En effet, nous avons eu des jours de day off de l'entreprise d'empaquetage de tomates, cela nous a permis de passer une soirée au Central, Le bar de Bundaberg, en plus le jeudi les carafes (jog) de bière sont à 5$ seulement (2 euros) alors il y avait beaucoup de monde comme vous pouvez vous imaginer. Je me met à la bière pour l'occasion, il faut profiter de la vie ! Nous avons passé Justine, Jacinte et moi une très bonne soirée même si Justine a du nous quitter tôt car elle travaillait le lendemain à 5h. Je suis au top de ma forme en ce moment, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi bien. On a fait la connaissance d'autres français. Le Central a une première partie bar-discothèque-casino un peu glauque mais la seconde partie est plus sympa : il y a une grande cour avec une scène sur laquelle joue et chante un guitariste. Pour l'anecdote, ce bar a une particularité assez étrange dans les toilettes des garçons : ils urinent sur une vitre qui donne sur la cour - comme s'ils urinaient sur les gens - de l'extérieur on ne voit qu'un miroir car c'est une vitre sans tain, c'est pour le moins original... je pense que cela doit couper l'envie à certains garçons ?
Mis à part ça, je me suis très bien amusée - je tiens à préciser que je n'étais pas saoule ;) - j'ai bien dansé, etc... Jacinte et moi on est rentrées vers 1h30 et on est restées à papoter sur les marches de notre bâtiment car on n'avait vraiment pas envie de dormir : on est toutes les deux des couche-tard et le fait d'avoir travailler de nuit ces derniers jours nous a bien décalé. Vers 3h, nous décidons de checker la liste à la réception pour voir si nous travaillons le lendemain - juste au cas où, car on est jamais sûres de rien ici - avant de nous coucher. Toujours pas de travail pour nous. En revenant nous rencontrons 2 australiens qui se sont introduits dans le backpackers (la porte avait été légèrement endommagée par certaines personnes bien éméchées..). Ils sont tombés en panne à quelques kilomètres d'ici et cherchent un endroit où dormir, la réception du cellblock étant fermée, ils sont bien embêtés. Jens un allemand qui fait partie de l'équipe de l'emballages de tomates avec nous, nous rejoint, il est bien imbibé et c'est fait jeter du Central ! On reste tous les cinq à papoter jusque très tard (ou tôt). On apprend que les australiens bossent dans les mines de charbon, attention, tout de suite on pense à Germinal, aux visages d'hommes noircis par le charbon craignant un coup de grisou avec leur petite cage à canari, mais non l'australie est, derrière les états-unis, le pays le plus moderne sur ce domaine. Plus personne ne va dans les mines, les gens qui y travaillent ne s'occupent que des machines très perfectionnées qui forent la terre à la place des humains. Ces deux hommes travaillent 10 jours d'affilé avec un repos de 4 jours, ils sont terriblement bien payés car personne ne veux aller travailler dans un coin perdu, même si le boulot n'est pas trop difficile. Ils passent donc 10 jours dans la "base" près de la mine, aménagée avec salle de sport, etc... Ils ont tous les deux d'énormes maison dont ils ont déjà remboursé le crédit - ils n'ont même pas 30 ans - deux voitures chacun plus un jet-ski car ils partent très souvent à la plage. Bref la belle vie, mais cela n'empêche pas de tomber en panne à Bundaberg ! Comme la plupart de leurs collègues, ils vont travailler quelques années dans les mines le temps de se faire un beau petit pécule et bouger ensuite vers un endroit plus civilisé. Nous allons enfin nous coucher vers 5h du matin, car ceux qui travaillent, commencent à se lever et le Tony va pas tarder à débarquer et ce n'est pas du genre à accueillir à bras ouverts des inconnus qui se sont introduits illégalement dans le backpacker !
Le lendemain toujours pas de nouvelle de l'entreprise d'empaquetage de tomates SP export, ils nous avaient dit qu'ils devaient faire des réglages sur les machines, que cela prendrait 2 jours et qu'ensuite on devait s'attaquer aux pèches. Jacinte et moi nous sommes levées vers 14h, on était dehors en train de déjeuner lorsque Tony a appelé Jacinte et lui a dit qu'elle partait dans 5 minutes pour travailler dans du packing ! En panique elle a attrapé ses affaires et filé vers le van, réveil un peu difficile ! Mais c'est comme ça ici, il faut toujours être dispo, car si on était parties par exemple à la plage ou faire des courses et qu'elle avait avait du dire non, elle aurait été immédiatement évincée de la liste...
