Me voici donc dans la Hong Kong station, un centre commercial....
-- vu : un café "français" --
.... dont je cherche désespérément la sortie J2, qui abouti dans un parc qui mène au funiculaire, sortie d'ailleurs que je ne trouverais jamais. Tant pis je sais où je suis, j'ai juste un peu de marche à pied en plus à faire ! Direction la sortie la plus proche, en m'approchant je vois un groupe de jeunes entrer en soupirant de soulagement, ma curiosité ne durera pas longtemps... à peine le pied dehors une moiteur lourde, chaude et collante m'écrase en quelques secondes.
Il fait chaud, je suis fatiguée et je suis dans un réseau de tunnels bourrés de gens, parallèles à des routes surchargées de circulation, je décide donc de laisser tomber le Victoria Peak pour me diriger vers le Central Pier, à deux pas, dans lequel se regroupe tous les ferries.
Les Star Ferries font la navette entre Hong Kong et Kowloon, la durée est assez courte et le prix très bas 2,2$HK (0,20 euros).
Je me régale en prenant des photos de la baie, telle la touriste de base !
J'ai vraiment fait le bon choix car le Victoria Peak est caché derrière un nuage de basse altitude, je n'aurais rien vu.
Hong Kong est une ville en pleine construction, il y a des chantiers partout, il ne reste pas grand chose du vieux Hong Kong historique.
Quelques minutes plus tard -- c'est très court ! -- arrivée à Tsin Cha Tsui, le temple de la consommation géant. je croise beaucoup de gens sous des enseignes lumineuses et des rabatteurs de foule.
sculpture sur défense d'éléphant, impressionnant isn't it ?
oh !
Je vois des écoliers en uniforme, de nombreux indiens, des chinois, bien sûr, avec un parapluie, bien sûr, alors qu'il ne pleut pas et qu'il n'y a pas de soleil... bien sûr ?
Et partout, les travaux, les échafaudages, la circulation, la foule... C'est très bruyant. On se croirait devant Tati à Belleville.
Dès qu'il y a une ruelle, on peut apercevoir des sortes de bidonvilles.
Les buildings eux-mêmes ne sont pas beaux à voir, couverts de climatiseurs disgracieux, du vieux linges à sécher. Je file tout droit, je n'ai même pas envie de rentrer dans un magasin.
Je décide de couper par le Hong Kong Park pour prendre l'air un peu. L'entrée se fait devant la mosquée, le parc n'a rien d'extraordinaire, quelques fontaines, de vieux arbres, des cages avec des oiseaux et au bout un bâtiment construit pour accueillir les JO 2008.
Néanmoins cette promenade est très dépaysante : les cris d'oiseaux tropicaux, les odeurs des fleurs dans les arbres, ressemblant à celle du jasmin, ça fait du bien !
Partout des flics, des femmes avec des grands chapeaux de pailles et un t-shirt jaune fluo s'occupent des plantes.
J'ai vite fait de traversé le parc et décide de me diriger vers la station du Airport Express et c'est là que commencent les complications... il fallait monter une pente terriblement glissante et que redescende un labyrinthe de "promenades". J'ai cru que je n'en verrai jamais le bout : les chemins zigzaguent à l'infini, si bien qu'il faut marcher 100m pour descendre de 2m, je vous laisse voir la galère sachant que le parc est assez haut... Bref j'en sors la tête qui tourne, le jean collé à mes jambes par l'humidité et me retrouve dans la circulation, pour changer. La station est indiquée, je suis une route style "périphérique", je passe dans un tunnel glauque et sale, débouche devant un chantier et marche encore 500m près d'une voie rapide pour arriver à la station, sans avoir fait bien sûr plusieurs fois demi-tour car c'est très mal indiqué.
Vraiment Hong Kong n'est pas faite pour les piétons.
L'aéroport est tellement grand qu'un métro interne mène au différents terminaux, Terminal 1 sortie à droite, Terminal 2 sortie à gauche.
Les nombreux plans ne correspondent qu'à l'étage où vous êtes, c'est très pratique quand vous chercher la consigne par exemple qui est à l'étage du dessous. Enfin, je récupère mon sac pour 55$HK, encore une fois les nombreux employés me font grâce de leur amabilité légendaire, je redouble de sourire mais rien à faire, ils doivent être lobotomisés, ou alors ils retiennent leur famille en otage.
Bon. Heureusement, je ne suis pas en retard, il n'est que 16h30, j'en profite pour me balader dans les boutiques, mon choix se porte sur une boutique de confiseries chinoises avec des packagings plus délirants les uns que les autres. Le contenu est assez surprenant aussi, on ne trouve pas ce genre de chose en France.
J'achète une boîte de Chocolate Mushrooms :
je vous rassure : le socle du champignon est en biscuit et le chapeau au chocolat, ce ne sont pas des champignons trempés dans le chocolat (ça pourrait) mais c'est très bon !
Je passe une douane, j'en passe une autre, encore un coup de tampon dans mon passeport et je peux enfin rentrer dans la zone d'embarquement porte 71, partout des Hermès, Dior, Vuitton et autres habitués des duty free. Malheureusement, je ne trouverai pas de t-shirt peints à la main que je voulais ramener à la Mo. Tiens justement si j'appelai mes parents ? Mon portable ne passe pas, je me dirige donc vers les téléphones publiques : faîtes le #8, tapez 1, tapez 6, rentrez numéro carte de crédit, numéro date de validité, vérification, vérification, tapez le numéro du pays et le numéro de la personne. Après plusieurs échecs, qui m'obligent à tout recommencer : 00 33, 33, 001 33, etc ça sonne enfin et je tombe sur le répondeur... Tant pis je laisse un message... Je vais m'installer à côté de ma porte d'embarquement, et allume mon ordinateur, au cas où... et oui ! le wifi gratuit fonctionne, j'allume Skype, clique sur ma sœur, c'est trop cool de se voir à 5987km ! je vois aussi mes parents avec leur visage radieux, il est midi là bas. Je ne reste pas longtemps en ligne car il n'y a pas de prise à disposition et je ne sais pas quand je pourrai recharger mon ordi.
Vivement l'embarquement pour pouvoir dormir, là, j'ai un gros coup de barre...
Après s'être mis bien en rang, nous sommes autorisés à rentrer dans le tunnel menant à l'avion. Mais surprise, de nouveaux officiers fouillent nos sacs juste au cas où les 3 autres contrôles précédents n'aurait pas vu la bombe artisanale dans mon sac, c'est vrai qu'elle était bien dissimulée.

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