!!! Oh non je peux pas !!", son frère, plus bourru, a du le faire!
Au moment de partir j'ai du vraiment insisté pour rentrer en bus car ils voulaient absolument que je rentre en taxi. Je venais d'acheter une petite carte de bus et les taxis ici sont chers, je ne voulais donc pas dépenser mon argent ainsi. Enfin, ils m'ont quand même accompagnés à l'arrêt de bus de l'autre côté de la rue.
En rentrant, j'ai fait exprès de descendre à l'arrêt suivant le mien car j'avais envie de marcher un peu. Mes pas se sont dirigés vers Darling Harbour. Il faisait bon ce soir là et c'est comme si tout Sydney était dehors, les bars étaient remplis, de longues files d'attente devant les boîtes de nuit, j'ai vraiment regretté de n'avoir personne que je pourrais appeler pour sortir ce soir là. Je me suis pris une glace et assise sur le quai (nous n'avions pas pris de dessert). Sur George Street je me suis même demandée s'il n'y avait pas une fête car la rue étaient couverte d'une foule excitée en tenue de soirée, mais non c'était juste un chaud samedi soir.
En rentrant à l'appartement, Shah et sa copine Yuriko sont dans la cuisine et prépare à manger. Ils ont une tradition : tous les samedis ils achètent les produits en promotion avant le dimanche et se font une soupe très copieuse qui mijote jusqu'au lendemain. Je me joins à eux et reste un moment à papoter. Nous décidons de regarder ensemble un film indien, et nous couchons vers 4h du matin...

1 commentaire:
Je suis rentrée à Brisbane et je peux donc à nouveau prendre le temps de lire ton blog. Mortel ce café!
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