Vers 8h nous apprenons Nicky et moi que nous travaillons le lendemain, nous allons cueillir des tomates, je suis contente car je voulais faire du picking depuis longtemps même si je sais que c'est très difficile, je voulais un boulot "terrien". Et j'ai été servie ! car j'en ai ingurgité de la terre rouge australienne !
Entre temps Jacinte est rentrée, elle vient de passer plusieurs heures à trier des tomates cerises, l'enfer.
Le lendemain départ vers 5h, j'ai mis les affaires que j'avais acheté exprès pour le fruitpicking. Nous sommes un groupe d'une dizaine de filles, première surprise : il n'y a pas de chauffeur pour nous amener la-bas quelqu'un doit se désigner pour conduire le van, j'ai mon permis international mais je ne veux pas avoir la responsabilité de conduire dix personnes dans un van tout pourri sur des routes dangereuses en roulant en plus à gauche ! Finalement une fille se désigne et c'est parti. 45 minutes plus tard nous arrivons au milieu de champs de tomates et de canne à sucre.
Les Champs de tomates sont comme des vignes, en rangées parallèles de plusieurs centaines de mètres de longueur interminables avec une hauteur d'environ 1m30. On est briefées par la manager, une australienne pur souche qui ne cessera de nous mettre la pression. Ils vérifient que nous portons toutes des manches longues, un haut clair, une casquette et plusieurs litres d'eau. La machine arrive, voir photo, à l'arrière il y a des plateformes - une par rangée - sur lesquelles ont s'assied un de chaque côté pour attraper les tomates en passant, une troisième personne à l'arrière s'occupe de ramasser les tomates que l'on aurait pas prises ou que l'on aurait fait tomber et les mettre dans un saut "bucket" en plein cagnard et souvent dans la boue. Au milieur de la "plateforme" se trouve un petit "tapis roulant" dans lequel on jette les tomates qui sont triées par d'autres personnes en hauteur. Comme je m'y attendais, le fruitpicking est très éprouvant, on bosse de 6h30 à souvent 16H30 en plein cagnard dans la poussière et les moucherons qui piquent, sous la pression de la manager qui nous hurle sans arrêt d'aller plus vite, d'utiliser nos 2 mains, d'ouvrir les buissons, d'envoyer plus tomates en haut, etc... Les tomates, encore des tomates, les rouges, les oranges, les jaunes et les vertes avec un peu de couleur, aller les chercher entre les branches pleines de poussières et de moucherons, la tête dedans, les mains déchiquetées, assise sur un tape-cul qui avance à 1,5km/h, tordue sur le côté, attraper plusieurs tomates à la fois, enlever la queue les jeter sur le tapis roulant, en louper 2, se sentir coupable (et oui!), choper des branches et les jeter sur ses genoux pour plus tard. Le bagne. Et ces rangées qui n'en finissent pas...
Le premier soir j'ai les mains noires, je suis complètement couverte de poussières jaune-rouge, même à l'intérieur de mes vêtements, et bien sûr j'ai mal partout.
Le lendemain, ils nous distribuent des gants en plastiques - qui se déchireront très vite, on bosse encore plus longtemps mais les tomates sont plus faciles à ramasser car elles sont oblongues et je peux en prendre plusieurs dans les mains. Si on a une envie pressante, la seule solution c'est déjà d'attendre que le rangée soit terminée (soit d'une demi heure à 2h), courir vers les arbres s'il y en a, dans un champ de canne à sucre très très coupantes ou bien dans le cas où la pause arrive en plein milieu de la rangée d'aller le plus loin possible et se coller au plants de tomates à la vue de tout le monde. On déjeune assises par terre les mains toutes crasseuses, on boit beaucoup pour ne pas se déshydrater mais du coup ma vessie est prêt d'exploser et le fait d'être assise penchée en avant ou sur le côté me donne bien mal au ventre. Le troisième jour je décide que c'est la dernière fois que je cueille les tomates, j'ai essayé, c'est bon, je n'ai pas envie de me bousiller la santé pour être payée des cacahuètes, j'ai des bleus partout, mais vraiment partout, mes mains sont toujours aussi noires même après les avoir frottées, trempées, etc j'ai même été à la pharmacie pour qu'ils me donnent quelque chose, la seule chose qu'il m'a donné c'est de la crème hydratante pour les mains ?!? mon dos me fait très mal et le pire je crois c'est la poussière+produit bleu qu'ils mettent sur les plants de tomates (insecticides ou engrais ?) qui rentre dans nos poumons et fait tousser. L'équipe de "professionnels" qui ramassent avec nous toussent comme s'ils avaient la tuberculose. Non, s'en est fini pour moi, basta. En plus je m'en vais Vendredi.
Nicky, bien sur, abandonne aussi.
Deux italiennes très baraquées aiment ce travaillent et voudraient être embauchées pour la saison, même si elles trouvent ça difficile. Elles font ce qu'elle veulent après tout.
Entre temps Jacinte à laisser tomber son job de trieuse de tomates, le boulot en lui-même était affreusement désagréable et l'ambiance de l'équipe était horrible, elle a dit qu'elle partait en pause et elle n'est jamais revenue. La voici sans travail, elle n'est même plus sur la liste. Pour l'anecdote le lendemain les autres filles de son équipe sont parties après seulement 2h de boulot, elles ont elles aussi jeter l'éponge, mais elles restent toujours sur la liste...?
La veille je demande à une des filles de notre équipe de dire le lendemain que Nicky et moi sommes malades, gastro, insolation, etc peu importe on ne peut pas se lever.
Le lendemain je me réveille vers 5h et je stresse en attendant qu'il vienne frapper à notre porte pour nous forcer à nous lever. Quelques minutes après quelqu'un frappe à notre porte effectivement, c'est une fille de notre équipe qui a été envoyée pour venir nous chercher. Nous lui faisons comprendre que nous sommes malades et que nous ne venons pas. Je reste un long moment dans l'attente de voir débarquer un Tony mécontent. Une heure plus tard on frappe de nouveau à la porte, c'est l'homme de ménage qui veut vider la poubelle à 7h du matin ! Jacinte l'envoie bouler et elle a bien raison. Nous avions prévu de prendre le bus pour aller à la plage qui n'est qu'à une vingtaine de kilomètres d'ici, mais tous ces dérangements du matin nous ont bien épuisé et nous sommes incapables de nous lever à l'heure prévue. Je me réveille enfin, toujours crevée, les filles sont parties. J'envoie un sms à Jacinte pour savoir où elle sont, elle me répond qu'elles sont à un nouvel endroit où l'on peut capter internet gratuitement et qu'il y a même des tables avec des bancs et des prises tout cela situé près de la rivière la Burnett. Elle me demande si je ne peux pas les rejoindre en apportant de quoi faire un picnic. Je m'habille, prépare une belle salade en piochant dans nos réserves, prend mon ordinateur et file à l'endroit indiqué. Il fait très chaud, le soleil tape très fort et ce petit "parc" situé près de l'eau est très agréable, même si la route très fréquentée passe pas loin de nous. Nicky venait de terminer une salade qu'elle a acheté malgré le fait que j'en amenai une, Jacinte et moi ne la comprenons vraiment pas, du coup encore une fois elle ne se joint pas à notre repas. Peu importe, malgré les ibis qui s'approche dangereusement de nous, nous déjeunons tranquillement. La connexion n'est vraiment pas rapide mais au moins elle est gratuite, cela permet de checker ses mails mais de voir les pièces jointes avec beaucoup de difficultés vu la bande passante très limitée, vivement l'adsl ! C'est une des raisons pour lesquels j'ai autant de mal à tenir mon blog au jour le jour, le manque d'internet gratuit est vraiment très génant.
Nous sommes ensuite allées faire quelques courses et décidons de retourner au parc ce soir pour y faire un barbecue car il y a des tables à dispo.
Nicky est décidée à rentrer en France enfin. Nous avons beau lui répéter qu'il n'y a pas que Sydney et Bundaberg en Australie mais rien à faire elle ne veut rien voir d'autres, elle trouve l'Australie pourrie et veut rentrer voir son copain, elle n'est là que depuis 3 semaines... Elle a rencontré une fille qui habite à Melbourne lorsqu'elle était à Sydney et compte se faire inviter pendant 2 semaines avant de prendre l'avion, encore une pauvre âme généreuse qui va se faire avoir. Jacinte et Justine ont loucher pendant un temps sur une annonce d'un van à vendre, leur rêve serait d'avoir un van aménagé et ainsi de parcourir les routes librement avec toujours un endroit où dormir le soir. Mais il s'avère que le van est vraiment très vieux et qu'il faut tout réaménager à l'intérieur. Justine bosse comme une malade mais elle aime ce qu'elle fait, elle est donc la seule de nous quatre à travailler. Jacinte désespère de ne plus être sur la liste et décide de chercher un endroit où il y a vraiment du travail et pas de "Tony". Elle a essayé plusieurs endroits, d'abord dans bundaberg puis à Bowen, Ayre, Darwinn, les informations sont souvent contradictoires ce qui est très perturbant. Après réflexion, elle décide de rentrer à Brisbane pendant quelques jours en attendant que la saison commence à Katerine près de Darwinn, car le trajet Brisbane-Katerine est moins cher que le Bundaberg-Katerine et ainsi elle ne paiera pas le logement. Justine devrait la rejoindre là-bas quand tout sera validé. Jeudi, Jacinte et Nicky partent donc pour Brisbane en train, moi je pars le lendemain. On a passé une très bonne soirée à préparer nos hot-dogs bien tranquilles loin du cellblock. Le lendemain nous prévoyons cette fois d'aller à la plage, mais... il pleut... Deux anglaises ont débarqué dans notre chambre et nous dérange quelque peu. Elles sont relativement sympathiques mais elles font un bruit incroyable le matin à partir de 6h, les sacs plastiques, les assiettes, etc... Nous quatre nous préparons nos affaires la veille et faisons en sorte de faire le moindre bruit possible, elles, elles ne se rendent même pas compte du bruit qu'elles font, elles n'ont aucun respect. Pour ouvrir la porte de notre chambre, nous avons toutes une clé. Elles étaient toutes les deux dans la cuisine qui est à deux pas, la blonde a eu besoin de retourner dans la chambre pour la millième fois, comme elle avait oublié sa carte à l'intérieur, plutôt que de demander celle de sa copine, et tout en sachant que 3 personnes dormaient - essayaient de dormir - à l'intérieur, elle frappe à la porte !! On a halluciné ! Nicky s'est levée, Jacinte et moi on comptait bien la laisser dehors. En entrant, plutôt que de s'excuser elle fait "Hello" tout gentil et pas un "so sorry" ou un "excuse me" rien, elle entre, fait son bazaar et repart comme si de rien était. Jacinte et moi on part dans un fou rire car c'est vraiment une blonde cette fille...
Nous décidons de sortir pour notre dernière soirée toutes les quatre, mais le Central est fermé et nous devons aller dans le seul bar ouvert : "Le Grand Hotel". De l'extérieur s'est assez joli, un bâtiment de style victorien avec les jolis balcons ouvragés, mais de l'intérieur... Je pensais avoir connu le pire à Bundaberg, mais quand j'ai vu ceux qui fréquentaient le bar ce soir là j'ai changé d'avis ! Une vingtaine de personnes toutes aussi bourrées les unes que les autres, alors qu'il n'est que 21h, "animent" l'endroit qui comme tous les mercredi soir fait karaoke. Deux nanas garçonnes, les cheveux courts pleines de tatouages monopolisent la scène, sur la piste de danse un jeune fille blonde qui vit dans un autre monde danse comme une folle, deux femmes d'un certain âge - je me demande si l'une d'elles n'était pas la mère de la fille - dansent elles-aussi décolleté jusqu'au nombril, jupe ultra courte, cheveux gras et crasse sur le visage, je tiens à préciser que ce n'étais pas des canons de beauté. Plusieurs types d'hommes : le cowboy australien, le jeune qui a l'air normal mais qui en fait est un gros malade, le vieux scotché au bar, etc.. Au secours, même les barmen levaient les yeux au ciel. Nous décidons de prendre ça au 9e degré en plus nous sommes accompagnées d'un français : hubert que nous désignons comme notre garde du corps. Un vieux barbu nous tient la jambe il veut absolument que nous chantions une chanson française, on nous apporte même le carnet des chansons et pour délirer nous décidons de nous lancer. Nous feuilletons le livret mais aucune chanson française n'y est comme on pouvait s'y attendre. Nicky sort pour fumer une clope en compagnie de Justine, je les rejoint et nous venons en aide à un couple de français qui viennent juste d'arriver à Bundaberg chargés de leurs sac à dos et qui bien sûr n'avait réservé nulle part, comme tout est fermé après 18h ils étaient bien embêtés. Nicky les accompagne jusqu'au cellblock, de toute façon elle veut rentrer se coucher, alors que l'on avait prévu de faire la fête toute la nuit, qu'elles ne dormiraient pas vu qu'elles doivent se lever vers 4h30. Encore une fois elle nous abandonne. Notre tour arrive, dans le micro ont appelle nos noms. De tout notre cœur nous chantons "I will survive", chanson que nous avons très bien choisie je trouve vu le thème de la chanson. Malgré notre magnifique interprétation, les applaudissements sont plutôt rares ! Le barbu nous avait promis un verre si nous chantions, nous voici donc avec un grand verre chacun de Bundaberg Rum-Cola, boisson historique ici. Justine déteste le coca et moi je n'aime pas du tout le rhum-coca, nous nous eclipsons donc discretement vers les toilettes pour jeter notre verre, nous ne voulons quand même pas vexer notre nouvel ami. Hubert et Jacinte, eux, apprécient leur boisson et commence à être bien guillerets. Minuit trente le bar ferme, tout le monde dehors, nous demandons s'il y a un endroit où on peu continuer la soirée, direction de Queenslander, qui parait-il est encore pire ! Justine rentre pour se coucher car elle, elle bosse. A l'entrée du Queenslander, la sélection est dure, pas d'aborigènes et de gens trop bourrés. On prend une photo de notre passeport et une photo de notre visage. Le lieu est étonnement sympathique, un bar et une cour extérieure bien aménagée, c'est encore une soirée karaoke, à Bundaberg le mercredi c'est karaoke, c'est comme ça.
Nous rencontrons deux amis : un anglais du yorshire + à moitiè Irlandais avec un accent incroyable, mais que je comprend mieux que l'accent d'ici, qui a parié qu'il ne boirai pas d'alcool cette semaine où il doit se couper les cheveux qu'il a longs et un allemand qui s'est teint un brun alors qu'il était blond à la suite d'un pari aussi et qui renie son pays et sa nationalité. Deux filles françaises sont là aussi mais l'une d'elle est tellement saoule qu'elle se conduit d'une façon très indécente pour être polie.. c'est bien la honte pour sa copine qui elle ne boit pas, elles logent toutes les deux au dessus du Grand Hotel, les pauvres. J'ai bu un verre et demi de bière et je ne peux plus en boire plus, les autres continuent de commander des jogs de bière. Hubert se fait passer pour un russe... Il s'entend vraiment très bien avec Jacinte et je suis un peu mise à l'écart lors de leurs conversations, je me rabat sur l'allemand mais il est bien imbibés aussi et la conversation n'est pas très interessante pour quelqu'un qui est presque sobre. 3h du matin, le bar ferme, les poivrots sont éjectés du bar et nous cherchons un endroit pour finir la nuit,. Hubert propose son van, mais s'aperçoit qu'il est déjà bien occupé par son copain japonais et sa conquète du soir. Nous restons donc assis dehors près du cellblock pendant une heure à discuter. Jacinte doit se dépecher, elle file prendre une douche, dans la chambre, Nicky est déjà levée, elle termine de fermer sa valise, Jacinte n'est là que depuis 2 semaines elle est venue avec un sac à dos de taille raisonnable mais repart avec en supplément un grand sac plastique pour ramener toutes les affaires qu'elle a acheté ces deux dernières semaines : un verre, un tourniquet à pinces à linge, des torches pour mettre dans le jardin, etc... elle est marrante, elle nous a même construit une étagère avec des cartons pour qu'on puisse mettre notre nourriture, ce qui est bien pratique.
-> les photos sont là !

2 commentaires:
Je crois que tu as oublié un petit détail à propos de la soirée au Central ;-)
je ne vois pas de quoi tu parles...
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